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 Un endroit calme pour dormir c'est possible ? {PV AMADEUS} [+18]

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Amadeus Liv Sylfean
InfirmierInfirmier
MessageSujet: Re: Un endroit calme pour dormir c'est possible ? {PV AMADEUS} [+18] Ven 3 Déc - 13:20

    « Quoi, c'était déjà fini? C'est une blague ! A quoi bon payer des tickets aussi cher pour qu'on s'arrête en pleine action ? Remboursé ! Je veux être remboursé !! J'irai me plaindre à Monsieur de Directeur vous savez ! Laissez moi au moins attendre d'avoir vu le générique du final, pour être sur que c'est bel et bien fini.. Dommage, ça partait bien, je sentais venir la belle chute, le bel émoi des acteurs principaux là. Mais attendez, dites moi que je rêve ! J'ai fait tout ce grabuge alors que ce n'était que la pause pub pour pouvoir aller faire pipi. Ha j'aime mieux ça, vous m'avez fait une de ces peur ! Vous auriez pu me le dire aussi, que je n'avais pas à m'inquiéter ! Je suis soulagé. »

    Pour en revenir aux faits, il est vrai qu'Amadeus eut une petite frayeur lorsqu'il sentit le membre d'Aaron quitter son corps sans le plus y revenir. Il s'attendait à ce que son amant prenne plaisir à l'entendre hurler, et il ne comprenait pas ce revirement de situation. Alors comme ça, il avait déjà pris son pied sans se soucier d'Amadeus ? Non, ce n'était pas dans ses habitudes. Il était trop fier et trop vaniteux sexuellement parlant qu'il devait se retenir de hurler de plaisir avant d'avoir entendu son partenaire. Il devait donc y avoir une autre explication.
    Celle-ci ne se fit pas prier. En un temps record, l'infirmier se retrouva plaqué sur le dos. Il ne comprit pas tout de suite. La seule chose qui se présenta à son esprit était la beauté d'Aaron. Maintenant, il pouvait la voir. Le voir. Lui et sa magnificence. Il devait combler tous les regards lorsqu'il marchait dans la rue. Amadeus se surprit à penser qu'il pourrait être mécontent qu'on l'observe trop quand ils se promèneraient tous les deux. Pourquoi serait-il fâché de ces regards porté sur cette beauté ? Il n'en savais rien, et ne voulait pas savoir. Mais il était certain qu'il n'aimerait pas qu'on lui porte trop d'attention. Il n'était pas jaloux _ il savait qu'il avait autant d'atouts physiques que son ami _, seulement.. peu importe. Il tira un trait dans son esprit sur cette idée envahissante.
    Revenons à nos moutons. Les deux garçons pouvaient à nouveau contempler le visage de l'autre, à leur grand bonheur. Sauf qu'à cette heure-ci, Amadeus n'était plus présentable. En effet, ses jolis cheveux lui collaient au front et étaient tout en chiffon sur son crâne. Ils formaient des nœuds et des nœuds et seraient impossible à démêler. Note personnelle : Ne pas passer sa main dans ses cheveux au cours de la fin de la soirée. Par gêne, plutôt se frotter le nez. Par stress, penser à se gratter l'oreille. Par envie de montrer l'aura envoutante qui se dégageait de sa crinière, oublier, à la place faire ressortir ce qui lui sert d'abdominaux. Et si par le plus grand des hasards, Aaron aurait envie de toucher la douceur de ces poils, l'inviter plutôt à en toucher d'autres. Bref. Nous nous égarons. En plus de ça, qui était le point le plus élevé sur l'échelle de Richter de la mocheté, le visage du blond allongé sous son amant était d'un rouge et d'une sueur incomparable. Il n'était pas sous son meilleur angle. Mais qu'importe, il n'avait plus à plaire, il plaisait déjà. Aaron était déjà dans son lit.
    ''Arrête d'être aussi séduisant » pensa-t-il. C'était ennuyant d'être excité à fond et de l'être de plus en plus en plus en plus tant le corps de son ami était admirable et excellait dans ses actions. Parlons d'ailleurs de celles-ci. Des baisers. Qu'ils les aimait. Des léchouilles. Qu'elles étaient bonnes. Mais la suite s'enchaîna assez rapidement. D'un geste vif et précis, Aaron entra de nouveau en lui. Ow. Il ne l'avait pas vu venir. Mais cela ne lui déplaisait pas. Alors, cette réaction si spontanée et si soudaine, pourtant si naturelle lui échappa. C'était pourtant juste le début de la nouvelle entrée, mais leur voix retentirent dans les airs avec une telle synchronisation qu'on aurait cru à une mise en scène. Ça lui échappa. Tant pis, la jouissance était plus forte que l'esprit. Et puis, entre deux bouffées d'air, difficilement prises d'ailleurs, Aaron sortit quelques son, qui n'avaient rien d'un cri d'extase, mais plutôt d'une suite de mots qui devaient avoir un sens. L'infirmier entendit le début. Qu'il le veuille ou non, ... Et la suite de caractères oraux se perdit sous un long râle. […]
    Puis, il sentit la bouche d'Aaron sur ses lèvres. Merde. Il aurait pas du se laisser partir si tôt. Arg, c'était la honte là. Il avait pas assuré. Mais qu'y pouvait-il si ce psychologue était une bête de sexe ? Ce n'était pas de sa faute si le plaisir qu'il lui procurait n'était en rien semblable à ce qu'il avait vécut précédemment. Alors il avait laissé écouler des torrents de sperme hors de lui, gisant désormais sur son torse et coulant sur les draps. Il n'y fit pas attention pour le moment et savoura les lèvres de son amant. Mais ce baiser, bien que fabuleux, ne fut à son goût pas assez long. Il aurait du durer l'éternité. Ils pouvaient mourir là, désormais, dans les bras l'un de l'autre. Mais l'interruption de cette embrassade avait une raison. Aaron continuait son discours précédent, que l'infirmier n'avait pu totalement saisir. Il ne le laisserait à personne d'autre.. Ça signifiait qu'il ne voulait pas coucher qu'un soir et que demain il quémanderait son dû devant la porte de sa chambre. Pas de soucis Aaron, Amadeus est toujours partant. De plus, cela ne le dérangeait en rien. Il voulait lui aussi pouvoir profiter plus d'un instant de la saveur unique du corps de son amant. Pourtant...
    Cette déclaration n'avait rien d'un simple rendez-vous pour de nouvelles aventures sexuelles. Amadeus avait l'intime conviction que cal cachait autre chose. Quelque chose de plus.. affectif. Qu'est ce qu'il racontait là?! Il se faisait des idées. Et fausses qui plus est ! Il posa sa main sur la joue d'Aaron, et lui sourit.

    « Bêta, tu crois que mon corps apprécierait un autre que toi ?! »

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Aaron Carter
PsychologuePsychologue
MessageSujet: Re: Un endroit calme pour dormir c'est possible ? {PV AMADEUS} [+18] Ven 10 Déc - 5:32

Alors qu'il lui parlait, Amadeus eut un orgasme assez violent. Il l'avait laissé sur le carreau. Son corps était d'une indécence rare, et le lait blanchâtre qui souillait à présent les draps et son corps, luisait de manière terriblement obscène. Il posa la main sur sa joue, presque tendre.

« Bêta, tu crois que mon corps apprécierait un autre que toi ?! »

Aaron ne répondit pas. Il préférait le croire, même si il savait qu'il ne fallait jamais croire ce qui se disait lors du sexe. Car bien souvent, c'était annoncé sous l'emprise de l'extase, dans le feu de l'action. Mais il le cru tout de même, ou se persuada qu'il le croyait. De toute façon ce n'était pas comme si il avait le choix.
Il posa sa main sur son torse, et poussa son membre une ultime fois à l'intérieur dus fesses accueillantes d'Amadeus. Poussa un long râle. C'était si bon.
Il resta immobile quelques secondes, savourant sa chair comprimé par l'intimité de son amant, puis se retira. Il s'allongea à côté d'Amadeus. Silencieux.
Qu'avaient-ils fait ? Tout cela était pure folie. Et cela lui plaisait, malgré tout. Il posa de nouveau sa main sur le corps de son partenaire, et ferma les yeux. Sa main était souillée par le sperme, comme le torse d'Ama, et son entre jambe. Cela devait être beau à voir. De la luxure à l'état pur.
Il attrapa sa baguette, et murmura un rapide "Recurvite", faisait disparaitre la plupart du liquide corporel. Il reposa la tête sur l'oreiller, et observa son amant. Il était si bien à présent. Tout son corps était détendu, il ne pensait qu'à lui.
La chaleur de son corps contre le sien. Il le prit dans ses bras, sur le côté, comme des cuillères, et le serra contre lui, enfouissant son visage dans sa nuque. Son odeur avait quelque chose de familier, de frais, de sensuel et de rassurant. Il ferma les yeux pour savourer ce moment. Il ne pouvait pas le lui dire, ce qu'il ressentait vraiment. C'était trop tôt. Et puis la dernière fois qu'il avait éprouvé de telles émotions tout c'était terminé de façon si brutale...
Il ne pouvait pas tomber amoureux d'Amadeus. C'était impossible. Pourtant, tout son corps réclamait le sien. Il ne pouvait vivre sans sa présence, il l'avait su dès qu'il avait gouté à ses lèvres, si tendres et si chaudes. Mais si il le lui disait, il savait qu'Ama reculerait avec dégout. Ama n'aimait pas l'amour, tout du moins c'était ce qu'il pensait. C'était un comble.
Il s'était pourtant juré de ne pas - de ne plus - tomber amoureux. Cela ne servait à rien, il le savait parfaitement. Et cela finissait toujours mal. Il ne voulait pas souffrir.

La suite lui prouvera d'ailleurs, qu'il avait raison.

Il caressa doucement l'épaule de l'infirmier, faisant courir ses doigts sur sa peau claire et fine. Il embrassa sa jugulaire avec tendresse. Son cœur battait la chamade, il n'osait pas parler, lui le grand séducteur, se retrouvait paralysé par un homme, plus jeune que lui de surcroit. Sa main tremblait un peu.

" Ama...? " souffla-t-il. " Ama...qu'allons nous devenir ? "

Son cœur se serra un peu. Un tout petit peu. Cela faisait mal. Il avait oublier qu'aimer procurait ce genre de sensations.


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Amadeus Liv Sylfean
InfirmierInfirmier
MessageSujet: Re: Un endroit calme pour dormir c'est possible ? {PV AMADEUS} [+18] Sam 11 Déc - 4:11

    Désormais c'était fini. Chacun avait eu sa dose de plaisir, chacun connaissait le corps de l'autre dans ses moindres détails. Mais maintenant se posait une question bien plus effrayante, redoutable et redoutée. Que faire ? Enfin, au sortir du sexe, ce n'était pas compliqué. Mais lorsqu'il s'agissait de parler de relation, de suite, de quelque chose en longueur, ce n'était plus la même chose. Peur. Doute. Questions. Amadeus savait que cela arriverait. Vu les précédents propos de son amant, il était certain que celui-ci continuerait dans cette direction. Brr. Rien que d'y penser le faisait frissonner.
    Pourtant, il était heureux, là, allongé dans ce lit d'hôpital (presque), il avait atteint l'orgasme avec un être si passionnant qu'on ne pouvait rêver mieux. Un long soupir de bonheur sortit de ses fosses nasales. Aaron vint s'allonger à côté de lui, et lorsqu'il posa la main sur son torse, Amadeus avait voulu l'en empêcher. Après tout, c'était dégoutant et il voulait éviter ce spectacle honteux à Aaron. Il n'aimait pas se dire que tout ça était à lui. Avait été, serait plus correct. Ça signifiait « Tu as vu à quel point tu étais bon, à quel point tu m'as excité?! » Haha. Non. Même si cette personne était REELEMENT mieux que les autres, l'infirmier ne voulait pas lui montrer aussi clairement. Il préférait les façons détournées. Mais ZUT. Au final, il avait jouit et Aaron l'avait entendu, il savait donc tout. Oui. Mais non. Il restait borné dans son idée de ne pas exhiber son extase de cette façon.
    Heureusement, l'amant ingénieux, d'un tour de main, nettoya le liquide blanchâtre. C'était mieux ainsi. Ils pourraient donc se mouvoir sans crainte. Ensuite, Aaron l'encercla de ses bras et enfouit son visage dans son cou. Amadeus observait le plafond sans vraiment le voir et posa une main sur les cheveux de son ami, les caressant lentement. Puis, Aaron prononça les mots fatals, ceux qui n'auraient pas dus être prononcés. Qu'allaient-ils devenir ? Soupir. Amadeus ne répondit pas aussitôt, cherchant en lui le courage de répondre. Mais surtout, que répondre à ça ? Il continua à parcourir la blondeur de son partenaire, laissant planer un silence pesant.

    De longues minutes. De très longues minutes.

    Amadeus entendait le tic tac imaginaire d'une horloge, découvrant avec effroi que le glas sonnerait bientôt pour lui. Que voulait-il vraiment, au fond ? Certes, depuis le début, il avait découvert quelque chose d'exceptionnel avec Aaron, mais de là à imaginer quelque chose de sérieux.. Il s'était cependant surpris à envisager ce genre de chose. Comme si cela ne l'embêtait pas. Avant, durant l'action, il avait songé à de nombreuses choses et il réalisait seulement qu'il était peut-être allé trop loin. Il rassembla tout le courage qui lui était donné et chuchota :

    « Je ne sais pas, mon ami. Je ne sais pas.. »

    Quelle réponse ! Comme cela était utile, nécessaire même. Il se serait tût, Aaron s'en serait surement mieux porté. L'infirmier baisa le front de l'homme vélane et laissa ensuite son menton posé sur le haut de son crâne. Il ferma les yeux, espérant ainsi trouver de l'inspiration pour enchaîner. Ce n'était pas très efficace.

    « Que veux-tu de nous ? »

    Simplement. Une question aussi stupide que la réponse précédente. Il était tellement perdu..

    « Pourquoi.. pourquoi ai-je le sentiment que l'on attend plus que le partage de nos corps..? Le ressens-tu, toi aussi..? »

    Finalement, il creusait lui même sa propre tombe.

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Aaron Carter
PsychologuePsychologue
MessageSujet: Re: Un endroit calme pour dormir c'est possible ? {PV AMADEUS} [+18] Mer 19 Jan - 23:04

Aaron se sentait bizarre. Tout cela était bizarre. Il ne comprenait pas pourquoi, mais il ressentait quelque chose de pécial pour Ama. Et ça lui faisait peur. Il ne voulait pas lui dire, ça aurait été admettre une forme de défaite.

"Que veux-tu de nous ? "

Il se recula un peu, par réflexe. Il ne voulait pas le blesser, mais il ne supportait pas qu'il le regarde. Qu'il le touche, encore. Ses yeux perçant rendaient sa volonté totalement inexistante. Il avait besoin de réfléchir, et la présence d'Amadeus, rendait la chose difficile. Son cerveau semblait se refuser à aligner deux mots l'un après l'autre.

"Je... Ecoute... J'ai..."

Quel imbécile. Il passait vraiment pour un débile. Mais les mots ne sortaient pas de sa bouche dans le bon sens.

« Pourquoi.. pourquoi ai-je le sentiment que l'on attend plus que le partage de nos corps..? Le ressens-tu, toi aussi..? »

Le partage de nos corps ? Il n'y avait pas de partage pour Aaron. Il prenait et c'était tout. Depuis toujours. Et il savait que Ama étai comme lui.
Le besoin de plaire, de séduire, d'arriver à ses fins, quoiqu'il en coûte. Ça il connaissait. Le reste était à exclure. Il le savait. Trop douloureux. Trop compliqué. Inutile. Ressentir ? Depuis quand était-il capable de ressentir autre chose que du plaisir ?
Il ne voulait pas. Il luttait pour ne pas avoir à regarder Ama. Nu, à côté de lui, si tentant. Il aurait pu prendre son corps, encore et encore. Sans arrêt. Jusqu'à l'aube. Jusqu'au jour. Jusqu'à la fin. Il ne voulait rien d'autre. Il en était presque persuadé. Presque.
Il était si près de lui. Si proche. Mais il sentait malgré lui, une forme de fossé, qu'il avait lui même creusé, au fur et à mesure qu'il ne répondait pas à sa question.

C'était si bon, si bien. Aaron ne voulait pas tout gâcher. Il ne voulait pas détruire leur amitié. Il était presque son seul véritable ami ici. Depuis quand couche-t-on avec ses propres amis. Ce n'était qu'un fantasme. Une chose inaccessible. Désirable car impossible.
Mais alors pourquoi ? Pourquoi alors qu'il se disait ça, ses yeux le brulaient. Il avait mal. Il ne voulait pas pleurer. Il n'était pas si faible. Il ne voulait plus l'être. Il refusait de paraitre vulnérable plus longtemps.
Il y avait quelque chose entre eux. Il le savait. Mais il ne pouvait pas. C'était au dessus de ses forces. Il allait faire une bêtise.

Il se tourna vers Ama, et lui sourit.

"Entre toi et moi, c'est super, c'est vrai. Je ne veux pas gâcher un truc pareil, on a qu'à coucher ensemble, de temps en temps, et rester bons amis ? Ce sera plus facile, pour toi, comme pour moi. Je ne voudrais pas bousiller la réputation du plus sexy des infirmiers de cette école."

Il se leva, entièrement nu, attrapa son long manteau qu'il avait jeté par terre, et l'enfila. Il envoya le reste de ses vêtements dans son bureau. Et se tourna vers son amant.
Il ne fallait pas céder. Pas l'embrasser. Ne pas le serrer contre lui. Ne pas crier.
Il essaya de sourire, à nouveau. Sans succès cette fois-ci. Il n'allait tout de même pas lui serrer la main pour lui dire bonne nuit. Il s'approcha de lui, prudemment. Posa sa main sur la joue d'Ama. Si douce. Chaude. Un léger soupir franchit ses lèvres. Il l'embrassa sur la joue. Tout doucement. Pour ne pas le briser. Il savait qu'il n'était pas en sucre. Mais, lui l'était. Il ne voulait pas perdre toute raison. Et l'embrasser encore et encore, prendre sa bouche, mordre ses lèves, violer sa langue.
Il recula.

"Bonne nuit" chuchota-t-il.

Et avant que Ama ait pu dire quoi que se soit, il s'enfuit. Il courait plus qu'il ne marchait. Il ne voulait penser à rien. Pas à lui.
Une fois dans son bureau, il laissa exploser sa folie. Il frappa le mur de son poing, poussa un long gémissement. Pourquoi est-ce que ça lui arrivait à nouveau ? Pourquoi maintenant ?
Il se laissa glisser le long de la porte, les cheveux défaits, emmêlés. Il s'allongea sur la moquette duveteuse de la pièce, ses mèches formant une auréole dorée, presque blanche, autour de son crâne. Et dans le noir, à même le sol, nu, il sentit ses forces l'abandonner.
Il pleura longtemps. A gros sanglots. Jusqu'à ce que son corps vidé de toute énergie, d'avoir tant baiser, d'avoir tant pleurer, sombra dans le néant d'un sommeil sans rêve.

Ça avait été vraiment une journée de merde.
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Amadeus Liv Sylfean
InfirmierInfirmier
MessageSujet: Re: Un endroit calme pour dormir c'est possible ? {PV AMADEUS} [+18] Jeu 27 Jan - 9:24

« Et la nuit s'en est allée rue du Souvenir. »
~______________Triste Sire. .


    Alors c'était ça que ressentaient les femmes qu'il avait laissées seules dans leur lit au petit matin ? Un dernier baiser et puis une fuite. Oui, une fuite. Pour ne pas avoir à affronter la réalité en face : cette si dure réalité qui nous apprend à sentir, ressentir, sans plus seulement profiter. Qui sait, peut-être s'il avait partagé davantage de temps avec ces femmes, Amadeus aurait été imprégné de ce sentiment si étrange, peut-être pas totalement, mais il en aurait senti quelques brides. Il n'y pensait à priori pas. Mais moi narrateur, je vous le dis. Ô, combien ce jeune homme est malade. Malade d'amour. De manque d'affection. Il abandonne avant de se faire abandonner. N'est-ce pas ça, la réalité ? Il ne peut exister sur terre un homme qui agit de la sorte sans avoir un problème affectif. Ou alors est-il simplement un pervers. Qui a besoin d'un martyr pour pouvoir vivre. Non, le blondinet n'était pas mentalement malade. Il avait seulement besoin de trouver quelqu'un à aimer. Dont il serait sur que ce serait réciproque et qu'il ne serait pas abandonné. Et cette nuit, si forte, si brulante, si propice à l'extase, l'avait amené à penser qu'il avait trouvé l'Homme. Ou plutôt, le narrateur espérait grandement que ce fut celui dont il avait besoin.
    Sinon, dites-moi, pourquoi cette expression interdite marquerait-elle si promptement le visage du garçon ? Pourquoi son corps, immobile, sentit soudain en lui une flamme s'éteindre. Il est parti. Aaron est parti. Sans rien dire. Ou presque. Mais sans les mots qu'on attendait. Certes, ce départ ne changeait rien de ceux de d'habitude. Mais venant de ce compagnon, il était blessant. Oh oui. Combien il faisait mal de voir ce garçon tant désiré s'enfuir après un baiser. Que dis-je ? Après une bise. Une BISE. Amadeus n'était-il vraiment que le fruit de la passion d'un soir ? Non, non. Il ne voulait pas. Jamais il n'avait ressentit un si violent désir, jamais il n'avait été ainsi avec un autre individu que lui. Aaron. Ne t'en vas pas. Il aurait aimé crier ces mots. Mais ses cordes vocales l'en empêchaient. Elles avaient perdu de leur fonction dès lors que l'amant avait quitté le lit. Les yeux remplis d'effroi de l'infirmier suivirent la silhouette élancée de ce si bel homme qu'était Aaron. Et au moment où il ne put plus l'apercevoir, où son corps quitta totalement la pièce, Amadeus eut un pincement au cœur. Plus qu'un pincement, une entaille. Je vous parle en tant qu'omniscient. Je sais et vois tout. Je connais tous les recoins du cerveau du blond, même ceux que lui ne connait pas. Alors je peux vous dire, que pour expliquer cette plaie, Amadeus mit ça sur le compte de l'excellente nuit passée qu'il avait peur de ne pas pouvoir réitérer. Il devait se convaincre lui même. Se dire que les plaisirs charnels étaient bons la première fois, et que la deuxième se faisait fade. Il n'y crut pas beaucoup mais ne voulut pas changer de théorie. Aaron, terne pour une seconde nuit ? Mon dieu, n'importe quoi.
    Une larme coula tout de même sur sa joue lorsqu'il voulut se redresser pour se rhabiller. Il n'y prêta pas attention. Son caleçon trainait dans un coin. Sa main réussit à l'atteindre et il l'enfila doucement. Il repensait au moment où il avait fait le chemin inverse, passage de ses hanches à ses orteils. Et un sourire s'afficha sur son visage. Triste tiraillement entre le bonheur de la nuit et la tristesse de ce départ. L'infirmier essaya de garder cette façade souriante le temps de retrouver le reste de ses vêtements. Il se sentait stupide de sourire bêtement dans le lieu de son manquement à ses obligations. Mais qu'y pouvait-il si ce psychologue était venu le provoquer ? Ha, ce souvenir le fit rire à gorge déployée. Tandis qu'il fermait sa braguette, ses cordes vocales s'étaient dénouées. Il était content. Fier. De ce rêve éveillé. Demain sans doute connaitrait-il le revers de la médaille et ainsi, je ne serais plus le seul à comprendre. Comprendre ce qu'il venait de perdre, qui venait de s'échapper de ses mains.
    Il fallait positiver. A-t-on déjà vu un bourreau des cœurs craindre la fin de la nuit, pleurer le départ de sa compagne ? Non, bien sur. Mais connaissons-nous un homme, étranger à tout sentiment d'amour, plonger en plein dedans sans avoir eut le temps de voir, de prévoir quoi que ce soit ? A-t-on conscience de ce mal être qui le ronge ? Nous ne savons pas. Amadeus ne savait pas. S'en fichait. Jusqu'au lendemain. Où l'absence, la fuite d'Aaron provoquerait en lui de grosses failles qu'il se garderait bien de dévoiler aux autres, qu'il cacherait comme il pourrait, qu'il n'oserait associer à de l'amour, mais plutôt à de la passion. Passager, bref, sans sens. Erreur. Peut-être le plus grosse de sa vie. S'il savait, ce que ce lendemain lui réservait. S'il savait que ce rebond de cœur était plus que ce qu'il croyait. S'il savait, tout ce que je sais, moi. S'il savait qu'il commençait à aimer. S'il savait, il serait allé chercher la corde ce soir là.

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