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 life is just a bowl of cherries - (CHERRY)

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James Grey

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MessageSujet: life is just a bowl of cherries - (CHERRY) Mar 2 Nov - 23:43



      CHERRY COLVEN & JAMES GREY

      Et l'absence de ce qu'on aime, quelque peu qu'elle dure,
      a toujours trop duré.








    Si James Grey ne savait pas les ingrédients exactes de la Potion Tue-Loup, il ne savait plus non plus comment il était arrivé ici, sur les gradins du terrain de Quidditch.

    Allongé sur les marches un peu froide, il fixait le ciel depuis déjà une bonne demi-heure, voir un peu plus. C'était dans ses habitudes désormais de se lever tôt, mais il n'arrivait pas à mettre dans l'ordre les actions qu'il avait effectué précédemment. Il se souvenait de s'être réveillé en sursaut, un peu en sueur, des images de nouveau plein la tête. Il avait rapidement pris une douche et là, trou noir.
    En effet, il avait traversé la salle commune d'un pas lent et las, mais ensuite, ses pas l'avaient guidés d'eux-mêmes vers le stade, le faisant d'abord se plonger dans l'air humide et frais du parc. James n'avait même pas fait attention aux quelques personnes qui s'y promenaient aussi à cette heure matinale, plongé dans ses pensées.
    Delilah lui avait écrit la veille, lui disant qu'à l'orphelinat, tous les enfants étaient déçus de ne pas avoir pu l'accompagner jusqu'à la gare le jour de son départ, se qui le fit ricaner en s'imaginant quatre bus les mener sur le quai déjà bondés, serrés comme des sardines en boîte. Mais aussi, elle lui apprit qu'un ami à elle avait eu quelques échos de la situation "post-guerre" de la famille sorcière Colven ; la famille de Cherry.

    Son coeur avait fait un bond dans sa poitrine sous l'écriture penchée de la directrice d'orphelinat et s'il était soulagé de lire qu'elle était encore vivante et en bonne santé, Delilah n'apportait pas que des bonnes nouvelles. La famille Colven essuyait la perte d'un de leurs proches, qui n'était autre que la grande soeur de Cherry, Rosa. Il ne la connaissait pas spécialement, mais Cherry lui en avait déjà maintes fois parlé lorsqu'elle lui racontait ses petites aventures de famille que James enviait tant au fond de lui, mais qu'il écoutait toujours d'une oreille attentive et en sortait souvent amusé avec la demoiselle. Elle n'était pas encore revenue à Swelty et il s'inquiétait : aucun hibou n'était disponible, pris d'assaut par les élèves déjà présents, ce qui l'empêchait de savoir si elle allait bien.
    Alors ce matin, allongé sur les gradins, il se demandait encore et encore comment elle pouvait se sentir. Peut-être, et ça n'étonnerait pas James, se sentait-elle coupable comme lui se sentait encore coupable. Mais il était certain que si la demoiselle pensait cela, c'était forcément injustifié. Ou alors ferait-elle semblant d'aller bien. La jeune fille était parfois dur à suivre !

    En observant un nuage de la forme d'un hippogriffe, il repensa à ce fameux vol avec Cherry qu'ils avaient fait avant la guerre. Force de persuasion, il avait réussi à faire monter sa meilleure amie sur le balai volant emprunté à l'école que James avait pris dans le placard. C'avait constitué pour lui une grande victoire sur la rouquine car elle avait et possédait encore la peur du vide. Si James comprenait totalement, étant lui même proie à une phobie similaire, il l'avait quand même un peu pris par les sentiments pour qu'elle se place derrière lui et accepte de voler en sa compagnie. Il retint un pouffement de rire en repensant au sous-entendus pervers qu'il n'avait même pas tenu en compte lors de cette soirée.
    C'est là qu'il se rendit compte à quel point Cherry lui manquait. Ca faisait bien trop longtemps qu'il ne lui avait pas parlé de vive voix, ni senti son odeur, ni même...
    Soupirant, James était rongé par l'inquiétude. "Il ne sait pas si ton amie reviendra, c'est peut-être un peu tôt.", avait marqué Delilah. Peut-être un peu tôt ! Delilah n'avait cessé de répéter ça à James. Retourner là-bas pour elle ne lui convenait pas, elle était morte d'inquiétude. Mais le jeune homme n'avait pas pu attendre.

    D'ailleurs, il se rendit compte en apercevant un nuage ayant la forme d'un hamburger qu'il mourrait de faim. Se relevant difficilement, il courut presque vers le hall pour atteindre la Grande salle. Malheureusement pour lui, lorsqu'il y arriva, tous les couverts avaient déjà été débarrassés par la magie. Soupirant fortement, il se maudit intérieurement. S'il n'avait pas rêvassé si longtemps dehors, il aurait pu prendre un petit déjeuner digne de ce nom. Planté au milieu de la Grande Salle, il fit attention aux regards étonnés et un peu moqueurs qu'on lui adressait. Les fusillants dans son esprit, il posa ses fesses lourdement sur un banc à quelques centimètre d'un groupe de demoiselle qui continuèrent tout à fait normalement leurs discussions malgré l'interruption qu'il avait provoqué.

      ? - Vraiment ? Elle est arrivée alors ?
      ? - Oui ! Apparemment, elle est déjà dans la salle commune.
      ? - Rien que de parler d'elle, ça me donne envie de manger des cerises, pas vous ?


    Elles gloussèrent stupidement, un gloussement insupportable qui était souvent proie aux critiques enflammées de James Grey. Cependant, le jeune homme, tête dans les mains, écarquilla les yeux et ne fit pas attention à leurs rires débiles pour une fois. Les quelques éclats de leur aparté provoquèrent un second bond dans sa poitrine : cerise, arrivée, salle commune. C'était forcément Cherry Colven.
    Se relevant brusquement, il fit sursauter puis glousser de nouveau le groupe de jeunes filles de Nissena apparemment, qui prirent conscience qu'il était le meilleur ami de leur sujet de conversation. Il ne fit pas attention à elle, se contentant de filer vers la salle commune. Jamais les escaliers et l'école ne lui avait paru aussi grand ! Il se trompa plusieurs fois de chemins, tombant dans le dédale aux tableaux, finissant à la bibliothèque, se cognant à de nombreuses personnes. Il courait inlassablement, se trouvant étrangement sportif pour un matin. Lorsqu'il se tint enfin devant la porte de la grande salle commune, il hésita. Mais la tentation était si forte qu'il ouvrit la porte sans douceur, se retrouvant à l'entrée de la pièce.

    Et il la vit. Là, juste au milieu de la salle.

      JAMES - Cherry ?
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Cherry Colven
MessageSujet: Re: life is just a bowl of cherries - (CHERRY) Mer 3 Nov - 10:00

    Cherry était arrivée la veille, trop tard pour prendre des nouvelles de ses amis ou trop tard pour les chercher. Probablement étaient-ils déjà tous couchés. Déçue, elle s'était donc directement dirigée vers son dortoir ou elle avait eu bien du mal à s'endormir malgré le confort que les nouveaux lits du nouvel établissement purent lui apporter. Elle n'avait vu personne qui puisse lui offrir le réconfort qu'elle nécessitait et s'était questionné à propos de cette supposée absence en se tournant et se retournant entre ses draps à plusieurs reprises pour finalement s'endormir à une heure extrêmement tardive.

    Son réveil se fit également plus tardif. La jeune Colven était épuisée et serait bien restée couchée mais elle tenait à avoir des nouvelles de ses copains. Avec tout ce qui lui était arrivé, c'était la dernière chose à laquelle elle avait pensé. Elle s'étira, s'adossa à son oreiller préalablement placé à cet effet et soupira en tentant d'émettre la liste des endroits ou elle chercherait en premier. La rouquine avait évidement décidé de chercher James en premier. Non pas son ours en peluche, qui d'ailleurs était assis à ses côtés, mais plutôt son ami, son meilleur ami, son Nounours, son Jamesounet à elle. Elle ne vit que deux endroit ou il pouvait être: La Grande Salle et le Stade.

    Se levant enfin, la rousse fouilla dans ses affaires, lançant par la même occasion un sourire triste à une photo d'elle accompagnée de ses sœurs et son frère. Sur celle-ci, Rosa lui renvoyait son sourire. Elle la saisit et la posa sur sa table de chevet avant de poursuivre ses recherches. Elle saisi donc quelques vêtements à l'arrache et se changea puis sorti du dortoir. Quelques copines de Nissena la saluèrent en lui lançant que si elle avait faim elle ferait mieux de faire vite ou elle n'aurait pas la chance de manger. Elle s'en fichait, elle n'avait pas faim. Elle regarda l'heure et étrangement elle resta plantée là. Il était un peu plus tard que neuf heures. La salle commune s'était vidée, certains retardataires étant parti déjeuner depuis un moment déjà, les autres étant restés couchés ou étant partis discuter ou plaisanter avec leurs camarades. Puis la porte s'ouvrit derrière elle, elle ne se retourna pas... pas jusqu'à ce qu'on l'appelle.

    Sans être trop certaine pourquoi, elle rougit très légèrement avant de se retourner. Automatiquement un sourire se forma sur ses lèvres. Elle avait passé exactement dix minutes à fixer l'horloge, probablement était-elle tombée dans la lune à cause de la fatigue, et finalement c'est lui qui l'avait retrouvé en premier. Il était là. Il était en vie. Elle failli pleurer tellement elle était heureuse de le revoir. Elle se contenta de s'approcher de lui et de l'enlacer. Puis elle pleura. Certes, elle avait eu le réconfort de sa peluche, celui de William, de ses parents et de sa cadette...mais la personne qui selon elle la comprendrait le mieux serait James. Bien qu'elle ne connaisse son histoire que vaguement et qu'elle ne sache pas s'il était au courant de la sienne. Tout ce qu'elle voulait s'était sentir la chaleur du corps de son ami, son odeur et l'entendre rire, savoir qu'il était près d'elle...c'est tout ce dont elle avait besoin.

      -James...


    Déjà elle était soulagée. Elle essuya timidement ses larmes sans quitter l'étreinte et observa son ami en souriant. Un vrai sourire cette fois.

      -Désolée...pour les larmes.


    Elle recula.

      -Oh merlin! J'ai même trempé ton t-shirt. Je suis vraiment désolée Nounours!


    Et voilà. Probablement la reconnaissait-il encore mieux maintenant. Bipolaire, gaffeuse autant que chialeuse c'était bien Cherry Colven qui se tenait devant lui. Elle ne put s'empêcher de ricaner. Depuis des mois elle se sentait déjà nettement mieux et la seule chose qu'il avait fait c'était prononcer son nom. Probablement que James était très spécial sans même le savoir.


Dernière édition par Cherry Colven le Sam 25 Déc - 3:18, édité 1 fois
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James Grey

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MessageSujet: Re: life is just a bowl of cherries - (CHERRY) Jeu 4 Nov - 8:29

    Avant d'ouvrir la porte, il y avait eu le doute.
    Après tout, rien ne lui garantissait VRAIMENT que le groupe de filles complètement écervelées de la Grande Salle parlait bien de Cherry Colven. Il n'avait pas réfléchi, n'osant même pas admettre l'hypothèse d'une possible erreur à laquelle suivrait une profonde déception. Il avait foncé tête baissée, et finalement, ça avait payé. Elle était là. Vraiment là ! Rien, pas même la guerre, avait réussi à les séparer. Rien ne pourrait les séparer.

    Sauf peut-être, deux petits mots que, lorsqu'elle se retourna vers lui, le sourire aux lèvres, les joues rouges certainement parce qu'elle devait tout juste d'arriver, James Grey se retenait péniblement de ne pas hurler à son attention. Une telle déclaration les détruirait plus que cette guerre, il en était certain. Alors il mit rapidement de côté les rythmes de son coeur lui fracassant la poitrine, se focalisant plus sur celle qu'il avait devant lui. Elle était habillée dans le plus simple appareil et pourtant, pour James, elle semblait être la plus ravissante fille qu'il n'ait plus vu depuis un moment. Décidément, elle ne faisait rien pour lui faciliter la tâche ! Il ricana nerveusement à l'intérieur de lui même à cette pensée. Ce n'était pas de sa faute.

    Il ne savait pas exactement comment il avait pu se passer de cette odeur. Lorsqu'elle se blottit contre lui, sous les quelques regards qui observaient la scène d'un air intrigué et faisant une bonne tête de plus qu'elle, il posa doucement son menton sur la chevelure de la jeune fille tandis que ses bras encerclaient avec facilité l'ensemble du corps de la Nissena. Humant le parfum qui se dégageait agréablement de cette longue crinière rouge, il ferma les yeux. Pas un instant il n'aurait pu se résoudre à jamais plus entendre cette voix ! Il était rare qu'ils se perdent de vue aussi longtemps. Et ç'avait été une seconde révélation pour James : ses sentiments pour elle n'avaient toujours pas changés, et il s'insulta d'imbécile. Imbécile pour avoir cru qu'il avait pu se tromper, que tout ceci n'était que le fruit d'une amitié un peu trop, trop forte.

      CHERRY - James...

    Il n'avait pas remarqué les sanglots de Cherry jusqu'à ce qu'elle prenne la parole, tant il était ravi d'avoir de nouveau l'occasion de la serrer contre lui et plongé dans ses pensées. Inquiet, il s'écarta légèrement pour croiser son visage levé vers lui et pour y pouvoir apercevoir des yeux un peu rougies par les larmes de sa meilleure amie. Elle s'excusa doucement pour ses pleurs, ce qui le fit sourire tristement. Il repensa à Rosa, à la lettre de Delilah et aux nouvelles qu'elle lui avait apporté. Un sentiment de tristesse l'envahit et ce, surtout envers sa précieuse amie. Devait-il lui en parler ? Car si James était un garçon de dix-huit ans, il n'en restait pas moins un maladroit de la gestuelle et de l'oral. Le tact, il ne connaissait pas, et on savait tout de suite qu'il était gêné.

      CHERRY - Oh merlin ! J'ai même trempé ton t-shirt. Je suis vraiment désolée, Nounours !

    Il éclata d'un rire franc et sincère, cette fois-ci. Il y un petit moment qu'il n'avait pas laissé échapper de sa gorge une authentique hilarité telle que celle-ci. Elle s'était excusée auprès de lui deux fois pour des raisons tout à fait stupides. Son t-shirt sécherait bien. Ses larmes aussi. Moins vite, mais elles sécheront. Il se le promettait.
    Désormais, l'étreinte était brisée. A l'aide du pouce de sa grande et saillante main, il essuie lentement les dernières traces de larmes qui subsistait sur la joue satinée de la Nissena. Il observa par la suite son haut, baissant la tête, tirant un peu à ses extrémités, toujours en souriant. Il était très, très légèrement humide.

      JAMES - C'est pas grave, c'est qu'un t-shirt. T'as pas à t'excuser pour si peu, Cerisette.

    C'était si bon de prononcer ce surnom si commun pourtant à son vocabulaire !
    Il se décala légèrement, attrapant la rouquine de son bras droit, le plaçant derrière sa nuque. S'il n'avait tenu qu'à lui, il lui aurait pris la main et l'aurait embrassé sur le champ, mais ce si simple contact avait aussi le don de ravir James ! Il ne pouvait pas être plus que son ami, mais c'était déjà mieux que rien du tout. Et puis, il n'avait pas très envie de repenser à ses problèmes d'avant guerre : ils ne feraient que s'ajouter à ceux d'après. James tira un peu Cherry vers les canapés de la salle commune, la forçant à s'asseoir sur un des plus confortables. Il ne tarda pas à la rejoindre, l'air toujours aussi heureux de la revoir encré sur son visage. Ce dernier avait d'ailleurs repris quelques couleurs ; il semblait un peu moins fatigué que ces deux derniers jours rythmés d'insomnies.
    Il se racla un peu la gorge, ne sachant pas vraiment par où commencer. Oh, et puis au diable les réflexions ! Il n'avait cessé de remuer au stade. Il laisserait son coeur parler, tant pis pour sa tête. Après tout, chacun son tour.

      JAMES - Si tu savais comme j'ai eu peur. Pour toi.

    Il avait à peine lâché Cherry et sa main droite tenait désormais le bras gauche et fin de la jeune fille. Le Cohary avait comme peur qu'elle parte de nouveau. Qu'ils s'abandonnent encore une fois. Il fixait inlassablement le regard émeraude de son amie, de façon quelque peu insistante. Pourtant, il n'y cherchait rien en leur sein. Rien qu'une contemplation, qu'il estima après quelques secondes, peut-être trop importune. C'est là qu'il jugea bon de détourner les yeux.
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Cherry Colven
MessageSujet: Re: life is just a bowl of cherries - (CHERRY) Ven 5 Nov - 5:23

    Et voilà, toutes les choses qu'elle avait énumérées comme étant les choses dont elle avait besoin c'étaient produites. Elle avait revu James, elle l'avait touché, enlacé...elle avait sentit son odeur et maintenant elle l'avait entendu rire. Son rire se prolongea quand elle s'en rendit compte. Elle était heureuse, tout simplement. Chose difficile vu les derniers évènements. Elle allait essuyer les derniers signes de ses pleurs quand James le fit à sa place avec ses pouces. Elle fut surprise et tout comme quand il l'avait appelé, elle rougit, très légèrement, le regardant avec un air un peu perdu. Limite elle avait l'air débile, mais ça les deux amis s'en fichaient bien, du moins je le crois. Depuis son arrivée à Swelty, elle fit une première remarque. Le moindre contact avec son ami la gênait plus qu'à son habitude. Elle ne s'y attarda pas, probablement tentait-il de la charmer par ses jolis muscles mais elle ne se laisserait pas avoir. James restait cet idiot de James et ils resteraient amis ! Et puis, pourquoi seulement était-elle en train de penser à cela? Elle se ressaisit quand il cessa de rire et lui adressa la parole.

    Il entoura ses épaules avec son bras droit, pour pas qu'il ne le remarque elle fixa le sol...elle avait encore rougit, que lui arrivait-il? Lui avait-il manqué au point qu'elle perde toute aisance qu'elle ait eu pendant toutes ces années avec lui? Elle commençait à douter. Puis alors qu'il la tirait, elle songea à James, la peluche. Elle prit conscience d'une autre chose. Depuis le départ de Moly, elle se fiait toujours à son ours en peluche en pensant à son ami qu'elle surnommait Nounours. Elle avait eu besoin d'énormément de réconfort quand elle avait été jetée par Josh. En y repensant, elle pouvait justifier le fait de vouloir voir James à cet instant par le fait que Moly n'était plus là et que, même si elle l'avait été, elle ne se serait pas gênée pour lui lancer un " On te l'avait dit ". Grey était bien trop câlin pour ça. Oui, c'était pour cela. Et puis, Rosa c'était bien sur car il la comprenait mieux que quiconque...tout simplement. Pas de quoi s'en faire! Elle posa ses fesses sur le canapé que le Cohary lui indiqua.

      - Si tu savais comme j'ai eu peur. Pour toi.

    Elle le regarda, ne cachant pas une autre rosée sur ses joues. Elle resta silencieuse un instant, puis incapable de répondre sur le coup elle tenta de trouver un moyen de rallonger son temps de réflexion sans complètement changer de sujet. Elle leva ses mains et les posa sur les joues de James, elle approcha un peu son visage du sien...puis en grimaçant elle lui pinça les joues.

      -Comme t'es mignon mon Nounours!!!


    Après quoi elle baissa de nouveau les yeux. Elle reposa ses mains sur ses genoux et souriant à moitié elle observa le jeune homme. Elle songea à la guerre. Elle songea au seul moment dont elle souvenait. Elle songea au nom qu'elle criait à ce moment là et elle se retint de ricaner ironiquement avant de lancer tout doucement quelques mots.

      -Je ne peux pas dire que je n'en ai pas fait de même pour toi. Quand j'ai su pour la guerre, tu es la première personne à qui j'ai pensé.

    Elle soupira en détaillant maintenant leur nouvelle Salle Commune. Regardant un tableau accroché à un des murs de la pièce elle reprit la parole. Elle ne savait pas comment, mais elle avait deviné une chose.

      -Tu sais pour Rosa, n'est ce pas? Ce qui est bien dans cela c'est que je n'aurais pas à t'en parler pour le moment. Je ne veux pas en parler, si ça ne te dérange pas. Quand je serais prête à le faire, tu seras le premier à le savoir. Et j'imagine qu'Il y a bien des choses concernant toute la guerre dont tu ne veux pas parler non plus. Histoire de rester heureux, je vote pour qu'on n'aborde pas le sujet plus que ce que je viens de dire. C'est pourquoi j'aimerais te questionner à propos d'une toute autre chose.


    Même avec tout les évènements qui s'étaient passés, ce petit malentendu la tracassait encore. Elle en avait entendu parler de bouche à oreilles mais James lui ne lui en avait jamais parlé et elle voulait mettre les choses au clair. Elle n'appréciait pas qui le lui ait "caché", que ce soit volontaire ou non. Certes, elle n'avait rien contre le fait que James ait peut-être une vie amoureuse, mais de là aller voir la copine d'un autre...elle trouvait ça vil. La querelle que ça avait engendré semblait terminée mais elle devait remettre le sujet sur la table. Elle le fit donc.

      -J'ai entendu dire que toi et Tiffany vous vous êtes embrassés...plus que langoureusement. J-je...pourquoi tu ne m'en as pas parlé? Avais-tu des sentiments pour elle ou comme 50% des garçons, et probablement plus, il t'arrive d'avoir la cervelle dans le pantalon?


    Elle était mal à l'aise, presque en colère. Comparée à la fois ou elle avait raconté avoir embrassé Joshua et qu'ensuite ils avaient, avec Moly, abordé un certain baiser avec Alice, elle était inconfortable par rapport à la situation. Encore une fois, elle se questionnait. Pourquoi le fait que James ait embrassé Tiffa la dérangeait autant alors qu'avec Alice c'était comme si rien n'était arrivé? Entre toutes les choses auxquelles elle avait pensé durant le temps ou ils ne pouvaient se contacter, il y avait cela. James n'avait probablement pas la réponse mais peut-être que si ils en discutaient elle trouverait d'elle même.
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James Grey

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MessageSujet: Re: life is just a bowl of cherries - (CHERRY) Ven 5 Nov - 21:06

    Il y avait quelque chose de rare chez Cherry, quelque chose qui se faisait habituel chez James. Peut-être aurait-il du être l'inverse, que cette réaction était un peu plus féminine que masculine, mais les choses étaient ainsi faites : James rougissait souvent, Cherry pratiquement jamais.
    Ou en tout cas, James ne pouvait pas se vanter de faire monter autant qu'il le voudrait le rouge aux joues de la belle Nissena. A croire que rien ne pouvait la gêner, alors que lui, n'importe quel sujet un poil indiscret le faisait devenir assez cramoisi et muet, lui donnant un aspect encore plus gamin que d'habitude. Réaction enfantine qu'il avait conservé depuis toujours. Une réaction qu'il haïssait littéralement. Après tout, c'était handicapant, c'était embêtant ; on pouvait tout de suite savoir s'il mentait, le rougissement faisant office de détecteur de mensonge et de mal aise. Et si ce n'était pas cet embrasement qui le prenait, c'était cet horrible raclement de gorge qui le trahissait. Tout chez James lui échappait. A croire que rien ne pouvait empêcher son corps de réagir, même pas ses plaintes jurées dans sa tête à grands nombres.

    Bref, c'est pourquoi il pensait avoir rêvé lorsqu'il avait cru apercevoir son amie baisser la tête d'un air gêné. Mais James ne s'était pas posé beaucoup de questions : elle regardait très certainement où elle marchait, comme la plupart des gens, même si lui avait tendance à être d'une maladresse maladive et qu'il ne distinguait jamais vraiment bien où il posait ses pieds. Il ne s'était pas attardé dessus, ni non plus lorsqu'il avait essuyé affectueusement les dernières traces de larmes qui avait séjourné sur le visage de Cherry et que ses joues avaient pris une petite teinte rose.
    Mais le Cohary ne pouvait pas passer à côté d'un autre rougissement notable chez la Nissena. D'ailleurs, quand il sentit les mains douces de Cherry se poser sur son visage, son coeur s'emballa. Il y avait une nouvelle proximité soudaine à laquelle il ne s'était absolument pas préparé, et il remarqua qu'elle aussi rougissait. Il apercevait Cherry s'approcher dangereusement de lui : la réaction naturelle de James ne tarda pas, il se mit automatiquement à sentir son visage s'embraser, tandis que son esprit se mettait à vagabonder. Et si...

      CHERRY - Comme t'es mignon, mon Nounours !

    Grimaçant, James eut envie de se donner une claque. Toujours à imaginer des scénarios impossibles. Pendant une seconde, il avait cru que la jeune Colven allait l'embrasser, chose qui se révéla fausse évidemment. Massant lentement ses joues à peine douloureuses après le pincement que sa meilleure amie avait provoqué, il repensa à ses paroles. Certes, c'était une expression comme une autre, mais James ne pouvait s'empêcher d'en tirer des conclusions. Oui, James était MIGNON. Mignon ! MIGNON ! Il affichait une moue un peu contrariée : il n'était ni BEAU, ni CHARMANT, ni SEDUISANT, ni même attrayant ! Non, il était MIGNON, adorable blabla... Et pour lui, ça venait comme une insulte. Un peu agacé, James savait qu'il exagérait, mais il s'en fichait. A dix-huit ans, on est pas sensé être MIGNON !
    Bref, il revint à la situation initiale et laissa cette petite parenthèse physique de côté. Il ne faisait après tout que répéter dans sa tête ce qu'il savait déjà, et à part gâcher ses retrouvailles, ça n'allait certainement pas faire avancer les choses. D'ailleurs, Cherry avait repris la parole et James fut flatté. Elle avait directement pensé à lui lorsque la guerre avait fait rage. Il n'avait pas besoin de dire que c'était pareil pour lui, qu'il n'avait songé qu'à la retrouver, car il était certain que Cherry le savait déjà...

      CHERRY - Tu sais pour Rosa, n'est-ce pas ?

    Bam. Le coeur de James rata un battement pour reprendre sa course folle. Il n'avait même pas à trouver ses mots : Cherry avait comprit qu'il était au courant.. Il leva les yeux vers Cherry, admirant le calme de la jeune fille. Elle détaillait les lieux comme il l'avait fait depuis qu'il était arrivé, cherchant les différences, les similitudes... Elle lui expliqua ensuite qu'elle ne voulait pas en parler, ce qu'il comprenait parfaitement. Par ailleurs, la Nissena le connaissait bien : elle comprit automatiquement que ce sentiment était partagé.

      CHERRY - Et j'imagine qu'il y a bien des choses concernant toute la guerre dont tu ne veux pas parler non plus.

    James baissa la tête. En effet, il y avait des événements dont il se passerait très bien de raconter. Le regard bleu qu'il avait croisé pendant la bataille lui revint en tête, qu'il effaça le plus rapidement possible. Flancher maintenant le mettrait mal à l'aise et il devait se montrer heureux, pour reprendre le mot de son amie, pour elle justement. C'était lui le mec, après tout, merlin !
    Les réflexions de James durent se terminer car Cherry lançait déjà un nouveau sujet. Elle avait quelque chose à lui demander. Automatiquement, James commença à rougir. Et si elle avait été au courant pour son altercation de l'an dernier avec Joshua ? Non pas que le fait de s'être battu avec le "béguin" de l'an dernier de sa meilleure amie soit gênant pour lui, mais c'était plutôt les choses qui avaient été dites là-bas qui lui importait le plus. Si elle était au courant des sentiments qu'il avait pour elle, c'était la fin de cette belle amitié. Tout ça à cause de lui et de cet abruti de coeur qui s'entiche des mauvaises personnes.
    Il ne se rendait même pas compte que, sous l'effet du stress et de l'attente de la question de Cherry, son poing droit s'était serré fortement, rendant ses jointures blanches. il était en train de s'insulter d'idiot quand la Nissena reprit la parole.

      CHERRY - J'ai entendu dire que toi et Tiffany, vous vous êtes embrassés... plus que langoureusement. J-je... Pourquoi tu ne m'en as pas parlé ? Avais-tu des sentiments pour elle ou comme cinquante pour cent des garçons, et probablement plus, il t'arrive d'avoir la cervelle dans le pantalon ?

    C'était le stress du Cohary qui lui jouait des tours ou bien avait-il vraiment cette petite once de colère qu'avait perçu James dans la voix de Cherry ?
    Si James était soulagé qu'elle ne lui parle pas de Joshua et des événements de l'an dernier, il n'en était pas moins gêné par le sujet que la belle avait lancé. Une de ses plus grosses erreurs de l'an passé avait été d'embrasser sensuellement la jolie Tiffany Hoshizora, alors encore promise à Julian Messon. Et tout le monde savait que James n'aimait pas Julian. Il y avait quelque chose de bizarre chez lui, quelque chose qui l'ennuyait. Et puis cette perfection là ! Ce "Je me la pête" discret mais si flagrant pour le dernier Grey !
    Se raclant la gorge avec force, James ne savait pas par où commencer. Il voulait absolument que Cherry la croit. Que ç'avait été un accident et qu'il n'avait pas fait ça par plaisir, tout en omettant qu'il avait cru embrasser avec vigueur pendant quelques minutes la fille qui était assise à côté de lui.

      JAMES - C'était... un accident ! J'avais ramassé des cerises dans le couloir. En rentrant à la salle commune, j'en avais un gros paquet et Tiffany est arrivée. On en a mangé et... comment dire...

    Son teint avait tourné rouge depuis un moment et il plongea la tête dans les mains. Comment expliquer ?! Il soupira.

      JAMES - Elles étaient aphrodisiaques. Alors quand Tiffany et moi on s'est regardé et bien... on a eu une sorte de... de pulsion ?

    Et, relevant la tête, James fixa intensément Cherry. Sa gêne avait disparu, même s'il pensait qu'elle devait elle-même penser qu'il la prenait pour une idiote. Pourtant, c'était la stricte vérité !

      JAMES - Donc, non. Je n'étais pas amoureux d'elle. Dé...

    Il avait commencé à s'excuser, mais il ne savait pas exactement de quoi. D'avoir agi comme ces garçons qui ne pensent qu'à mettre leur fusée sur la rampe de lancement ou parce que justement, il n'était pas dingue de Tiffany mais d'elle-même. Comprenant son erreur d'avoir conclu sur un ton si sérieux, laissant peut-être sous entendre qu'il était amoureux de quelqu'un d'autre et que ce quelqu'un d'autre avait les cheveux rouges, il tourna son regard ailleurs. Il aurait aimé des retrouvailles un peu différentes, mais il fallait qu'il se ressaisisse.
    James devait se faire une raison. Et cette année serait la bonne.
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Cherry Colven
MessageSujet: Re: life is just a bowl of cherries - (CHERRY) Sam 6 Nov - 0:19

    Son cœur ne battait pas plus vite qu'à l'habitude. Du moins, c'est ce qu'elle tentait de croire. Il l'avait remarqué, cette légère once de colère, elle en était certaine. Probablement ne s'en était il pas soucié toutefois, et sincèrement la rouquine n'allait pas s'en plaindre. Depuis des mois, elle était triste. Elle avait énormément pensé à James, avait tout fait pour avoir de ses nouvelles et s'était inquiétée car en bout de ligne, elle n'en avait pas eu. Elle n'aimait pas le fait qu'il ai fallu qu'elle puisse enfin le revoir pour elle-même commencer à se rendre compte d'une réalité que déjà depuis presque un an elle ne voulait pas s'admettre. La première fois qu'elle y avait songé c'était quand James lui avait lancé cette phrase involontairement louche dans les gradins du Stade. C'était la première fois qu'il l'avait fait rougir semblait-il. Elle avait nié...et à l'époque il y avait Joshua. Mais à qui avait elle pensé en premier quand l'enseignant avait dit ces mots brise cœur, quand elle s'était enfuie. Dans son lit, en serrant son oreiller, elle avait pensé à James.

    Cherry savait que le sujet allait très probablement rendre James mal à l'aise. Elle s'en fichait, tout ce qu'elle voulait c'était savoir. Si il avait des sentiments, si c'était juste une erreur, un mal-entendu. Après tout, des rumeurs qui circulent dans Malwen...ah non, Swelty...ça a tendance à se déformer de bouche en oreille. Encore heureux pour ce cher Grey, la cerisette n'avait pas entendu une version trop déformée du récit. Si elle avait entendu dire qu'ils avaient couchés ensembles vous imaginez comment le Nounours aurait du se racler la gorge avant de pouvoir s'expliquer? Enfin bref, son cœur s'arrêta un instant. Qu'allait-il lui dire? D'une main elle replaça ses cheveux, vieux réflexe que toute fille a quand elle veut bien entendre.

      -C'était... un accident ! J'avais ramassé des cerises dans le couloir. En rentrant à la salle commune, j'en avais un gros paquet et Tiffany est arrivée. On en a mangé et... comment dire...


    Des cerises? Les yeux de la jeune Colven s'ouvrirent un peu plus, elle était surprise. Sinon, elle ne put s'empêcher de remarquer que maintenant qu'elle était soulagée par le mot "accident" les battements son cœur avaient repris un rythme un peu plus rapide. Il n'avait pas besoin d'en dire plus, elle avait compris le concept, mais elle du se retenir de rire car, probablement par peur de ne pas être cru, il poursuivit.

      -...on a eu une sorte de... de pulsion ?


    Les mots que son ami utilisait n'étaient pas pour l'aider à retenir son hilarité, mais par respect elle garda le plus grand calme. Puis avant de se retourner il avait ramené le vif de sa question en affirmant que non, il n'était pas amoureux de cette chère Tiffany avant de s'excuser. Mais il s'interrompt, elle comprit plus ou moins pourquoi, il n'y avait pas à s'excuser. Il n'avouait pas à sa femme qu'il l'avait trompé après tout, il ne faisait que raconter cette "aventure" involontaire à son amie. Quand il se retourna elle leva sa main pour cacher un rire retenu, pour ne pas qu'il l'entende. Elle était la seule à trouver la situation un peu ridicule et elle ne voulait pas le mettre encore plus dans l'embarras. Dès qu'elle eut reprit son sérieux, elle posa très doucement sa main sur l'épaule du supposé coupable et lui lança quelques mots simples, mais suffisants.

      -C'est bon Nounours, je te crois.


    Elle laissa sa main là et poursuivit. Il y avait tant de chose à dire et, elle s'en apercevait, si peu de temps pour le faire. Durant leur sixième année à Malwen, elle et son meilleur ami n'avaient absolument pas pris le temps de le faire et c'est pourquoi elle décida de poser une sorte d'entente, ne s'attendant pas nécessairement à ce que James accepte ou s'y oppose. C'était tout à fait logique comme idée et quelqu'un qui s'y opposerait devait être un des plus grands idiots de la planète...et Cherry savait très bien qu'il y avait plus idiot que son ourson adoré.

      -Tout ça pour te dire...que ce genre de chose une prochaine fois j'aimerais les savoirs de toi en premier. Pas de petits premiers années curieux. Nous nous sommes cachés tellement de chose l'an dernier, tu as vu ou ça nous a mené? Pendant plus de deux mois on ne s'est pas sérieusement adressé la parole à cause de mon béguin pour Josh, après il y a eu le Stade et puis après que Joshua m'ai jeté à Noël nous n'avons pas vraiment reparlé...jusqu'à tu sais quoi. Même si c'est graduellement, ce genre de chose il faut en parler.


    Elle continua bien que des larmes se présentèrent à l'idée à laquelle elle songea. Elle les retint du mieux qu'elle le put, mais sa main s'agrippant au tissu de la chemise de James et sa voix saccadée les trahiraient bientôt. Toutefois, elle ne pouvait pas se taire, pas maintenant.

      -Nous n'avons qu'un an ici, nous devons en profiter au maximum parce qu'après Swelty. Veut, veut pas...on risque de perdre contact.


    L'étudiante avait honte et ne comprenait pas. Elle posa ses coudes sur ces genoux, se penchant donc vers l'avant, et puis se tourna vers un mur pour que James ne la voit pas. Ses mains quant à elles cachaient son visage. Elle avait honte et ne comprenait pas pourquoi aujourd'hui elle rougissait tant. Elle avait honte et ne comprenait pas pourquoi si peu pouvait lui faire verser des larmes. Elle avait honte et elle ne comprenait pas pourquoi plus la conversation avançait, plus elle voulait se rapprocher de James, le toucher et...oserait-elle même se l'avouer...? L'embrasser...

    Pour conserver sa rage d'avoir honte et de ne pas comprendre, elle s'arrêta là pour l'instant. Toutefois une phrase presque inaudible sorti délicatement d'entre ses lèvres. Une question à elle même qu'elle osait poser à son ami sans espérer qu'il lui réponde. Une question qui visiblement, ne demandait pas une réponse précise.

      -James, sais-tu comment on peut être certain...certain d'être amoureux?


    Enfin, elle l'admettait. Elle en tremblait. Un trop plein d'émotions floues lui passaient ça et là. Elle se mordit la lèvre pour s'empêcher de poursuivre, pour s'empêcher de se relever et d'embrasser son ami. Quel était cette folie? Elle la connaissait bien, très bien même et une seule fois elle l'avait vécu. Ce fut auprès de son ancien professeur de Défenses Contre les Forces du Mal. C'était une folie qui nous fait mal au cœur tellement elle le fait vibrer. Une folie qui nous fait rougir au moindre moment d'embarras. Une folie qui nous donne envie d'en voir et d'en savoir plus sur une personne. C'était cette folie qu'on appelait "amour" qui aujourd'hui faisait trembler la rouquine.
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James Grey

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MessageSujet: Re: life is just a bowl of cherries - (CHERRY) Sam 6 Nov - 2:31

    James avait l'habitude qu'on rit de lui et non pas avec lui.
    C'était une genre d'accoutumance qu'il n'avait pas encore réellement accepté mais qu'il comprenait déjà mieux que lors de son arrivée à Malwen, qui s'appelait désormais Swelty. Il se rappelait des fois où il arrivait à dire une bêtise sans qu'on lui ai tendu de perche, ou les fois où il arrivait à se tourner en ridicule sans le vouloir (ou sans le savoir, ça marche aussi). Il avait quelques fois du mal à avoir et assumer cette réputation de parfait I-I-I (imbécile-idiot-ignorant) et surtout qu'on le prenne au sérieux quand il souhaitait vraiment l'être. Mais James ne serait pas James avec ce rire auto-dérisoire qui l'accompagne souvent, ou ce rouge aux joues et cette voix qui s'élève, sans trouver vraiment les mots. James ne serait pas non plus James s'il n'était pas, à contre coeur ou dans l'ignorance la plus totale un garçon amusant et finalement sympathique.

    D'ailleurs, ce n'était pas maintenant qu'il allait remettre en doute sa réputation I-I-I, mais d'une certaine façon, et depuis un long moment, il était fier de pouvoir faire rire ses proches ou les gens alentours sans en avoir la principale intention. Parce que voir Cherry se retenir d'éclater son hilarité à la gueule de son meilleur ami, c'était quelque chose dont il était ravi. De pouvoir faire plisser un tant soit peu les beaux yeux émeraudes de la Nissena. Il l'aurait compris pourtant, si elle se serait rouler par terre en lui disant que c'était l'histoire la plus ridicule et la plus risible qu'elle n'ait pas entendu depuis un moment. Après tout, c'était le cas. James avait été idiot de ramasser ce petit panier à la manière du chaperon rouge pour ensuite retrouver mère grand Tiffany et, avec comme REACTION GROTESQUE, celle de lui sauter dessus, à la grand méchant loup transi de passion et de désir. Situation loufoque, burlesque, insensée, ABSURDE, qui méritait bien quelques ricanements bien sentis, bien que sur le coup, le Cohary n'ait pas été vraiment mort de rire.
    Elle avait du mal à reprendre son sérieux, la Colven ! James se contentait de fermer les yeux d'une air désespéré et à la fois amusé, hochant quelques fois la tête comme signe d'approbation de l'enjouement de son amie. Oh, elle pouvait s'esclaffer, il s'esclafferait avec elle. C'était bon de la voir sourire après tant d'atrocités, après tant de pertes. Il ne se sentit pas non plus ridicule quand elle posa une main compatissante sur son épaule. Un geste qu'il n'avait pas arrêter de recevoir, de ses six ans à cette guerre là.
    Un geste qu'il détestait, et pourtant, quand c'était Cherry qui le faisait, ce n'était plus le même geste de pitié qu'il pressentait chez les autres. C'était un geste amical, réconfortant, alors que les autres ne faisaient que l'accabler davantage. En fait, tout ce qui venait de Cherry était différent. D'un bonjour du matin à un léger sourire, rien n'était semblable lorsque c'était elle qui lui adressait.

      CHERRY - C'est bon Nounours, je te crois.

    Il releva un peu la tête et croisa son regard. Si elle savait qu'il lui mentait. Si elle savait qu'il n'y avait jamais vraiment que de la vérité dans ses paroles. Si elle savait que même lorsqu'il la voyait de loin avant la guerre, il lui était presque impossible de ne pas lui mentir. Il mentait dans ses gestes, dans ses paroles. Il lui mentait lorsqu'il lui souriait, parce qu'elle prenait ça pour des attitudes totalement amicales, comme lorsqu'il s'était énervé quand elle lui avait appris pour elle et Joshua. Il mentait des pieds à la tête, le Grey. Il mentait sans arrêt à sa meilleure amie en lui cachant ses véritables sentiments. Des sentiments bannis, troublant considérablement James. Des sentiments... interdits.
    Pourtant, au fur et à mesure, il avait appris à vivre avec. Avec cette imposture. Oh, bien sûr, il ne savait pas vraiment comment il réagirait si Cherry s'entichait de quelqu'un d'autre, mais pour conserver leur relation purement 'platonique', il mentirait de nouveau. James essaierait de sourire à la Nissena. Ou bien... ou bien il déchiquetterait lentement son petit ami.

    Il chassa ses idées meurtrières pour se concentrer sur les paroles de Cherry Colven.

      CHERRY - Tout ça pour te dire...que ce genre de chose une prochaine fois j'aimerais les savoir de toi en premier. Pas de petits premiers années curieux. Nous nous sommes cachés tellement de chose l'an dernier, tu as vu ou ça nous a mené?

    Où ça les avait menés ? James savait très bien où ça l'avait mené ! Devant un grand gaillard d'une trentaine d'année, entraîné pour des combats et qui lui avait fait un bel hématome sur la joue ! Ca l'avait mené à comprendre tout ce qu'il n'avait pas su lire entre ses propres lignes. Ce sentiment de jalousie, de sur-protection envers la jolie rouquine, cette manie de ronchonner dès qu'elle parlait d'autres garçons... Et Joshua lui avait fait admettre, avec Alice : Il en était éperdument et incontestablement fou amoureux. Et s'il avait eu du mal à le concevoir, il ne pouvait pas se mentir comme il mentait à sa Cerisette. Il n'avait jamais ressenti ce sentiment auparavant, et il aurait aimé ne jamais le connaître. Tomber amoureux de quelqu'un qui en aime un autre, ce n'est pas le pire. C'est de se rendre compte qu'on ne sera jamais plus qu'un ami de longue date, quelqu'un à qui on raconte ça.
    De nouveau, il secoua un peu la tête, essayant de sortir de ses réflexions désagréables. Dès qu'il eut remis les pieds sur terre, James remarqua tout de suite les yeux un peu humides de sa camarade. Son coeur cessa momentanément de battre (ou en tout cas, c'était l'impression qu'il lui donnait). Il l'avait blessé, il s'en voulait. Il sentait sa main serrer le tissu de son haut.

      CHERRY - ...on va perdre contact.

    Il n'avait réellement enregistré que ça. Les mots de Cherry le frappèrent en pleine poitrine. Bien sûr, les deux amis étaient en dernière année à Swelty et cette dernière année était souvent sujette à beaucoup d'inquiétudes : la vie active, les examens en fin d'année et les amis. Les amis qu'on risque de ne plus voir, dont on risque de ne plus jamais avoir de nouvelles. Les amis qu'on nous oublie, qui nous oublie, parce que le temps possède cette horrible manie de tout détruire sur son sillage. Alors, dans une soudain rage, James attrapa l'épaule de Cherry et se leva, de façon à s'accroupir sous les yeux de la rouquine. Il fronçait les sourcils, et prit la parole d'un ton déterminé.

      JAMES - On ne va PAS perdre contact. Je t'interdis de penser ça une seule seconde, d'accord ? Parce que c'est stupide ! Parce que même si on le voulait, on y arriverait pas. On pourrait pas s'oublier. Parce qu'après tout, 'on oublie jamais vraiment ceux qu'on a aimé', pas vrai ?

    Il avait enchaîné ça tout d'une traite et il regrettait déjà ses dernières paroles. Un énorme sous entendus s'était glissé dans son monologue. Mais ses doutes et ses craintes d'être "découvert" s'estompèrent quelque peu : après tout, les amis aussi se disent qu'ils s'aiment. Oui, de véritables amis n'ont pas de gêne à se dire qu'ils tiennent à l'autre de façon considérable.

      CHERRY - James, sais-tu comment on peut être certain... certain d'être amoureux ?

    L'assurance de James dans ses précédentes paroles s'estompa aussi vite qu'elle était arrivée, fixant son amie avec incompréhension. Il se sentit désarmé face aux paroles murmurées de Cherry. Il était étrange qu'elle lui pose ce genre de question, lui qui n'y connaissait pourtant pas... grand chose des réactions typiques de ceux qui s'entichent, bien qu'il en fasse parti irrévocablement.

      JAMES - Je... J'imagine que tu le sais mieux... que moi.
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Cherry Colven
MessageSujet: Re: life is just a bowl of cherries - (CHERRY) Sam 6 Nov - 10:15

    Quand il saisit son épaule, Cherry ne rougit pas, pas cette fois. Elle avait trop mal pour ça. Ces propres mots l'avaient blessé mais c'était une dure réalité à laquelle les gens étaient parfois contraints. Il s'accroupit, elle le regarda faire en laissant ses larmes couler sur sa joue. Il semblait extrêmement sérieux, peu de fois elle l'avait vu froncer les sourcils de la sorte et sous ce regard puissant elle se sentait déjà incapable de protester à ce que James allait dire. Elle continua de l'observer, à moité béate, puis elle l'écouta attentivement. Son ton se rajoutant à son regard, elle rougit de nouveau, autant de surprise que séduite par les mots si bien choisis du Cohary. Son cœur se desserra un court instant.

      - On ne va PAS perdre contact. Je t'interdis de penser ça une seule seconde, d'accord ? Parce que c'est stupide ! Parce que même si on le voulait, on y arriverait pas. On pourrait pas s'oublier. Parce qu'après tout, 'on oublie jamais vraiment ceux qu'on a aimé', pas vrai ?


    Il avait raison. Il avait du placer exactement la bonne phrase au bon endroit, faisant même tirer un petit sourire à la rouquine entre les perles coulant de ses yeux. Lui et Cherry ne pouvaient pas s'oublier. Ils étaient les meilleurs amis du monde, comment pourraient-ils se faire. Et puis, avec cet étrange sentiment qu'elle admettait enfin, elle se dit qu'il y avait un facteur de plus les empêchant de devoir se dire au revoir à tout jamais à la fin de cette année là. Elle songea à une question, bien simple mais dont elle voulait la réponse. Elle ne la posa pas tout de suite et se cacha le visage et posa son autre question avant. Elle ne pensait pas qu'il allait l'entendre, mais il le fit. Elle ne pensait pas qu'il allait répondre même s'il l'entendait, mais il le fit également. En entendant de nouveau la voix de l'étudiant, elle releva ses yeux et le regarda. Elle ricana. Sa réponse était un peu idiote mais dans un sens elle était vraie. La rouquine eu un léger sourire et reprit la parole.

      -J'imagine que tu as raison.


    Elle essuya ses nouvelles larmes bien qu'elles coulent encore très légèrement et se leva, saisissant le bras de James pour le forcer à en faire de même. Après quoi elle lui tourna le dos. Pendant un moment, la rouquine se dit que cet instant là était parfait pour lancer un " Ça te dit d'aller faire un truc... " et changer de sujet, mais son cœur contredisait cette option. Elle avait un grand désir à cet instant même. Elle serait les points pour se retenir de l'effectuer. Elle ne voulait pas briser leur amitié. Tremblante tellement elle devait se retenir, elle reparla et les larmes se refirent plus nombreuses. Peut-être était-ce du à son manque de sommeil, mais elle ne pouvait vraiment pas les empêcher de couler cette journée là.

      -Tu promets qu'on ne perdra pas contact, n'est ce pas?


    De sa main elle épongea pour la énième fois ses joues. Elle se mordait les lèvres, ses joues avaient prit une teinte complètement rouge car son désir était maintenant une image dans sa tête. Oui, dans son imagination elle se voyait déjà se retourner, et James poser sa main sur sa joue avant qu'ils se rapprochent tout les deux, que leurs lèvres entrent en contact et échangent un baiser. Elle voulait chanter pour lui et avec lui. Elle voulait qu'ils dégustent ensembles des cerises, ce qui devait être un de leurs plus grands passes temps. Elle s'imaginait déjà agripper à lui la prochaine fois qu'ils iraient faire du balai.

      -Tu m'emmèneras faire du balai une autre fois, n'est ce pas?


    Elle rêvait d'un futur avec son meilleur ami. Ils s'entendaient si bien malgré toutes les querelles. Elle avait déjà songé au fait que James ferait un merveilleux père et il n'y avait pas que cela, même si pour le moment l'idée d'avoir des enfants était quand même très loin. C'était comme si à partir du moment ou elle admettait ce sentiment qu'elle avait pour ce cher Grey, elle oubliait ses défauts et ne voyait que les bons moments qu'ils pourraient passer ensembles si leur relation allait plus loin. Juste à ses songes, elle rougissait et tremblait un peu plus. Son cœur battait à la chamade et ses jambes chancelaient tellement elle s'obligeait à ne pas agir. Mais la tentation fut trop forte.

    Elle se retourna, ses cheveux volant derrière elle dans son mouvement, elle sécha encore les gouttes étant tombées de ses yeux et délicatement elle posa une mais sur la joue gauche de l'autre en souriant. Son autre "patte" quand à elle saisit plutôt brusquement la chemise du garçon. Elle ferma doucement les paupières et tira son ami vers elle. Quand elle fut assez près pour sentir son souffle elle les entrouvrits, elle eut un autre petit "smile", prenant le temps d'arrêter pour faire glisser la plus haute de ses mains sur l'épaule du sorcier. Puis finalement en les fermant de nouveau elle rempli le vide entre eux. Ce n'était plus son imagination, elle avait embrassé James. Leur lèvres se touchaient. C'était doux, c'était chaud...c'était étrangement différent de tout baiser qu'elle ait eu avec Joshua. Son cœur battait tellement vite qu'elle se demandait si elle n'allait pas faire une crise, mais au moins elle avait trouvé une réponse à sa question de tout à l'heure. Embrasser pouvait permettre de savoir si on aime vraiment une personne. Ce baiser, aussi simple soit-il, elle ne voulait pas qu'il s'arrête. Jamais.
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James Grey

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MessageSujet: Re: life is just a bowl of cherries - (CHERRY) Sam 6 Nov - 12:22

    James Grey avait de maintes fois rêvé d'un baiser échangé avec Cherry Colven. Bizarrement, ces derniers se terminaient toujours avec soit une claque dans sa gueule, soit un poing dans sa gueule (de la part de William, ce coup-ci). Alors, au réveil, le Cohary n'était plus trop emballé d'être amoureux de la jolie rouquine.
    Souvent, ces rêves se déroulaient de manière similaire aux autres ; ils étaient au bord du lac, l'herbe était verte, le ciel était bleu, il n'y avait pas un seul oiseau dégoûtant pour gâcher ce moment parfait et lentement, les deux Sweltiens se retrouvaient étroitement enlacés, sans oublier le passage où finalement tout s'écroule. Il était d'ailleurs rare ces temps-ci que son cerveau lui envoie des images si agréable. Un peu bête comme songe "agréable", mais n'oublions pas que nous sommes dans la tête de James Grey, et qu'il ne s'imaginait pas toucher les lèvres de Cherry autrement que de façon terriblement romantique et naturelle.
    Le nigaud.

    Cherry accepta la réponse un peu idiote de James sur le fait de savoir si l'on était amoureux en disant même qu'il avait sûrement raison. Oh, certes, il y avait quelques procédés mais bon, il s'était retint de lui en exposer quelques uns. Après tout, si la jeune Nissena s'était encore entichée d'un autre gars qu'il ne pouvait pas se cadrer, James s'en voudrait longtemps de lui avoir filer des tuyaux pour avoir ce jeune homme dans la poche. Hors de question qu'elle voit quelqu'un d'autre que lui, il ne pourrait décidément pas s'y faire. Bien entendu, si cela devait arriver, il avait compris comment il réagirait très exactement : il devrait se la jouer hypocrite devant Cherry si elle arrivait quand même à se caser avec un grand dadet qu'il imaginait déjà blond, mais quand il coincerait cette petite fiente d'oiseau au détour d'un couloir, ça saignerait...
    Se mordant la lèvre, James essaya de se concentrer de nouveau sur la discussion qu'il avait avec la Colven. D'un simple hochement de tête, il promit. Il promettait que jamais il ne l'oublierait. Et il savait d'avance qu'il n'y arriverait jamais. Qu'une personne telle que Cherry était inoubliable. Avoir passer sept ans de sa vie avec elle jouait grandement dans ça aussi. Et c'est avec plaisir que James passerait bien le reste de sa vie avec Cherry.

    Finalement, la rouquine se leva, l'emportant avec lui. Cherry devait en avoir marre de rester enfermée, et il comprenait : dehors, le temps était clément pour un vol à balai...

      CHERRY - Tu m'emmèneras faire du balai une autre fois, n'est-ce pas ?
      JAMES - Sans aucun doute.


    Il avait répondu avec une nouvelle énergie et une détermination bien sentie, qu'il voulait que Cherry sente et de ce fait, reprenne confiance. L'avenir ne leur avait pas souri ces derniers temps, et il savait qu'elle doutait sûrement de ce dernier maintenant toutes ces atrocités terminées. Lui aussi, d'une étrange façon, il le craignait de plus en plus. La guerre avait fait ressurgir des moments du passé, et ils étaient loin d'être plaisants. Tous ces cris hantaient ses nuits, ses pensées. Si James lui même n'était plus à participer à la guerre, son cerveau lui envoyait des images et des sons comme s'il y était encore, ce qui n'avait pas pour mérite de détendre le jeune Cohary.
    Secouant un peu la tête pour chasser une énième fois des pensées un peu noires, James se sentait un peu désarmé. Cherry semblait étrange, il y avait quelque chose de nouveau dans sa façon d'être. Quelque chose que James n'arrivait pas à mettre un nom dessus. Quelque chose qui la perturbait certainement autant que lui maintenant. Pensait-elle encore à Rosa ? S'inquiétait-elle pour quelqu'un ? S'interrogeait-elle encore sur le sujet Tiffany ? Elle était si imprévisible que James savait qu'il ne trouverait pas à quoi elle pensait ; il avait beau la connaître, la jeune Colven restait souvent pour lui un mystère.
    Elle était d'ailleurs de dos et était encore moins déchiffrable. James se surprit même à descendre son regard vers les hanches de la jeune fille. Harf. Rouge aux joues. Putain, cette fille ne lui facilitait pas la tâche avec ses courbes attirantes, cette peau satinée... S'il devait faire une liste, James était certain qu'il n'aurait pas fini avant les fêtes de fin d'année. De nouveau, son esprit se mit à gambader. Il imaginait déjà une Cherry encore plus fascinante, contre lui, légèrement dénudée...

    Il se mit une claque mentalement. Penser à autre chose. Tiens, par exemple. Bah oui tiens, à des oiseaux, ces choses immondes et dégoûtantes.

    Mais même les pigeons crasseux d'une place en centre ville pollué moldu n'arrivait pas à empêcher James de penser comme un MEC. Alors, oui, Cherry avait raison : il avait un peu la cervelle dans le pantalon à certains moments. Et c'était très embarrassant si la situation et ses désirs lui échappaient. Et hop, il suffisait de voir Cherry se retourner brutalement et de voir ses cheveux bouger de cette façon pour qu'il imagine déjà sa main s'engouffrant dans sa crinière.

    James ne prit pas part à la réalité immédiatement. Il essayait juste de retrouver son calme et de penser à CES PUTAINS DE PIAFS.
    Etrangement, il réussit à se calmer. Quand Cherry posa lentement sa main sur sa joue gauche, contact anodin qui eut le don de laisser bête et muet notre James. SOS, rappel, on se réveille, c'est quoi ce bordel ? Qu'allait-elle faire encore ! C'était quoi ce regard si... si différent. Et ce sourire.
    Il était bizarre ce sourire. C'était pas un sourire Colven ça. C'était un sourire... franchement captivant. Franchement différent. Mais James ne sut pas correctement le définir. D'ailleurs, il ne savait pas trop ce qui se passait, si c'était bien la main de Cherry contre son torse recouvert d'un tissu fin. Si c'était bien elle qui l'attirait dangereusement de lui. Si c'était bien son souffle à elle qui chatouillait son menton. Si, en apparence, il semblait totalement envoûté, il était, à l'intérieur, complètement pommé. C'était quoi ce numéro qu'elle lui faisait ?

    Et soudain, le temps se suspendit.

    Peut-être que James avait l'air un peu idiot, là, les globes oculaires grands ouverts, le coeur battant la chamade, tandis que Cherry Colven avait délicatement posé ses lèvres contre les siennes. Il rêvait. Oui, dans quelques secondes, un William hors de lui et rouge comme une tomate allait leur tomber dessus et aller tuer le dernier Grey, qui se réveillerait déstabilisé, dans le dortoir sombre, où les ronflements de ses camarades le ferait revenir rapidement à la réalité.
    Mais aucun William Colven ne vint. Ni même une météorite, ni rien du tout.
    Alors, petit à petit, James osa espérer. Il osa de nouveau s'imaginer passer des moments en tête à tête avec Cherry, en ayant le droit de lui caresser la joue sans qu'elle ne trouve ça suspicieux, en ayant l'autorisation de la regarder autant qu'il le voulait, en ayant la permission totale et sans limite de dévorer ses lèvres. Il osa de nouveau les visualiser recroquevillé dans un fauteuil moelleux en rigolant comme avant mais, à la différence d'avant, ils se diraient au revoir d'un baiser et partiraient dormir le sourire aux lèvres. Cherry Colven était bel et bien en train d'embrasser James Grey au milieu de la salle commune, entièrement vide.
    Alors, avec douceur, il s'écarta de quelques centimètres son visage de celui de Cherry. Il posa lentement sa main droite sur sa joue, pour caresser ensuite habilement et avec une nonchalance fébrile la ligne de sa mâchoire et enfin pour se caler derrière sa nuque, suivant du regard le chemin de celle-ci. Son regard remonta ensuite vers celui de la Nissena.

    Il n'osait pas parler.
    Il ne savait pas quoi dire de toute manière.
    Et, franchement, il en avait rien à foutre.

    Sa main gauche vint se caler dans le creux des reins de la jeune fille. Frôlant doucement de ses lèvres la bouche de Cherry, James se mordit la lèvre. Il n'hésitait plus désormais. Toute sa gène s'était envolée. Toutes ses pensées désagréables aussi. Il n'y avait plus rien qui comptait que celle qu'il avait devant lui.
    Il l'embrassa une seconde fois, fermant les yeux pour profiter plus intensément du moment qu'il attendait depuis longtemps. Il respirait mal, il était fébrile. Ce n'était pas comme quand il avait embrassé Tiffany et qu'il avait cru que c'était Cherry. Il n'y avait pas de marge d'erreurs. Ce coup-ci c'était la vraie Cherry qu'il avait devant lui, qu'il avait entre ses mains. Doucement, il brisa la barrière de ses lèvres, explorant avec plaisir l'intérieur qu'elles cachaient, qu'elles gardaient. Par les chaussettes de merlin, c'était le plus beau jour de sa vie. Et puis, James abandonna cette douceur. Avec passion, il rendit son baiser plus brûlant. Sa main droite s'engouffra dans la chevelure soyeuse de Cherry, tandis que l'autre se chargeait de la rapprocher encore plus de lui. Il la noyait d'amour.

    Mais, comme dans ses rêves, quelqu'un fit s'écrouler l'onirisme.
    Lui-même.
    James brisa cette étreinte soudainement, s'écartant brutalement de la jeune fille, la respiration un peu saccadée.

      JAMES - Je ne pense pas que tu saches ce que tu fais. Je ne pense pas que tu songes aux conséquences de.... Tu... Tu ne m'aimes pas, enfin je veux dire pas comme il faudrait. On peut pas jouer avec ça...


    Merlin, il mourrait d'envie de lui dire.

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Cherry Colven
MessageSujet: Re: life is just a bowl of cherries - (CHERRY) Dim 7 Nov - 4:02

    Il lui avait promit silencieusement. Elle n'avait pas besoin de le voir pour le comprendre. Et pour le balai, même s'il avait dit non elle aurait trouvé un moyen de l'y obliger. Mais elle n'eut heureusement pas à le faire et ça la rendait heureuse d'entendre la voix de James accepter sans hésitations. Elle savait très bien qu'à force de ne plus se retenir, elle prendrait un risque. Pour leur relation, leur amitié, leur fraternité. Elle mettait tout ça en péril.

    Comme vous le savez déjà si bien, elle l'embrassa.

    Cherry était étonnée par la douceur des lèvres de son ami. Elle aimait cette proximité, cette sensation qu'elle n'avait pas eu depuis Joshua et qui encore là était au moins cent fois meilleure en ce moment avec James, ce qui d'ailleurs la surprenait tout autant. Elle ne pensait plus à rien, seulement à ce contact. Sa main se serrait sur la chemise du garçon tandis que l'autre glissait de nouveau, faisant le long du bras du jeune homme pour partir par l'arrière et faire un petit détour très court sur une fesse et finalement remonter sur le dos. C'était un jeu non seulement amusant mais également soulageant. Elle ne tremblait plus. Elle ne se questionnait plus. Les larmes ne coulaient plus. Elle avait trouvé une réponse qui dans un sens la réjouissait et dans l'autre la troublait mais était juste. Plus juste que quand elle avait cru aimer Joshua. Certes, elle l'avait fait, mais elle voyait la différence entre une amourette et un amour vrai. Josh, elle s'en était remise en quelques temps et même si elle croyait toujours l'aimer, elle n'avait pas pensé une seule fois à lui pendant la guerre. Ce cher Grey, elle avait pleuré et vacillé de peur en criant quand elle avait su qu'une bataille était déclarée. Elle n'avait pas dormi pendant des jours à s'inquiéter -et penser à sa sœur également-. Elle avait pleuré juste à le revoir. Elle avait été jalouse d'une histoire que même lui avait déjà oublié. Et par dessus tout, elle lui avait fait assez confiance pour le suivre sur son balai alors qu'elle avait un vertige très intense. Par dessus tout, c'est probablement la chose qui lui sautait le plus aux yeux. La confiance.

    De tout le monde sur cette planète, une seule personne pouvait lui faire faire une folie de la sorte. Sa peur était présente depuis toute jeune. Elle était si grave que son père avait, après plusieurs supplications, fait des démarches pour qu'elle n'ait pas de cours de balai. Oui, seulement James avait réussi à la faire monter sur le "moyen de transport" plutôt cliché du sorcier. Et puis, il n'y avait pas que cela. Elle ne se souvenait pas d'avoir vu son copain en couple, mais elle savait très bien qu'il était non seulement trop gentil pour être infidèle, mais probablement était-il trop coincé pour même tenter d'essayer. Elle le connaissait plus que n'importe qui, et c'était probablement réciproque bien que chacun ait sa part de mystère.

    Il s'éloigna doucement, elle suivit un peu le mouvement en ouvrant les yeux très lentement. La tendresse de la main de James, caressant sa joue et son cou en allant vers sa nuque la rendirent tout simplement dingue. Dingue dans le bon sens du terme, elle appréciait cette affection, ce doux contact. Elle souriait en refermant les yeux pour savourer l'étreinte que son Nounours lui offrait. Elle trouvait étrange de le surnommer ainsi dans ce genre de moment. En ce moment, il n'était pas mignon, il était tendre et séduisant. Jamais elle n'aurait cru un jour penser cela de James Grey, mais elle le faisait, elle ne pouvait plus s'en empêcher. C'était naturel maintenant de penser ainsi. La deuxième main de l'étudiant se posa sur son dos, dérapant plutôt bas. Ça ne la dérangeait pas plus que cela, elle affectionnait tout geste pouvant les rapprocher plus qu'ils ne l'était déjà. Entre temps, son cœur battait tellement rapidement qu'elle ne le sentait même plus. Puis il fut celui à entamer le second baiser. Il se commença tout aussi délicatement que les câlins l'avait été. Puis, après un certain temps, le sorcier s'aventura plus loin. Sans demander permission, il brisa la barrière des lèvres de la rouquine. Il n'en avait pas besoin. Elle fut quelque peu abasourdie de voir que son ami ne semblait plus gêné. Elle n'allait pas s'en plaindre, il n'était pas mauvais pour embrasser. Encore une songe que la rouquine avait cru ne jamais songer de James. Bien sur, elle lui répondait et profitait de se bris pour voyager également.

    Puis la tendresse fit place à la passion. Quand il parcouru ses cheveux de sa main et la rapprocha de lui, la Colven ne se fit pas prier et s'approcha un peu plus. Puis soudainement le contact se rompit. Tout aussi brusquement les yeux de la rousse se rouvrirent. Elle l'observa, inquiète. Elle ne comprenait pas jusqu'à ce qu'il prenne la parole.

      -Je ne pense pas que tu saches ce que tu fais. Je ne pense pas que tu songes aux conséquences de.... Tu... Tu ne m'aimes pas, enfin je veux dire pas comme il faudrait. On peut pas jouer avec ça...


    Aussitôt, elle répliqua.

      -J-je ne joue pas!


    C'était sorti tout seul, mais elle savait que c'était vrai. Elle se ne l'était pas admit pour rien. Elle ne savait pas comment se justifier. Elle laissa parler son cœur qui s'en remettait de toute cette rythmique récente.

      -Je...il y a tant de chose que j'aurais du remarquer plus tôt. Finalement je m'en rends compte parce qu'inconsciemment je le savais déjà mais je ne le voyais pas de la même façon. Depuis notre première année je te vois comme un frère...mais ce n'est pas ça. Mon cœur...m'indique qu'il y a plus. Depuis ce moment ou pour la première fois tu m'as fais rougir. Depuis ce moment ou je t'ai vu comme un homme...pas un gamin. Depuis cette balade en balai, tu es une priorité. Dès que Josh n'a plus été là j'ai voulu être avec toi! J'étais juste trop conne pour l'admettre.


    Elle criait presque. Elle voulait qu'il l'entende, qu'il la comprenne. À plusieurs reprises elle avait prit le temps de trouver les bonnes paroles. Elle venait de casser leur amitié à tout jamais. Admettre une telle chose ça faisait des séquelles. Elle avait peur, c'est à partir de maintenant que tout se jouait. Et si ce n'était pas réciproque? La sorcière mourrait. La dernière chose qu'elle voulait c'était le perdre. Mais après avoir attendu six ans pour Josh et finalement avoir été démolie, elle aimait mieux ne pas attendre. Si elle attendait et que ça ne fonctionnait pas, ils se quitteraient en mal entendu. Elle ne voulait pas d'une histoire avec une fin malheureuse. Elle en avait déjà eu une, c'était largement suffisant. Encore une fois, elle avait mal au cœur juste à songer à perdre son ourson. S'il refusait ses avances, bien, elle ferait de son mieux pour rester son amie coute que coute, pour profiter des peut-être derniers instants qu'ils passeraient ensembles. Elle se mordait la lèvre, stressée à l'idée d'entendre ce qui allait poursuivre. Elle voulait vraiment qu'il la croit, elle poursuivit sans vraiment s'en rendre compte.

      -E-et pour preuve. Rosa et Wilven m'ont offert une peluche à Noël l'an dernier. En me la donnant, elle m'a demandé comment j'allais l'appeler, en me rappelant une vieille anecdote de famille. Je l'ai nommé James, comme ça. Peut-être parce que c'est un ours, j'en sais rien. L'important c'est que tu saches c'est que cette peluche, à chaque fois que je me suis sentie mal je l'ai enlacé en me disant que quand je te reverrais j'en ferais de même et toutes mes douleurs s'évaporeraient. Pendant la guerre, je ne la quittais pratiquement jamais en priant pour qu'un jour je puisse enfin faire un câlin au vrai James. Tu m'as énormément manqué, je me suis fais énormément de soucis. Je ne veux plus jamais prendre le risque de te perdre. Je veux être à tes côtés quand tu te bats autant que quand tu est heureux parce que de toutes les personnes que je connaisse c'est à toi que je tiens le plus! Je-


    Toutefois, même après tout cela, elle n'arrivait pas à dire une dernière phrase. Une dernière phrase qui, même si composée de trois petits mots, etéait probablement la phrase la plus difficile à dire pour toute personne de ce monde. Elle se tut donc. L'inquiétude et la peur se lisaient sur le visage de la jeune adulte. Déjà elle regrettais toutes ces révélations et elle n'avait même pas eu la réponse.
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James Grey

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MessageSujet: Re: life is just a bowl of cherries - (CHERRY) Dim 7 Nov - 5:46

    Jamais le Cohary ne s'était senti aussi fébrile, aussi tremblant. Même pendant la guerre, il avait réussi à garder un calme apparent devant Delilah, alors que des sorts fusaient en tous sens. A l'inverse, en ce moment, la situation était quand même bien moins critique : il venait juste d'embrasser avec ardeur la fille qu'il aimait et pourtant, il n'arrivait pas à se contenir. C'était si soudain, si inattendu... C'était vraiment le bordel dans sa tête.
    James s'était retourné, posant une main sur sa hanche et l'autre contre son front, faisant désormais dos à son amie. Il ne pourrait jamais la regarder en face après le manque total de contrôle qu'il lui avait fait subir. Il lui avait presque sauté dessus, MERLIN. Certes, le Cohary exagérait, mais pour lui, tout ceci, c'était de sa faute. D'ailleurs, d'une certaine manière, ce second baiser lui avait été fatale : jamais il ne pourrait se passer plus longtemps de ce genre d'étreinte avec la rouquine. Et tandis qu'il s'insultait de tous les noms pour son erreur, Cherry coupa court à ses réflexions.

      CHERRY - J-je ne joue pas !

    Ses yeux s'agrandirent, sa main droite sur son visage retombant alors lâchement le long de son corps. James n'avait pas bougé, n'osant toujours pas se confronter à sa meilleure amie. Dans la tête de James, il était impossible que la demoiselle puisse ressentir le moindre sentiment semblable à ceux que James avait pour elle, même après ce qu'elle avait fait, même après ce qu'elle avait dit. Il y avait sûrement une explication tout à fait contraire à ce à quoi il espérait. Encore un truc imprévisible de la part de la Nissena, un truc complètement loufoque qu'elle avait eu l'intention de lui expliquer AVANT QU'IL NE L'EMBRASSE UNE NOUVELLE FOIS comme le sombre et éternel imbécile qu'il était. Et là, forcément, il s'était démasqué ! Sûrement ridiculisé aussi. Il n'aurait pas souhaité lui faire comprendre qu'il l'aimait de cette manière là. Il aurait voulu que tout se passe différemment... ou alors que ça ne se passe pas du tout. Après ça, leur amitié était vouée à l'échec, c'était certain.
    Car oui, James n'arrivait toujours pas assimiler les précédentes paroles de Cherry. Elle ne jouait pas. Mais si elle ne jouait pas, que faisait-elle alors ? Un test sorcier tiré d'un magazine complètement con ? Ç'aurait étonné le jeune homme de la part de la Nissena. On embrasse pas les gens comme ça, c'est pas... c'est pas poli !

      CHERRY - Je... il y a tant de choses que j'aurais du remarquer plus tôt. Finalement je m'en rends compte parce qu'inconsciemment je le savais déjà mais je ne le voyais pas de la même façon.

    "Ca y'est. T'es cuit, mec." songea-t-il en fixant la tapisserie qui lui faisait face. Elle avait deviné. Elle savait qu'il était raide dingue d'elle. Elle savait qu'il ne pouvait pas se passer d'elle. Et lui, il savait maintenant que rien ne changerait ça. Que n'importe quel effort pour effacer ses sentiments reviendrait à un échec. Il aurait beau sortir avec des tas de filles, penser à autre chose, elle serait toujours là, dans un coin de sa tête, à resurgir à chaque moment. Il s'inquiéterait toujours plus pour elle que comme un ami le ferait, il penserait à elle toujours plus qu'un simple camarade le ferait. Il avait beau faire comme si de rien n'était, James était maintenant pratiquement sûr que toute l'école était au courant des sentiments qu'il éprouvait envers sa meilleure amie. Parce qu'en l'occurence, James n'avait pas réussi à cacher ça. Pas assez pour que Cherry ne remarque rien.
    Toute leur amitié, gâchée, après tant d'années, parce que cet abruti avait encore été trop maladroit.

      CHERRY - Depuis notre première année je te vois comme un frère...mais ce n'est pas ça. Mon cœur...m'indique qu'il y a plus. Depuis ce moment ou pour la première fois tu m'as fais rougir. Depuis ce moment ou je t'ai vu comme un homme...pas un gamin. Depuis cette balade en balai, tu es une priorité. Dès que Josh n'a plus été là j'ai voulu être avec toi! J'étais juste trop conne pour l'admettre.

    Elle avait crié. Il n'avait enregistré que la fin de son monologue.
    James tourna un peu la tête, les yeux baissés, ne voulant pas croiser le regard de la jeune fille. Pourtant, désormais, il s'en empêchait presque, de se retourner, de hurler lui aussi. C'était quoi, ça ? Que voulait-elle dire exactement par "Dès que Josh n'a plus été là, j'ai voulu être avec toi" ? Qu'il était une sorte de... de substitution, un remplaçant ? James n'arrivait pas à lire entre les lignes. Il ne comprenait pas ce qu'elle voulait lui faire comprendre, surtout qu'il n'écoutait finalement qu'à moitié.
    C'était un parfait exemple pour montrer à quel point James était aveuglé. Lui qui s'était toujours dis que jamais il ne pourrait un jour être le petit ami de Cherry Colven, ç'avait finalement atteint son cerveau et il rejetait les propres paroles de cette dernière. Il avait un blocage, un truc "anti-faux espoirs". Une barrière. Une carapace. Quelque chose qui le protégeait de nouvelles déceptions. Parce qu'il en avait marre, de s'illusionner, de croire, de rêver. Rêver, c'est pour ceux qui sont courageux. Il ne l'était pas lui, ou en tout cas, il ne se voyait pas comme tel.

    Toujours immobile, il écouta maintenant avec attention ce que son amie lui déballait rapidement. Un flot de paroles s'écoulait et James n'en ratait pourtant pas une miette. Lui qui avait quelques problèmes de concentration en cours, il avait tout retenu de ce qu'elle lui avait dit. Touché, il n'avait rien répondu, laissant sa bouche s'entrouvrir lentement au fil des secondes, mais rien ne sortit. Lui aussi s'était fait un sang d'encre. Lui aussi n'avait pas passé une seconde sans penser à elle.

      CHERRY - Je ne veux plus jamais prendre le risque de te perdre. Je veux être à tes côtés quand tu te bats autant que quand tu es heureux parce que de toutes les personnes que je connaisse c'est à toi que je tiens le plus! Je-

    Pour lui aussi, Cherry était en quelque sorte la personne la plus importante à ses yeux. Parce qu'il ne restait plus qu'elle. Parce que sans elle, il était seul. Sans elle, il était perdu.
    C'était un peu Sacha sans Pikachu quoi.

    Et puis, brutalement, il enregistra. James se retourna, attendant la suite, le coeur battant. Pourtant rien ne vint. Cherry avait finit de déballer son sac. Peut-être que c'était à son tour alors. Le moment était venu pour James d'en finir avec ces mensonges. Mais ce "Je" suspendu l'intriguait encore au plus haut point. En l'entendant, ses sourcils s'étaient froncés, son esprit s'était emballé. Qu'avait-elle l'intention de dire ? Bizarrement, James savait d'avance qu'il n'obtiendrait rien d'elle tant qu'il ne parlerait pas avant.
    Alors, lentement, il s'approcha d'elle, à quelques centimètres, la tête basse, les mains dans les poches, le teint rouge vif. Les mèches de ses cheveux noires de jais bouchaient sa vue. Il ne verrait pas comment elle réagirait. Il ne verrait rien.

      JJAMES - Je te comprends pas. Je ne vois pas ce que tu essaies de m'expliquer, mais en tout cas je sais que... je sais une chose...

    Il se racla la gorge, petit temps qu'il s'accordait pour trouver les mots. Il y avait un doute qui l'empoisonnait. Tout ça n'était pas clair ! Un ami ressentirait aussi tout ça ! Un ami ressentirait le besoin d'être toujours aux côtés de l'autre ! Il avait besoin de réponses concrètes, pas d'énigmes ! Alors soudain, il planta son regard chocolat dans celui émeraude de son amie. Les sourcils toujours froncés, le teint désormais plus pâle, James Grey avait une expression déterminée qu'on ne voyait pas souvent s'étaler sur son visage. Il enchaîna, ignorant son coeur qui explosait. Il fallait qu'il lui explique tout depuis le début.

      JAMES - L'an dernier je me suis battu avec Joshua, un peu après que tu nous ai dit à moi et Moly que tu l'avais embrassé. Parce que... parce que j'étais jaloux. Ca n'avait rien avoir avec le fait que j'avais peur qu'il te fasse du mal ou des conneries dans le genre, je savais très bien qu'il en était incapable, c'était un prétexte que je m'étais donné. J'étais juste jaloux, parce que c'était lui que tu aimais. Parce que c'était à lui que tu pensais pendant que moi... je te regardais.

    Le Cohary ricana nerveusement, passant sa main gauche dans ses cheveux. Il soupira, puis reprit, la voix tremblante, habillée d'un ton faussement amusé.

      JAMES - A un moment, il m'a frappé. C'est pour ça que je me baladais avec un pansement ridicule sur la joue. C'est pour ça que je t'évitais. Il m'a frappé parce que je lui ai demandé. Parce que... je voulais qu'il se défende et peu après... Il m'a fait comprendre quelque chose...

    Sa main droite quitta la poche de son pantalon. Hésitant, il posa doucement sa main sur la joue de Cherry, la caressant de son pouce. C'était le moment où jamais. Il ne pouvait plus reculer. Sa voix se fit alors plus douce, murmurante.

      JAMES - Il m'a fait comprendre que j'étais amoureux de toi, Cherry.
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Cherry Colven
MessageSujet: Re: life is just a bowl of cherries - (CHERRY) Dim 7 Nov - 8:42

    Ses poings se resserrèrent alors que James se retournait pour entendre une suite qui visiblement ne voulait pas sortir. Elle baissa le regard, incapable de lui faire face tout de suite. Il avait probablement compris son message, il ne faillait pas être trop intelligent pour comprendre ce genre de sous-entendus après tout. Elle se demandait comment il réagirait, comment il se sentait. C'est dans ce genre de moment ou elle aurait voulu pouvoir lire dans les pensées...ou peut-être pas. Elle avait encore des doutes après tout. Il parla. Au début de sa phrase elle ne pu s'empêcher de mettre sa main sur son front et soupirer sur un ton irrité. Il n'avait pas comprit. Elle lui avait tout déballé et il n'avait RIEN comprit? Toutefois elle ne s'attarda à cela plus longtemps. Il allait poursuivre et, comme tout à l'heure, il avait l'air plutôt sérieux et sur de lui. Enfin " sur de lui " c'était de grand mots. Elle releva les yeux pour le fixer. Il se racla, habitude que certains trouvaient dérangeant mais à laquelle Cherry était tellement confrontée qu'elle ne s'en souciait plus. Toutefois, cela lui confirmait qu'il avait quelques chose d'important à dire. N'empêche, elle ne put s'empêcher de se faire un commentaire à elle même pendant qu'il cherchait ses mots.

      *...je l'embrasse, lui dit que j'ai une peluche qui porte son nom et il fait pas le lien...je l'ai surestimé. *


    Il planta son regard dans celui de la rouquine. Ses songes un peu idiotes se turent et elle se fit attentive. Elle ne voulait pas manquer un mot de ce qu'il allait dire. Après tout, une phrase peut changer de sens quand on ne comprend pas tout ses mots. Cette fois si elle l'observa et ne bougea pas. Elle ne faisait qu'écouter et regarder le moindre changement sur son visage. Cette détermination tout à fait lisible sur ce dernier l'intriguait autant qu'elle l'effrayait. Toutefois, elle ne broncha pas et fut attentive, comme elle le voulait.

      - L'an dernier je me suis battu avec Joshua, un peu après que tu nous ai dit à moi et Moly que tu l'avais embrassé. Parce que... parce que j'étais jaloux. Ca n'avait rien avoir avec le fait que j'avais peur qu'il te fasse du mal ou des conneries dans le genre, je savais très bien qu'il en était incapable, c'était un prétexte que je m'étais donné.


    Un mot lui résonna dans la tête. Jaloux. Jaloux? De quoi? Certes, la réponse ne tarderait pas à arriver mais elle ne se retint pas de se questionner, d'espérer grâce à ces premières paroles qui déjà sous-entendaient encore mieux que ce qu'elle même avait dit à James. Quelqu'un de jaloux, c'est généralement quelqu'un qui aime, n'est ce pas? Ou peut-être avait elle tout compris de travers et James était en fait en train de lui avouer qu'il était homosexuel? Mais il faut dire que sa la dernière phrase c'est ce que ça pourrait vouloir dire! Enfin, vous devinerez que Cerisette abandonna bien vite cette hypothèse idiote, comme quoi la fatigue peut vraiment nous mener à d'étranges conclusions parfois. Elle toussota, toujours en l'écoutant, histoire de s'enlever les idées de la tête. Puis vint la phrase qui mettait tout au clair.

      -J'étais juste jaloux, parce que c'était lui que tu aimais. Parce que c'était à lui que tu pensais pendant que moi... je te regardais.


    Ces mots, combinés au rire nerveux du garçon, firent comme un interrupteur sur le cerveau de l'adolescente. La petite lumière venait de s'allumer, son cœur recommençait à battre à un rythme fou alors qu'il venait à peine de se calmer et ses joues s'empourprèrent. Elle eu une vision d'un cours de Défense Contre les Forces du Mal parmi tant d'autres, peut-être six ou sept mois plus tôt, ou elle regardait Joshua avec passion et quand elle s'était tournée vers James, ce dernier avait baissé le regard et fait semblant de noter quelque chose. Elle n'avait jamais su ce qu'il notait, tout ce qu'elle savait c'est qu'en fait il n'y avait rien à noter...l'enseignant racontait une anecdote très peu liée au cours. Maintenant elle avait compris ce qu'il s'était passé cette journée là, bien que , on s'entend, la phrase de James était plus figurée que réelle. Elle eut un léger sourire en se remémorant cette scène et elle laissa son ami poursuivre en demeurant silencieuse.

      -A un moment, il m'a frappé. C'est pour ça que je me baladais avec un pansement ridicule sur la joue. C'est pour ça que je t'évitais. Il m'a frappé parce que je lui ai demandé. Parce que... je voulais qu'il se défende et peu après... Il m'a fait comprendre quelque chose...


    À ces mots, elle même comprit quelque chose.
    "Je veux que celui qui t'aime plus que moi, soit celui que tu aimeras aussi, Cherry."
    James s'était battu avec Joshua. Il lui avait fait comprendre une chose. Une chose qui même sans la dernière phrase de son ami était maintenant évidente. C'était de lui que Josh avait parlé cette nuit là. C'était lui qu'il désignait comme étant son Vrai Prince. Elle comprenait aussi toutes les blagues que Moly avait pu faire à propos de James au début de leur sixième année. Probablement n'était elle pas la seule à avoir remarqué que James l'aimait. Alors qu'elle réalisait, l'étudiant posa sa main sur sa joue. La rouquine rougit, elle portait un air béa, elle le savait, mais elle ne pouvait l'enlever. Il était là pour rester. Son cœur s'emballa. Et dire qu'à l'origine tout ce qu'elle voulait se retrouver, maintenant elle attendait avec impatience ces mots que, venant du ténébreux enseignant, elle n'avait jamais pu entendre. Ces mots qu'elle avait également envie de partager mais qu'elle n'avait pas été capable de les laisser s'échapper. Elle le regardait encore dans les yeux. Enfin la voix de son camarade, maintenant très douce, retentit de nouveau.

      - Il m'a fait comprendre que j'étais amoureux de toi, Cherry.


    Elle se mordilla la lèvre de nouveau et sourit. Elle avait presque les larmes qui remontaient encore. Elle se mit sur la pointe des pieds et posa un très léger baiser sur les lèvres de James. Elle posa sa main sur l'épaule de son ami et recommença. Puis elle l'enlaça tendrement et avec toute la douceur qu'elle pouvait avoir. Posant maintenant son menton dans le creux du cou de son Nounours, Cherry soupira et serra un peu son étreinte pour se redonner le courage dont elle avait besoin. Cette fois ci elle y parviendrait.

      -Moi aussi...moi aussi je t'aime, idiot.
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James Grey

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MessageSujet: Re: life is just a bowl of cherries - (CHERRY) Ven 19 Nov - 7:53

(BAAAH le méchant retard ! désolée, j'ai été surbookée ma petite cerise <3 j'arrête de te faire languir, mais allez ! nos petits bébés sont désormais ensembles !!! *U*)


    Ca y'est. Il l'avait dit.
    Depuis qu'il avait compris qu'il était amoureux de Cherry, James ne s'était plus vraiment surpris. S'il savait peu de choses, il avait néanmoins réussi à apprendre comment il pouvait réagir à chaque moment ou ce qu'il pourrait dire et pourquoi, à n'importe quel instant. Il se connaissait mieux qu'on ne le pensait depuis la guerre et même avant, même s'il n'arrivait souvent pas à rejoindre les deux bouts de la plus simple des explications. Il était rare qu'il s'étonne désormais des mots qui sortaient soudainement de sa bouche, ni des gestes qu'il pouvait faire imperceptiblement. Il n'était pas voyant, ni médium, ni autre chose dans le genre. Le dernier Grey savait simplement que ses réactions lui étaient propres et il ne s'en surprenait plus franchement. Il avait fini par s'habituer lentement à son corps et à ses comportements. Comportements souvent ridicules, un peu maladroits et aux paroles parfois irrévérencieuses. Mais s'il se plaignait quelques fois de ses mains trop gauches, de ses rougissements trop fréquents, de sa concentration douteuse et de son physique qu'il ne jugeait pas très charmant, il n'arrivait pas à s'imaginer autrement que dans la peau de ce James gaffeur et impulsif qui faisait rire à ses dépends ses alentours.

    Au temps où il pouvait dormir de nouveau et plonger dans des songes sans la moindre peur, James s'était parfois vu dans une dimension complètement irréelle, là où il était sûr de lui, où sa coiffure était aussi impeccable que sa tenue et où un grand nombre de filles le suivait avec un oeil admiratif, non pas parce qu'il avait réussi à piquer un bon kilo de cerises dans les cuisines ou à faire coller une intellectuelle, mais parce qu'il les avait inondés de sa beauté, de son charisme, de son intelligence, de sa confiance. Il s'était ensuite vu en train de refuser toutes leurs avances de façon modeste et respectueuse, avant de se retourner vers Cherry Colven qui lui souriait de toutes ses dents. Un rêve idiot, enfantin, impossible, où la fille de ses rêves tombait finalement dans ses bras (avant que son frère ne débarque et lui casse la gueule, il s'entend). Un rêve dont il ressortait encore plus désespéré que la veille.
    Il y en avait des tas de similaire à celui-ci. Un autre, par exemple, où il arrivait à lui avouer sans difficulté qu'il ne pensait qu'à elle et que si ça la branchait de sortir avec lui, ça pouvait aisément s'arranger, tout ceci sur un ton léger et un peu désinvolte, la manière qu'ont tous ces charmeurs invétérés qu'une grande partie des demoiselles de l'école admirent avec tant d'étoiles dans les yeux rien qu'en entendant leurs prénoms. Oui, il aurait bien aimé naître avec cette assurance et cette élégance innées, désirées de tous, mais il n'avait récolté que des cheveux en bataille et des traits de caractère peu avantageux, qui l'avait toujours mené dans des situations délicates.

    Mais c'était finalement grâce à cette foutue imperfection handicapante que James Grey était en ce moment debout devant Cherry Colven et qu'il venait de lui avouer avec le plus de douceur possible qu'il était en vérité épris de la demoiselle depuis le temps où elle-même s'était entiché d'un autre homme. Qui s'était d'ailleurs avéré être son rigoureux inverse.
    C'était finalement grâce à cette foutue imperfection que James Grey s'était retrouvé devant ce dernier sous la pluie, et qu'il avait compris bien des choses.
    C'était irrévocablement grâce à elle aussi qu'il s'était mis à embrasser Tiffany sans le vouloir, lui ouvrant encore un peu plus les yeux. Et ceux de sa meilleure amie par la même occasion.

    Alors, voilà, grâce à elle, ça y'est, il l'avait dit. Ca allait et revenait dans son cerveau, doutant d'avoir réussi à prononcer ces mots depuis si longtemps enfouis dans sa gorge. Mais James s'était déclaré définitivement à la rouquine. Et s'il avait été pris d'une hardiesse et d'une témérité nouvelles, son coeur ne s'était pas calmé, le rappelant soudain à l'ordre. "Tu t'emballes, tu t'exclames à tort et à travers que tu l'aimes mais tu sais même pas si c'est réciproque !" Pourtant, à la suite du monologue que lui avait offert son amie, un nouvel espoir avait empli tout son être. Un espoir nouveau. Mais l'espoir, tout comme le Père Noël, ne faisait plus vraiment parti de la liste des choses en lesquelles James se complaisait à croire. Le jeune homme était buté : malgré toutes les paroles de Cherry si lourdes de sous-entendus, il n'osait pas s'imaginer de nouvelles des choses.
    Sa respiration s'était immédiatement coupé à la fin de sa déclaration, mais il n'avait plus vraiment peur, tandis que pendant l'attente de la réponse, son esprit gambadait contre son gré de nouveau, le laissant là, un peu raide devant Cherry Colven, plongé dans des souvenirs.

    Il avait eu trop souvent peur d'exprimer ce genre de chose.
    C'est un peu naturellement que lui vinrent par petits films des instants passés et qu'il s'était forcé à oublier. Le moment où il avait hésité, déjà petit, à s'approcher du corps tremblant de sa mère, allongé sur le lit de son défunt frère pour lui dire que malgré tout, oui, malgré tout ça, il l'aimait vraiment. Et qu'il l'aimerait toujours, qu'il souhaitait que rien ne les sépare. Mais au moment où il avait voulu pénétrer dans la pièce, son père était arrivé et lui avait conseillé d'aller dans sa chambre.
    Ou bien, le moment où il avait hésité de nouveau, à peine un an plus tard, par peur une nouvelle fois d'être remis de côté, d'offrir à Delilah le dessin d'eux deux assis sur un balai volant grossièrement griffonnés, qu'il avait passé tant de temps à faire.
    Il était clair que James se considérait comme un froussard et que sa plus grande peur était définitivement d'être seul. Mais il en avait marre. Marre de se retenir parce qu'il craignait toujours et encore les mêmes idioties. Peut-être que les choses auraient été différentes s'il était entré dans la chambre de Neven. Alors, maintenant qu'il avait dit à Cherry qu'il était amoureux d'elle, il espérait ne pas devoir regretté une fois de plus.

    Et puis tout s'envola lorsqu'il sentit les lèvres de Cherry se poser de nouveau sur les siennes. Ses yeux s'agrandirent, sa respiration se bloqua, tandis qu'elle l'étreignait.

    CHERRY - Moi aussi... moi aussi, je t'aime, idiot.

    Il expira. Elle lui avait dit. Clairement.
    James Grey s'écarta doucement d'elle, encerclant son visage de ses deux grandes mains, l'obligeant à le regarder.
    Elle lui avait dit et ça se lisait dans son regard que c'était sincère. Une petite étincelle qu'il n'avait jamais vu dans ses yeux brillait fortement. Jamais elle ne l'avait observé ainsi. Il se risqua à sourire doucement, d'étirer du coin ses lèvres, les joues à peine rouges, le coeur qui battait encore un peu vite. S'il avait détesté cette sensation ces derniers temps lorsqu'il croisait la jolie rouquine, désormais, il espérait toujours ressentir ce saisissement étrange.
    Et sa voix, un peu rauque, s'éleva.

    JAMES - Je crois que cette année va vraiment être la meilleure...
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Cherry Colven
MessageSujet: Re: life is just a bowl of cherries - (CHERRY) Dim 21 Nov - 6:34

    Cherry l'avait fait. Cette fois elle l'avait dit. Ils l'avaient fait, elle n'était pas la seule à se sentir comme ça. Elle serait restée comme ça des heures, des jours si il n'avait pas brisé l'étreinte. N'empêche, elle était si heureuse que maintenant les larmes qu'elle contenait avec beaucoup de retenues étaient des larmes de joie. Il l'obligeait à le regarder dans les yeux, pour une des rares fois en cette matinée mouvementée, elle n'avait pas envie de détourner le regard. Elle voulait qu'il comprenne qu'elle était sincère. Apparemment il le comprit. Aussi simple soit ces mots que l'adolescente prononçait quelques secondes, ou plutôt minutes, plus tôt, ils étaient si souvent dit sans sentiments. Pour eux c'était du vrai, c'est tout ce qui comptait. James sourit. Elle ne put s'empêcher d'en faire de même, ricanant presque sans avoir de raison de le faire. Elle en eut une quand il reprit la parole, elle ne le retint pas mais posa sa main devant sa bouche pour se cacher.

      -Je crois que cette année va vraiment être la meilleure...


    Une goutte glissa sur sa joue alors que son rire se fit entendre, elle posa sa main sur une des deux mains de son ami encore posées sur son visage et continua de sourire. Elle ne pouvait faire autrement. Elle se souvint une fois avec Moly, aussi idiot que cela puisse paraître et aussi hors-sujet que cela puisse être, ou elle et James s'étaient retrouvé dans cette même position, six ans auparavant. Lors de leur première année à Malwen, Cerisette avait une fois échappé un bol plein de cerises bien fraîches et juteuses. Molynette avait fait exprès de ne pas réagir en voyant son amie sur le bord des larmes pour une si petite chose, espérant voir leur cher Nounours aller consoler la plus jeune du trio. Maladroitement, il lui avait saisit le visage de ses deux mains et lui avait dit "Ne pleure pas Cherry, on a qu'à retourner à la Grande Salle, il en reste plein des cerises!". La jeune Colven avait prit la main de son ami jusqu'à la dite Salle pour aller chercher pleins de fruits. Moly ne les avait pas suivit. Avait-elle à l'époque déjà compris? En première année? Impossible, ça devait juste être un élan de paresse qui l'avait prise. Elle repassa à la réalité et tira la main de son copain vers le bas.

      -Je ferais tout pour que ça soit le cas...


    La rouquine se retourna sans lâcher la main de son compagnon. Elle le tira vers la sorti de la pièce en marchant, se demandant si lui aussi songeait à ce souvenir qu'elle était allée chercher loin. Se souviendraient t-ils de ballades ou ils avaient du vaincre le grand compte araignée? Du pot de fruits Nasteeniens? De super-nounours? Ou s'abandonneraient-ils à des pensées plus matures. À leur avenir? Elle se demanda si d'autres souvenirs lui reviendraient ainsi. Elle rosit. En auraient-ils un avenir? Se marieraient-ils, auraient-ils des enfants? Dormiraient-ils ensembles seulement? Allaient-ils se rendre jusque LA? Là elle rougit et elle soupira silencieusement et regarda James avec son éternel regard joyeux en lançant.

      -Et si pour un premier rendez-vous...on allait chercher un bol de cerises?

    N'attendant pas une réponse elle reprit sa marche, accélérant le pas. Elle savait bien qu'elle n'en trouverait pas dans la Grande Salle cette fois. Ils devraient s'infiltrer dans les cuisines. Et alors? Tant qu'ils étaient ensembles, les épreuves seraient toutes plus faciles à affronter! Tout comme Cherry avait vaincu sa frayeur des hauteurs en montant sur le balai volant de James, tout comme James s'était battu pour la protéger de Joshua. Les obstacles ne seraient plus. Parce qu'enfin, ils avaient comprit. Enfin il se l'étaient dit...
    L'amour. C'était maintenant leur plus belle et puissante arme. Ils ne leur restaient qu'à apprendre comment elle fonctionne, car le chemin serait encore long.



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