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 [Fermé] Pierres au sol et rayon de lune

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Sniejana Kürine

Identifiant Joueur
Âge: 23 ans
Sexe: Féminin
Localisation: Sherbrooke, Québec
MessageSujet: [Fermé] Pierres au sol et rayon de lune Lun 1 Nov - 9:25

Lundi :: 20 h 13

    Swelty, une école rebâtie sur les vestiges d’une Malwen d’après guerre. Beaucoup a été sacrifié, mais l’école a été reconstruite, plus belle et plus confiante d’un avenir meilleur. Malgré les efforts multiples de sorciers chevronnés,un endroit n’a toujours pas été restauré. Cet endroit, il se trouve au deuxième étage. Un couloir désert, dans une école grouillant d’élève. Un couloir reculé,à des milliers de pas de la Grande Salle, oublié. Un couloir rempli d’histoires,avec un passé lourd que chacun tente de taire.

    Les quelques chandelles accrochées au mur arrivaient à grande peine à dissiper la pénombre qui était installée depuis quelques heures déjà.La lueur orange vacillait, rendait le décor tremblotant et particulièrement sinistre, puis s’estompait dans le néant, rendant le couloir d’une longueur infinie.Les ombres créées contre les murs de pierres, celles des quelques statues et portraits toujours en place, ne cessait de bouger. On aurait dit que ces objets inanimés étaient soudainement pris de spasmes, voire de grelottement.

    Alors, la chose probablement la plus incongrue dans ce décor se fait entendre : un bruit de pas. Des pas précipités, pressés, comme désireux de se rendre à un endroit qui leur est destiné. Un son amplifié par les murs de pierres, promettant à tord une horde d’élèves aventureux. Au fur et à mesure que les pas s’approchaient, l’on pouvait distinguer qu’ils venaient d’une seule et même personne.

    Bientôt, les pierres jonchent de plus en plus le sol. Les murs sont de moins en moins hauts. Les portes de plus en plus ouvertes sur des classes vides. Les fenêtres sont cassées, le verre éclaté brille sur le sol de marbre et reflète le ciel aux endroits où le toit est troué. Sans savoir vers quoi elle se dirige, Sniejana avance en silence, laissant la lune tracer son passage en se perdant dans sa chevelure satinée. Allez savoir ce que la Nasteen faisait là : sans doute l’envie de dessiner loin de ses compagnons l’avait amené à s’éclipser et à s’enfoncer dans les corridors de l’école, toujours plus loin d’une source de dérangement.

    « Bon et bah voilà quoi! J’suis tellement perdue que j’suis rendue dans une partie de l’école qui n’est même pas terminée! Des pierres, dela vitre… C’est un vrai fouillis! Et c’est qu’ça peut être dangereux… Y’a des pierres partout et… oh merlin un rat! »

    Si elle y voyait plus clair, sans doute que la Russe aurait détalé sans même toucher terre. Cependant, comme sa vue était nettement restreinte dans cet endroit à peine éclairé… À cette pensée, elle tâta la poche arrière droite de son jeans, refermant les doigts sur sa baguette. La retirant, elle la pointa devant elle, dans la direction où le rongeur se tenait quelques seconde savant de s’enfuir à son cri.

    « Aloooors… ALLUMES-TOI! »

    Quelques coups de baguette contre la cuisse pour l’aider à se motiver. Des sourcils qui se froncent, des doigts qui se crispent. Une confiance en soit qui prend la clé des champs, mais une colère qui gronde et arrive au galop.

    « Oh tu sais… si tu refuses de coopérer, j’vais retourner là-bas et t’utiliser comme torche en le bout en feu avec les chandelles. Tu me forces à te menacer, et c’est entièrement ta faute si on se retrouve dans le noir ici… »

    La quatrième année se laissa guider par un rayon de lune,oubliant complètement la raison pour laquelle elle se trouvait en ces lieux. Son cahier de dessin sous le bras, elle passa l’embrasure d’une porte pour se retrouver dans une salle vide. Afin de savoir à peu près où elle se trouvait,Jana s’accouda à une fenêtre, se rapprocha le plus qu’elle pouvait de la vitre pour regarder le sol, jusqu’à avoir le nez retroussé.

    « Tien! Je peux voir le potager d’ici! C’est que jesuis loin du dortoir… »


Dernière édition par Sniejana Kürine le Mer 3 Nov - 9:26, édité 1 fois
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Ann O'Nyme
MessageSujet: Re: [Fermé] Pierres au sol et rayon de lune Mer 3 Nov - 7:59

Ann ne connaissait presque rien du château, il était certes neuf, mais les élèves ayant connu Malwen s'en sortait mieux que la jeune fille pour se retrouver entre les nombreux couloirs, les milliers de marches et de portes. De plus, son sens de l’orientation était vraiment pitoyable, quand elle cherchait à se rendre à la salle de Métamorphoses, il n’était pas rare qu’elle se retrouve devant la salle de retenue. Il n’y pas plus longtemps que ce matin, Ann cherchait désespérément à rejoindre son dortoir, c’était une deuxième année qui l’y avait accompagnée. Une deuxième année.

Ainsi, c’était tout à fait par hasard que la Nasteen avait trouvé cette aile du château. Une aile mal en point, la décoration semblait inexistante, la désolation paraissait emplir les murs. Ah les murs, certains entiers par on-ne-sait quel miracle, mais le plus souvent des morceaux, des lambeaux pendant du plafond, émergeant du sol. Le tout formait un paysage triste, subsistait quelques chandelles qui éclairaient faiblement les lieux. Vestiges de Malwen, souvenirs des élèves. Mais Ann ne faisait pas parti de ces élèves, elle n’avait pas connu l’ancienne école et les lieux ne lui inspiraient aucun souvenir. Cette neutralité lui faisait apprécier l’endroit, désert, comme oublié.

Après le repas du soir, la jeune fille avait pris un des rare chemins qu’elle pouvait faire les yeux fermé, celui qui menait à la Bibliothèque, avait emprunté quelques livres et, ne se souciant de rien ni de personne, était venue s’isoler là. Depuis plusieurs jours qu’Ann passait ses soirées assise sur un vieux fauteuil défoncé, les pieds brulé, le tissu taché, personne ne c’était montré. Avant de trouver où s’installer, la curieuse avait enjambé une bonne dizaine de pierres, c’était baissée une dizaine de fois, avait fermé les yeux devant les araignées et leur toile tissées dans l’encadrement d’une porte, dans le fond d’un placard. Une rangée de fenêtres faisait face au fauteuil, une chandelle éclairait cette espace, avec une luminosité suffisante pour lire et assez douce pour voir les étoiles briller les soirs de beau temps.

C’était donc avec surprise qu’Ann entendit une sorte de grognement, puis une exclamation et d’autres paroles étouffées. Après l’étonnement, la méfiance s’installa; qui venait troubler le calme du lieu et la solitude de la jeune fille ? Avec douceur le livre se referma, les doigts saisirent la fine baguette, le corps se mit sur ses pieds et les yeux perçurent une masse blanche qui n’avait rien à voir avec l’éclairement de la lune sur un mur rescapé. Prestement, Ann s’approcha, et découvrit, comme elle s’en doutait la frêle silhouette d’une jeune fille. Celle-ci était penchée, ou plutôt collée à une vitre.

- Fais attention, l’une des fenêtres s’est brisée sous mes doigts il y a quelques jours.

Le ton neutre, aucun sourire sur le visage, la façon habituelle d’expression de la jeune fille.

- Et j’ai vraiment pas envie de me perdre dans le château pour trouver l’infirmerie et t’y conduire.
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Sniejana Kürine

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MessageSujet: Re: [Fermé] Pierres au sol et rayon de lune Mer 3 Nov - 9:24

    La Russe s’était avancée, sans le savoir, dans une pièce qui semblait être un ancien salon. Quelques fauteuils s’y trouvaient encore,recouvert d’une poussière de roche due à l’effondrement du plafond, plus loin dans la pièce. La carpette semblait séchée surplace, bien qu’à quelques endroits elle était trouée et repliée sur elle-même. Et la tapisserie… elle pendait en lambeaux, se décrochait en silence par moment ou virevoltait au gré de la brise qui arrivait à s’engouffrer par la fenêtre éclatée.

    Le rayon de lune l’aveuglait : elle s’était avancée droit vers lui, le visage soudainement beaucoup plus blanc qu’il ne l’était à l’habitude.Les mains devant elle pour parer l’éventuelle attaque d’un meuble qu’elle n’aurait pas vu, Sniejana avançait très lentement. Ses pas créaient de petits nuages brillants qui s’estompaient au passage de l’autre pied, alors que la trace de sa botte restait sur le sol, trahissant sa présence.

    Ann :
    - Fais attention, l’une des fenêtres s’est brisée sous mes doigts il y a quelques jours.

    Le nez collé contre la vitre, son bout retroussé lui donnant des airs de porcelet, son champ de vision était considérablement réduit. Tout ce qui se trouvait sur le côté de sa tête, Jana ne pouvait le voir… comme lorsque Ann se leva pour venir à sa rencontre. La Nasteen devait être à l’écart,assise dans l’ombre, invisible à la 4e année. Pour un peu, elle aurait sursauté; mais elle était assez alerte pour savoir qu’elle ne serait pas seule encore très longtemps.

    Presque imperceptiblement, la tête de Sniejana se tourna dans la direction d’où venait la voix, au même moment que ses yeux s’agrandissaient.Ses doigts se refermèrent plus fermement sur sa baguette, prête à réagir à tout moment. C’est qu’elle devait avoir un drôle d’air, en ce moment : les yeux écarquillés, la bouche ouverte sur un cri muet, la Nasteen fixait sa comparse,incapable de prononcer un mot.

    Ann :
    - Et j’ai vraiment pas envie de me perdre dans le château pour trouver l’infirmerie et t’y conduire.

    Ses prunelles s’habituant de plus en plus à lanoirceur, Jana arrivait à mieux distinguer la jeune fille qui se tenait devant elle. Ses cheveux ressemblaient au sien, mais étaient un peu plus foncé, plus argenté. Ce qui la distinguait surtout, c’était ses yeux… Des prunelles rouges très incongrues, inhabituelle… Assez peu commune pour faire reculer la jeune Kürine d’un pas, puis de deux, jusqu’à ce qu’elle se retrouve contre le mur de pierres le plus près.

    « T’es pas une espèce de zombie, right? C’est flippant,on dirait qu’y a des rayons lasers qui vont t’sortir des yeux! »

    Elle était à présent convaincue qu’elle était spectatrice de l’apparition d’un fantôme, sans doute l’un des élèves qui avait manqué de chance durant la guerre. Elle devait se trouver sur son territoire, devenait sacrilège d’avoir foulé de ses pieds un endroit auquel elle n’était pas sensée avoir accès.
    Refusant de se laisser avoir par la peur qui la submergeait, Sniejana bomba le torse pour se donner de l’ampleur, pointa sa baguette loin devant elle et fronça les sourcils pour se donner un air sévère qui ne lui allait pas du tout. Elle avait les cheveux devant le visage, cachant à moitié les traits qu’elle tentait de se donner.

    « Si tu m’attaques parce que je suis sur ton territoire, j’vais l’dire à m’sieur Swelty et il te chassera et tu seras à jamais perdue à hanter à l’extérieur du château et tu seras toujours sous la pluie! »


    Il était clair que la Russe cherchait à intimider celle qui se tenait devant elle, mais n'arrivait pas à contenir le ton inégal de sa voix qui ne pouvait que trahir sa peur... tout comme sa main droite qui n'arrêtait de trembler.[/font]
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Ann O'Nyme
MessageSujet: Re: [Fermé] Pierres au sol et rayon de lune Jeu 4 Nov - 4:33

Ann remarqua le recul de la jeune fille lui faisant face, et aussi son expression terrorisée. Elle ne supportait pas les gens qui faisait cas de sa particularité. Oui ses yeux étaient rouge, oui ils l'étaient et puis zut les gens, certains ont bien les yeux verts, pourquoi pas rouge ? Mais ses paroles, juste après, mirent Ann encore plus en colère, elle tapota de sa baguette ses bouts de doigt et ses sourcils se froncèrent.

« T’es pas une espèce de zombie, right? C’est flippant,on dirait qu’y a des rayons lasers qui vont t’sortir des yeux! »

* Il faut que je me calme ... Mais un petit sort, gentil tout plein pourrait lui remettre les idées en place. *

Avant d'agir, et surtout en voyant le changement de position de son interlocutrice, la jeune fille la dévisagea. La Nasteen, car s'en était une, avait les cheveux neige, coupé court avec des mèches de couleur, c'était assez original et cela lui allait plutôt bien. Elle arborait également un piercing sur sa lèvre inférieur, Ann n'avait jamais cherché à comprendre ce qui pouvait pousser un être humain à la douleur pour l'esthétique, si esthétique il y avait.

« Si tu m’attaques parce que je suis sur ton territoire, j’vais l’dire à m’sieur Swelty et il te chassera et tu seras à jamais perdue à hanter à l’extérieur du château et tu seras toujours sous la pluie! »

* Et bien voilà, tu proposes gentiment que je t'attaque, ce que je ferais avec plaisir vu que tu me prend pour une apparition, mais l'état de vétusté des lieux risquerait de me blesser si jamais l'explosion était trop forte. *

Mais la tentation de jouer un peu était trop forte, l’autre était vraiment terrorisée. Et c’était la première fois qu’on prenait Ann pour un spectre. Dehors il faisait noir, et à l’intérieur c’était quasi tout comme. On ne distinguait pas le bois de la pierre, l’ouverture d’une porte à la profondeur d’un placard délabré. Les quelques bougies éclairaient faiblement derrière le jeune terrorisée, mais Ann avait pu apercevoir un morceau de bois, plus petit que son poing à un mètre de celle-ci. Le faire exploser était vraiment facile, très facile. Alors tout se passa vite, un petit mouvement sec vers le morceau de bois, une parole marmonnée, et lestement Ann sauta au dessus d’une pierre pour arriver plus près de la Nasteen et s’exclamer, tout simplement, comme un bon fantôme.

- Bouh !

Contente de sa réaction, pas trop méchante, Ann éclata de rire. Un rire sonore, clair qui résonna dans la pièce.

- Réfléchis deux secondes … Une apparition peut elle tenir une baguette et jeter un minuscule sort ?

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Sniejana Kürine

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MessageSujet: Re: [Fermé] Pierres au sol et rayon de lune Mar 9 Nov - 5:48

    À un autre moment, sans doute que la Russe aurait trouvé la plaisanterie plus qu’amusante. Avoir été capable de se dédoubler, de devenir la tierce personne qui regarde de loin plutôt que celle qui se fait prendre, sans doute qu’elle serait pliée de rire en ce moment. Depuis longtemps, elle aurait compris qu’elle était victime d’un coup monté ou, à tout de moins, de son imagination trop fertile qui lui jouait des tours une fois de plus. Elle saurait alors que l’apparition du spectre est en fait une de ses collègues Nasteen, celle avec les yeux un peu étrange.

    D’où Sniejana était, impossible pour elle de pouvoir distinguer dans la pénombre la baguette tenue par Ann, encore moins l’incantation inaudible qui fit éclater le bout de bois qui reposait jusqu’alors à ses pieds. La petite explosion eut suffisamment de puissance pour créer un petit nuage de fumée qui grimpa rapidement au nez de la jeune fille, la faisant éternuer presque immédiatement. Penchée vers l’avant à éternuer et crachoter comme un chat enragé, le déplacement de son interlocutrice lui fut complètement invisible.

    Son arrivée avait déplacé de la poussière qui lui couvrait le bas du corps, aussi donnait-elle l’impression de voler. Le nuage arriva rapidement au visage toujours penché de la Nasteen qui ouvrit finalement les yeux. Sa vue était embrouillée par les larmes, elle avait grande peine de distinguer le bout de son nez. Désireuse de retrouver de l’air pur, la quatrième année se redressa en toussotant et en se frottant les yeux, retrouvant finalement la vue… pour se rendre compte qu’elle faisait maintenant face au fantôme qui semblait la dévisager avec ses yeux peu communs.

    Ann :
    - Bouh !

    La bouche de Jana s’ouvrit lentement sur un cri muet qui s’était perdu dans sa gorge tant la peur la paralysait. Sa baguette lui glissa des doigts pour frapper le sol dans un bruit sec qui vint rompre le silence de peur. Les mains à présent vides, la Russe les leva vers son visage pour se cacher les yeux, vieux réflexe d’enfant. Comme ça, elle ne verrait pas l’apparition… peut-être déciderait-elle de la laisser tranquille?

    Ann :
    - Réfléchis deux secondes … Une apparition peut elle tenir une baguette et jeter un minuscule sort ?

    Qu’est-ce qu’elle racontait maintenant? Qu’elle tenait une baguette… et le sort? Jana secoua la tête à la négative pour répondre à la question qui lui était posée, comprenant mal où venait en venir celle qui se tenait maintenant devant elle. Quelques secondes plus tard, elle secoua la tête une nouvelle fois, maintenant pour se remettre les idées en place... et le déclic se fit.

    "Alors... t'es entrain de me dire que tu n'es pas un fantôme, que je me fais des histoires depuis tantôt, que si tu es capable de faire éclater des trucs c'est que tu es une sorcière comme moi?" dit-elle, les mains toujours devant les yeux.

    Enfin, Sniejana se décida à écarter les doigts pour détailler à loisir la jeune fille qui se tenait devant elle, puis baissa sa garder en ramenant les mains le long de son corps. Sans quitter des yeux le visage d'Ann, elle s'accroupit afin de prendre sa baguette qui se trouvait toujours sur le sol. La Russe se redressa une seconde fois, leva sa main libre au niveau du nez de la Nasteen, puis lui donna une pichenette sur le nez.

    "C'est vrai que pour un fantôme, t'es plutôt solide!"

    À présent, la quatrième année arborait un sourire radieux, toute trace de peur disparue.
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Ann O'Nyme
MessageSujet: Re: [Fermé] Pierres au sol et rayon de lune Sam 13 Nov - 2:31


Le sourire aux lèvres, la mine réjouie, tandis que celle qui lui faisait face avait placé la peur comme première réaction, puis, par son geste de se couvrir les yeux, l'enfance l'avait repris. Ann observait sa camarade, amusée de sa réaction enfantine. Mais ce ne fut pas un cri, un marmonnement, un baragouinage sans queue ni tête, non, ce fut bien des paroles intelligibles et presque sensée qui franchirent les lèvres de la Nasteen aux yeux cachés.

" Alors... t'es entrain de me dire que tu n'es pas un fantôme, que je me fais des histoires depuis tantôt, que si tu es capable de faire éclater des trucs c'est que tu es une sorcière comme moi ? "

Ann poussa un soupir de soulagement, sa prétendue nature fantômesque allait éclater. Mais avant d'avoir pu répondre, elle remarqua que la baguette tombée avait retrouvé sa place dans les mains de sa propriétaire. Même si Ann se doutait que la jeune fille allait lui lancer un sort, elle se méfiait tout de même un peu, car elle était une Nasteen, et les membres de cette maison n'était pas vraiment des enfants de coeur, et leurs réactions face à une incertitude allait régulièrement jusqu'à la violence; ils ne considéraient pas vraiment leurs congénères humains comme des petits agneaux qu'il faut préserver et à qui il faut éviter de faire mal. Dans le cas présent, Ann ne reçut qu'une petite tape sur le bout du nez.

" C'est vrai que pour un fantôme, t'es plutôt solide! "

La tape n'étant pas méchante, ni douloureuse, Ann se contenta de lui répondre par une chiquenaude sur le front.

- Je suis tout autant humaine que toi, avec des os, un cerveau, des doigts, un coeur, et surtout du sang sorcier qui coule dans mes veines.

L'attitude peureuse de la Nasteen avait disparu au profit d'un magnifique sourire chaleureux. Mais malheureusement, ce n'était pas cette preuve de détente qui allait réchauffer l'atmosphère de l'endroit où ce trouvait les deux jeunes filles. Elles étaient depuis déjà quelques minutes en plein courant d'air; d'un coté une fenêtre auquel il manquait un carreau, et de l'autre, le noir. Peut-être qu'un peux plus loin, une lucarne c'était brisée et permettait que de petites bourrasques soulèvent délicatement les cheveux des demoiselles. Ann ne put réprimer le frisson qui lui parcourra le corps. Quand elle c'était levée un peu plus tôt de son fauteuil pour voir qui s'approchait d'elle, sa cape était restée sagement pliée sur une pierre. Et maintenant, cet oubli se faisait sentir. Prenant par la manche sa compère, elle se dirigea vers l'ancien salon où un feu ronflait dans une cheminée disloquée.

- Au fait, je m'appelle Ann.

* Et j'ai très froid et très faim. *



[Dis, comment tu fais pour faire une petite marge sur le coté gauche ? ^^]
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Sniejana Kürine

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Âge: 23 ans
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Localisation: Sherbrooke, Québec
MessageSujet: Re: [Fermé] Pierres au sol et rayon de lune Dim 21 Nov - 4:52

[pour faire une marge, faut écrire [ list ]Devant ton texte puis,[ /list ] mais tout collé... lol Wink]

    L’étage sur lequel les deux jeunes filles se trouvaient, ou plutôt l’aile délabrée où elles se tenaient, n’avait rien de rassurant. Il était tout à fait légitime, pensa Jana, qu’elle aille prit sa comparse de Nasteen pour un fantôme… On ne peut jamais savoir ce qu’il y a à travers les murs de Swelty, surtout lorsqu’ils sont aussi démolis… Toutefois, la Russe ne pu penser plus longtemps et ne pu non plus se justifier, car la main d’Ann s’était levée à son tour pour lui rendre la pareil.

    Étrangement, la petite tape qu’elle reçu sur le front la réjouie, alors que le commun des mortels aurait été offusqué d’une telle réplique de la part de la jeune fille. Ce geste lui prouvait alors qu’elle n’avait plus à s’en faire, que tout le mal qu’elle s’était imaginé ne lui sera pas fait. Son sourire sembla s’étirer de plus belle sur ses dents blanches alors que ses épaules se détendaient et qu’elle soupirait de soulagement.

    Le vent qui passait par le carreau cassé avait tardé à se faire sentir tellement les sens Sniejana était tous concentrés sur l’apparition qu’elle venait de voir. Lorsqu’elle constata qu’Ann tentait à grande peine de réprimer un frisson, la quatrième année ne pu s’empêcher de tourner la tête vers la fenêtre pour remarquer qu’elle était ouverte sur une nuit noire, et de sentir qu’une brise soufflait suffisamment fort pour les atteindre. À son tour, la fraîcheur extérieure glissa contre sa peur, lui donnant immédiatement la chair.

    À ce moment, elle eu envie de lui proposer d’aller ailleurs, de se rendre à la salle commune où, elle le savait, des fauteuils confortables les attendaient ainsi que des couvertures et des coussins. Cependant, avant même que la Russe ne pu ouvrir la bouche, son bras était soulevé alors que son corps était entraîné vers l’avant par la jeune fille aux yeux rouges, qui maintenant semblait bien décidée à aller ailleurs.

    « Mais attends! MON CAHIIIIIEEEER! »

    La tête complètement retournée vers l’arrière, Jana fixait ses dessins qui étaient restés sagement posés contre le rebord d’une des fenêtres. Alors qu’elle se faisait traîner par Ann, les dessins semblaient rétrécir jusqu’à disparaître complètement de son champs de vision au tournant d’un couloir. Alors, ses sourcils se froncèrent puis elle se libéra rapidement de l’étreinte que la Nasteen avait sur la manche de sa cape pour marcher d’elle-même vers un fauteuil puis s’y assoir, les yeux qui ne quittaient plus un point imaginaire sur le sol, les bras croisés, boudeuse.

    Ann : -
    Au fait, je m'appelle Ann.

    Toujours dans la même position, seulement les yeux de la Russe se levèrent pour se poser sur le visage de la Nasteen, des yeux où on pouvait clairement lire une colère qui grondait.

    « Bah à cause de toi, Ann, mes dessins sont sans doute éparpillés un peu partout dans le noir! Si je ne les retrouve pas, tu vas être obligée de tout recommencer, parce que ces dessins, je les ai fais pour mettre dans la classe de potion, vu que le prof’ il aime vraiment les mettre aux murs! »

    D’un geste rageur, Jana pointa sa baguette un peu n’importe où puis prononça une formule qui n’eut pour effet que de faire apparaître quelques étincelles au bout de sa baguette. Ses doigts se resserrèrent autour du morceau de bois qui lui était aussi utile qu’une simple branche.

    « AH NON HEIN! Tu n’vas pas t’y remettre? Amènes moi mes dessins tout de suite sinon je te lance par la fenêtre! Espèce de truc inutile! Si Hope était là, tu te serais décidé, c’est ça? Et là tu veux m’faire honte! ALORS FONCTIONNE TOUT DE SUITE! »

    À présent, la Russe semblait avoir complètement oublié la présence de sa nouvelle connaissance tant elle s’acharnait à lancer des Accio qui ne menaient pas des résultats concluant…

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Ann O'Nyme
MessageSujet: Re: [Fermé] Pierres au sol et rayon de lune Sam 27 Nov - 10:06


    Alors qu’Ann tenait fermement le bras de l’autre Nasteen, qu’elle l’entrainait vers le coin où il faisait plus chaud, celle-ci sembla montrer un semblant de rébellion, qui se traduisit par un cri.

    «  Mais attends! MON CAHIIIIIEEEER!  »

    Elle ne fit pas plus attention que ça, bornée dans son idée de s’asseoir, de manger, de converser pourquoi pas, mais dans un lieu où le vent n’avait pas élu résidence, où des fauteuils moelleux et délabrés n’attendaient que les fessiers des élèves. Evitant les obstacles, les deux jeunes filles arrivèrent dans la pièce dont les qualités étaient ci-dessus énumérées. Ann lâcha alors le bras de sa camarade et s’assit confortablement dans le fauteuil qu’elle occupait il y a encore quelques longues minutes. Elle ne fut pas la seule à s’asseoir, mais la jeune fille lui faisant face ne paraissait pas contente du tout, elle boudait même, les bras croisés, le regard fixe, la moue renfrognée. Ann se demandait bien ce qui causait cette attitude déplaisante, la réponse lui vint instantanément.

    «  Bah à cause de toi, Ann, mes dessins sont sans doute éparpillés un peu partout dans le noir! Si je ne les retrouve pas, tu vas être obligée de tout recommencer, parce que ces dessins, je les ai fais pour mettre dans la classe de potion, vu que le prof’ il aime vraiment les mettre aux murs!  »

    - Je dessine comme un pied.

    Ce fut la répartie qui franchit ses lèvres, mais l’élève lui faisant front n’avait vraiment pas l’air d’apprécier, elle tenta même de récupérer ses biens par la magie, mais cela ne marcha pas du tout, à moins que le but du sort fusse été l’apparition soudaine d’étincelles jaunâtres. Il n'était que très probable que la baguette n'était pas celle d'origine de la jeune Nasteen.

    «  AH NON HEIN! Tu n’vas pas t’y remettre? Amènes moi mes dessins tout de suite sinon je te lance par la fenêtre! Espèce de truc inutile! Si Hope était là, tu te serais décidé, c’est ça? Et là tu veux m’faire honte! ALORS FONCTIONNE TOUT DE SUITE!  »

    Elle était très énervée, Ann cru qu’elle allait se mettre à pleurer de rage, ou alors à jeter la baguette à travers la pièce. C’est pourquoi, pour éviter tout débordement inutile de se genre qu’Ann pointa elle même sa baguette vers le lieu d’où elles venaient et prononça le simple sort d’Accio. Rien ne se produisit dans un premier temps, mais finalement, ce fut une forme rectangulaire qui apparu, flottant dans les airs comme par enchantement, bon c’était réellement par enchantement mais la façon qu’avaient de naviguer les objets sous l’emprise d’un Accio avait toujours fasciné Ann. Le cahier si attendu se posa dans les paumes ouvertes vers le plafond de la jeteuse de sort. Recevant le précieux bien, précieux aux yeux de l’autre Nasteen, Ann se leva pour le lui donner, espérant que cela la calmerait. Son regard se posa alors sur la cheminée où survivait un feu, entretenu certes par la magie du château, Ann ne pu s’empêcher de saisir une longue pince noirci adossée à un mur pour aller bouger quelques bûches, les changer de place, jouer avec les flammes bleues et rouges. Repensant aux paroles prononcées précédemment, elle s’aperçut que, maintenant derrière elle, se trouvait la main et par prolongement le corps qui avait peint, dessiné les oeuvres exposées dans le cachots de Potions.

    - C’est donc toi l’artiste ? J'aime bien ce que tu fais.

    Une artiste évidemment, mais, pour Ann, c’était aussi un peu, légèrement, une lèche-bottes. Libre à elle après tout. Le regard perdu dans la danse des flammèches, la face brulante, le souvenir de la soif et de la faim réapparu et Ann tournoya sur elle même, se retrouvant assise sur le fauteuil, et plongeant la main dans sa sacoche, en ressortir deux bouteilles, versa de la première, dans une tasse posée en équilibre sur une pierre haute, un liquide noir et fumant. Puis, pour son interlocutrice, elle extirpa un autre tasse et une sous-tasse.

    - Thé ou café  ?


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Sniejana Kürine

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Âge: 23 ans
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MessageSujet: Re: [Fermé] Pierres au sol et rayon de lune Dim 12 Déc - 3:48

    C’en était trop. Toutes ces heures passées à peaufiner les détails, adoucir l’ombrage, éclaircir les points de lumières… À traduire ses rêves et pensées à travers la mine d’un crayon pour leur donner un semblant de vie, à s’exprimer par la voie qui lui semblait la plus naturelles. Tout ce travail allait sans doute s’envoler d’un seul coup de vent, réduisant alors à néant ce qu’elle avait accompli jusqu’alors… Ces pensées lui revenaient en boucle à l’esprit alors qu’elle était assise dans le fauteuil, ses bras déjà croisés sur sa poitrine se resserrèrent.

    La voix d’Ann la fit sortir de son mutisme, ses paupières libérèrent ses iris bleu clair mais sa tête se tourna dans la direction opposée de la jeune fille, son regard se posant sur une des rares fenêtres qui étaient encore intacte à cet endroit.


      Ann : - Je dessine comme un pied.


      « Ouais, et bah ça m’étonne pas! Quand on est pas capable de respecter le travail des autres, faut pas s’attendre à être artiste soi-même, hein?!?! »


    Maintenant baguette à la main, la Russe semblait battre la mesure plutôt que jeter un sort qui ferait venir à elle ses précieux dessins. Ses sourcils était froncés et son visage était rouge, même qu’elle se mise debout sur son siège pour avoir une plus grande portée avec son sort. Peut-être étaient-ils simplement trop loin?

    Après un certain temps, Jana entendit un drôle de bruit qui fit déplacer son regard vers la porte qu’elles venaient de franchir, juste à temps pour apercevoir son cahier traverser cette même porte. Explosant de joie d’avoir accompli le sort sans l’aide de sa chère amie de Cohary, elle sauta en bas de son siège, les bras pointant vers le ciel et le visage soudainement animé d’une joie qu’elle ne contenait pas.

      « VICTOIREEEE! J’savais que j’y arriverais! Les cours privés avec Hope vont finir par payer, je le sens! Alors note à moi-même : quand des étincelles jaunâtres sortent de la baguette, c’est que le Accio a fonctionné! Merci, merci, mer…. »


    Sa bouche formait à présent un énorme O, ses bras reprenaient lentement leur position initiale, soit le long du corps. Alors que la Nasteen avait suivit des yeux ses dessins, elle n’avait pas manqué le fait qu’ils s’étaient dirigé vers une Ann attendant les mains ouvertes vers eux. À présent, la 6e année lui faisait face, lui remettant en silence ses précieuses œuvres avant de reprendre sa place auprès du feu. Sniejana avait noté la baguette dans les mains de sa comparse, maintenant remplacée par une pince à l’aide de laquelle elle fournissait un regain d’énergie au feu qui grondait déjà rondement.

      « Alors toi hein! T’es vraiment casse-pieds, j’pensais que j’avais finalement réussi à lancer un sort EH BIEN NON! C’est la deuxième fois ce soir que tu m’fais ça là… t’en as pas assez d’être aussi désagréable! » dit-elle sur un ton qui traduisait un certain mépris.


    Puis, sur une note beaucoup plus joyeuse :

      « M’enfin! Tu me les as quand même remis, alors que tu aurais pu les garder pour en recevoir tout le crédit… ce qui n’est pas complètement méchant de ta part. Et merci pour le compliment, j'aime bien quand mon travail plait aux autres! »


    Sans attendre d’être invitée, la Russe se précipita, tout sourire, vers le fauteuil de l’autre côté de la pierre haute, alors qu’Ann versait un liquide chaud dans une tasse, attendant son choix pour remplir la seconde. Confortablement accoudée, elle croisa ses jambes au niveau des chevilles.

      « Je prendrais bien un thé à la menthe! Et d’ailleurs, je m’appelle Sniejana… mais tu peux m’appeler Jana, y’a personne qui arrive à se rappeler de mon prénom de toute façon! »


    La quatrième année rigola de sa propre blague avant de reposer son regard sur celle qui lui faisait face.

      « C’est étrange que je ne t’ai jamais vu à Nasteen… Tu viens d’arriver? »


    Désireuse de se donner de l’ancienneté, la question avait été posée sans mentionner que la Russe avait mis les pieds dans cette école pour la première fois il y avait à peine quelques semaines…

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[Fermé] Pierres au sol et rayon de lune

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