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 "You're fake and I'm an annoying brat. Let's play!" {PV Snake}

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Rain Clound
Rain Clound
MessageSujet: "You're fake and I'm an annoying brat. Let's play!" {PV Snake} Dim 6 Fév - 9:17

    L’atmosphère est glacée. Pas à cause du froid ambiant mais plutôt par le moral des gens qui semble être assez bas en ce moment. Apparemment, beaucoup de devoirs ont été donnés ces derniers temps. Le jeune garçon ignore cela. En ce moment, il est incapable de prêter attention à ce type de détail insignifiant. Son travail est rendu à l’heure et, lorsqu’il est d’humeur clémente, ceux de ses deux camarades sont réalisés en même temps par ses mains. Rien ne semble aller. Tout va trop vite ou trop lentement. Peut-être qu’il y a un soupçon de colère dans son cœur. Une pincée qui ne s’explique pas comme d’habitude. C’est ce à quoi il réfléchit tout en se promenant dans les rues du village sorcier. Le génie n’a pas besoin d’énormément de temps pour comprendre. La vie a continué. Le problème se situe dans cette simple réalisation. Rien n’est criminel dans le fait de garder l’espoir. Cependant, c’est cruel pour ceux qui sont coupables de quelque chose. Ou qui, du moins, ont cette impression. Son âme vibre tandis que les souvenirs passent dans son esprit, le traversant comme un courant d’air glacé vous abîme l’être. Le gamin resserre sa veste bleue pâle accompagnée de son col de fourrure blanche autour de lui. Merlin, il abhorre vraiment ce truc. Cela ne lui donne absolument pas chaud. Où l’ail dégoté déjà ? Seule une bourrasque de vent lui répond en lui envoyant quelques mèches sombres devant les yeux. De toute façon, la majorité de ses affaires cette année, c'est sa mère qui s'est occupée de les trouver. Sans doute cette douce et étrange femme a t-elle oublié que la beauté ne réchauffe pas.

    Un soupir s’échappe des lèvres bleuies par le froid. Le douzième depuis le début de la mâtinée. Les autres dormaient lorsqu’il a décidé de leur fausser compagnie. Ceci après avoir emprunté l’écharpe violacée de First. La sienne ayant été égarée momentanément. Dans la salle du petit-déjeuner, son corps a effleuré celui de son jeune frère, Lain, qui vient de revenir à l’école. Une remarque blasée sur son manque de goût et un vague bonjour, c’est tout ce qu’il a obtenu. Connaissant son frangin, cela est sans nul doute le mieux qu’il pouvait espérer. En se levant, il aurait juré que l’autre avait esquissé un geste pour lui attraper la manche. Cela semble tellement difficile à croire. Plus aucune trace de l’enfance ne subsiste chez eux. Aucun besoin d’agir ainsi. Leur lien a, de plus, toujours été d’une fragilité déconcertante. Mis mal à l’aise par son cadet plus grand que lui, Rain a marché le plus vite possible jusqu’au dehors. Au fond de lui, le froid qui glace son sang est toujours moins effrayant que ce garçon au regard douloureux auquel il n’a jamais prêté attention.

    Sous sa veste, un simple haut noir à manches longues sert de rempart contre le gel. Et le pantalon assorti ainsi que ses bottines ne sont guère de meilleures armes. Un jour, il deviendra responsable. Pas celui-là. Aujourd’hui, seul le calme et ce besoin de solitude l’habitent. Ses dents se plantent dans l’écharpe de son camarade, histoire de l’empêcher de glisser et de découvrir sa bouche. Le goût de la laine le force rapidement à cesser. Quel idiot il fait. Pourtant, c’est son regard qui a été meurtri, pas sa cervelle. Ses yeux se ferment, juste une poignée de secondes. Ce sont ses lentilles qui protègent sa vision aujourd’hui, à la place de ses lunettes. Ces dernières sont en attente de réparation ; Bubulle, le chat de Mint, ayant encore fait ses dents dessus sans raison valable. Bon sang, c’est un félin, pas un chien. Et puis ce n’est pas de sa faute s’il n’est pas assez doué pour lancer un sortilège de réparation dessus. Clound, sans se préoccuper le moins du monde de ce qui l’entoure, donne un coup de pied de pied dans un caillou trainant sur le sol. Sincèrement, pour une fois dans sa pitoyable existence, Rain ne fait pas exprès de s’en prendre à quelqu’un. Ce n’est pas de sa faute si la pierre heurte la jambe d’un blond à l’air imbécile. Absolument pas. Quoiqu’il trouve la scène presque amusante. Un fin sourire, assez mauvais, se dessine sur ses lèvres pâles cachées par l’écharpe. Oh, Snake~

    S’excuser ou ne pas s’excuser. La question ne se pose même pas dans l’esprit du génie. C’est Salem voyons. Ce type est son punching-ball mental lorsqu’il en a marre. Plus ou moins. Disons qu’il l’agace par sa personnalité fausse. Clound n’aime pas être considéré comme un naïf imbécile. Alors les faux sourires et ce genre de choses… Il faut dire aussi qu’avec un jumeau du même genre, c’est plus simple de repérer le mensonge. Par contre, sa main gauche sort de la poche de sa veste grande ouverte, parce que si monsieur Rain a froid c’est juste qu’il est trop chieur pour la fermer, et il fait un signe à ce foutu blond. Juste histoire de dire bonjour. Après lui avoir fait mal. Normal.
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Salem Gray
Salem Gray

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Âge: Eighteen Years Old.
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MessageSujet: Re: "You're fake and I'm an annoying brat. Let's play!" {PV Snake} Dim 6 Fév - 10:18

    Certes, le moral des élèves de Swelty ne semble pas à être à son point culminant ces derniers temps. Mais le froid ne semble que rajouter une couche à cette épaisse mauvaise humeur qui domine le château, et même auprès des enseignants. Noël et ses fêtes sont passés: le temps de se remettre au travail est venu. Mais malgré cette nouvelle de mauvaise augure pour beaucoup, l’humeur de Salem ne semble pas être atteinte.

    Cette année, le garçon sera resté au château pour les fêtes. Premièrement, sa mère refusait de l’avoir avec elle en Angleterre. Et deuxièmement, son père n’osa guère l’inviter chez lui en Suède, passant lui-même Noël chez sa belle-famille: cela serait déplacé de ramener son enfant illégitime avec lui. Mais le Blondinet avait l’habitude. De plus, il avait fêté ses seize ans le 17 Décembre en compagnie de son meilleur ami Isobel et d’autres amis. Il avait rarement eu un anniversaire aussi chaleureux que cette année, alors, il se fichait du reste.

    Et puis, il faut l’avouer: l’hiver est la saison préférée du garçon ! C’est pourquoi, lui pourtant si peu du matin, s’était levé bien tôt aujourd’hui pour profiter de sa matinée en extérieur. Seule une bonne douche brulante avait réussis à le faire émerger de son sommeil de plomb. Et c’est en s’habillant en trombe dans le dortoir, que Salem avait réveillé tous ses compagnons de chambre. Fuyant en s’excusant du mieux qu’il pouvait avant de se recevoir d’autres objets que de simples oreillers, il attrapa à la volet ses docks vert pomme vernis. Dans sa salle commune, il les enfila, coinçant dedans les ourlets de son pantalon de toile noir, légèrement troué au niveau des genoux. Il ajusta vaguement son pull violet en col V et fit glisser ses deux bras dans son caban gris. Presque prêt, il démarra son épopée vers l’extérieur du château. Dans les escaliers, il courrait à moitié, enroulant son écharpe bleu turquoise autour du cou. Il passa à côté de la grande salle où certains lève-tôt prenaient déjà leur petit déjeuner. Lui, il fit impasse dessus, trop pressé de se retrouver dehors. Et dès qu’il franchit les deux immenses portes du château, un sourire rayonnant se dessina sur ses lèvres.

    Qu’il aimait, ce froid sec sous un grand soleil et ciel bleu. Expirant d’aise, Salem plongea ses mains dans les poches de son manteau et se hâtât dans la direction du village. Il avait besoin d’air frais ces derniers temps. Pour lui, le travail n’était qu’un détail: malgré tout ce qu’on pouvait penser de lui, il avait toujours eu des notes excellentes. Mais bon, comme tout le monde, il travaillait un minimum pour ça. Et ces derniers jours avaient été trop intense pour son rythme, d’habitude plus relax. Arrivant au village, il fit deux-trois magasins pour voir les dernières nouveautés sorties. Il se promena, pour le simple plaisir d’observer les gens dans la rue. Et à force de passer à côté de boulangeries ou autres, son ventre vide se mit à gronder. Rougissant pour lui-même, le Blond se mit à rire et décida d’aller satisfaire ses envies dans un café, où se trouvait, d’après lui, les meilleurs muffins du coin ! Mais bien qu’il était lancé sur sa route, ne faisant plus attention à ce qui l’entourait mais à ce qui l’attendait plutôt, un caillou bien pointu se planta dans son mollet.

    Se stoppant net, Salem ne dessina même pas le moindre signe de douleur sur son visage ; il lui en fallait plus que ça pour le voir se tordre de douleur. Il était gay, mais pas mauviette. Mais par réflexe, il releva son regard turquoise sur ce qui l’entourait. Non loin de lui se présentait un garçon aux cheveux sombres, d’abord sans sourire, et plus jeune que lui. Le sang ne fit qu’un tour dans la tête du Cohary et il ne tarda pas à reconnaître Clound, son Nasteen préféré, qui lui le détestait plus que tout. Et c’est comme un insecte captivé par la lumière que le Blond changea de direction pour se rapprocher de sa connaissance, qui étonnamment, le saluait. Tiens, ce n’était pas dans ses habitudes d’être si… agréable ? Mais Salem s’en fichait, il avait une affection inexpliquée pour le Brun, et avait déjà oublié qui l’avait attaqué avec ce caillou.

    « Raiiiin ! Que fais-tu ici, par un froid pareil ?! »

    Impossible de trouver dans les parages un blondinet plus rayonnant, plus heureux que lui. Son sourire s’étendrait jusqu’à ses oreilles s’il le pouvait. Et s’il avait une queue comme les chiens, elle serait déjà en train de remuer dans tous les sens. C’était fou, et désespérant, comme Salem pouvait passer pour un jeune homme mature et d’un coup, à un gamin avec un look étrange.

    Le vent balaya sa chevelure or, sèchement. Et à un ou deux mètres de Clound, Gray se stoppa net. Cette distance était le minimum syndical avec l’autre, pour s’assurer une survie. Et encore, le simple fait de voir le blondinet si idiot suffisait à donner envie au Nasteen d’abattre sa sentence habituelle sur lui.
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Rain Clound
Rain Clound
MessageSujet: Re: "You're fake and I'm an annoying brat. Let's play!" {PV Snake} Dim 6 Fév - 10:46

    Par sentence habituelle, il faut entendre, de façon générale, un projectile. Cependant, contrairement aux autres jours, Clound n’a pas l’un de ses fidèles ouvrages dans les bras et ne possède donc aucune arme pour réduire blondie au silence. Ce qui est plus que dommage car dès l’instant où le son insupportable s’échappe des lèvres de son vis-à-vis, le plus jeune est incapable de se souvenir pourquoi est-ce qu’il vient de le saluer. Un instant de folie passagère causée par le froid ambiant sans nul doute. Une vague d’agacement le traverse tandis qu’il remarque que la distance de sécurité est respectée. Comment peut-il passer ses mains fines autour du cou du Cohary avant de serrer le plus fort possible dans le but de le tuer lentement dans ces conditions ? D’un simple coup d’œil, le gamin juge la tenue de son camarade. Ridicule. Une absence de style évidente. Quoique Salem ne cherche sans doute pas à avoir l’air classe. Sinon ça se saurait. Et Rain est persuadé que la connerie de l’autre ne vient pas que de sa couleur de cheveux. Il a sans doute été bercé trop près du mur. Et, malheureusement, pas assez près pour en perdre la vie.

    En guise de réponse, le sale gosse lui tire la langue, histoire de lui faire admirer son piercing tout en se moquant de lui. Bien sûr, cette action nécessite qu’il écarte l’écharpe qui couvre ses lèvres quelques secondes. Et l’air qui s’engouffre alors dans ses poumons est si froid qu’il manque de le faire tousser. Heureusement, niveau self-control, le gamin n’est pas trop nul. Ses bottes frappent le sol tandis que son corps se rapproche, de façon inévitable, de celui de Snake. Une fois devant lui, le fait de devoir lever les yeux lui est insupportable. Pourtant, l’autre est considéré comme étant petit par rapport à son âge. Et la différence entre eux deux à ce sujet est cependant élevée. Silence. Clound n’utilise plus les mots, c’est vrai. Sa main, la gauche, comme d’habitude, agrippe soudainement et sans la moindre douceur, celle du blond. Il le force à écarter la paume après avoir griffer le dos de sa main presque au sang. Décidément ce n’est pas demain la veille qu’il va enfin couper ses ongles vernis d’un bleu acide et beaucoup trop longs. Bref, là n’est pas la question de toute manière. Non, ce qui le préoccupe à cet instant c’est de tracer les lettres dans la paume du crétin et de le faire assez lentement pour qu’il comprenne.

    La ferme.

    Charmant ce garçon, vraiment. Malgré son éducation pourtant des plus prestigieuses, il ne peut s’empêcher d’être un sale gosse insupportable. Sa main laisse échapper celle de Snake presque aussi vite qu’elle l’a choppé. Les germes voyez-vous. Mieux vaut limiter la contagion. Et pour cela, toucher son vis-à-vis le moins possible. Qui sait où ce dernier traîne après tout. C’est d’ailleurs à ce moment que Clound junior remarque la fontaine, juste derrière eux. Sa première idée est assez simple ; Se rincer les mimines dans l’eau. Jusqu’à ce qu’il calcule que la température de cette dernière risque de lui donner un choc capable d’arrêter son cœur au vu du froid qui y règne. La mauvaise idée germe de cette constatation. Voyez-vous, Rain n’est pas quelqu’un de bien de nature. Ou alors cela ne se voit pas le moins du monde. En tout cas, imaginer Snake se la fermant à cause d’une baignade improvisée ne lui semble pas être une mauvaise chose. C’était plus un service qu’il compte lui rendre en fait. Qui sait, le choc lui redonnera peut-être le contrôle total de ses capacités mentales qu’il semble avoir égaré depuis plusieurs années. Alors, ses deux mains se posent sur le torse fin du blond.

    Et il le pousse. Juste comme ça, en y mettant le plus de force possible. Dans son esprit dérangé de génie, c’est un peu comme une œuvre d’art. Le serpent trempé. Ou quelque chose du genre. Un acte dénué de la moindre sympathie. Et monsieur ne connaissant pas les regrets, cela aide. Enfin, pas envers Snake en tout cas. J’ajouterai qu’il faut bien prendre en compte, dans ce geste, le retour de son jeune frère à l’école. C’est sans doute leurs retrouvailles froides et dénuées du moindre amour qui ont choqué, un brin, Rain. Il était tout de même évident que le gamin ne s’attendait à rien d’autre mais la douleur, même prévue, est tout de même pénible à supporter. Pour répondre à votre question muette à propos du taux de survie de Salem, sachez que je n’ai strictement pas la moindre idée du pourcentage. Cependant, au vu du sourire mauvais qui ourle les lèvres de Rainy, il vaut mieux ne pas avoir trop d’espoir. Dire que ce garçon arrive à être un ange avec son frère de cœur ou son jumeau et un démon avec le reste du monde. Cela est incompréhensible.
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Salem Gray
Salem Gray

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MessageSujet: Re: "You're fake and I'm an annoying brat. Let's play!" {PV Snake} Sam 12 Fév - 1:51

    Si Salem ne s’était pas vite accommodé au comportement -totalement insupportable- de Rain, ce regard dur le jugeant des pieds à la tête l’aurait glacé sur place, et la seule chose qu’il aurait pu faire pour sa défense aurait été un rire nerveux. Mais le Blond avait plus d’un tour dans son sac pour garder son sang-froid: la sympathie qu’il avait très vite développé à l’égard du Nasteen faisait en sorte qu’il acceptait de lui toutes sortes de réaction qu’il détesterai en temps normal.

    C’est pourquoi, lorsque Rain abaisse légèrement son écharpe qui couvrait ses lèvres et tire vulgairement sa langue au Cohary, celui-ci sourit. Rainy n’est pas comme tout le monde aux yeux de Salem: il a cette aura sombre, qui le protège des autres. Et puis il y a ses réactions, qui peuvent le faire paraître très mature comme excessivement gamin comme à cet instant précis. Mais maintenant, le Blond a décidé d’interpréter les crises de colère de l’autre comme un point positif: si Rain le détestait réellement, il aurait opté pour la plus grande indifférence qui soit. Or, ce n’était pas le cas.

    Salem ne bouge pas quand les pas du Nasteen commencent à marteler le sol et à se rapprocher de lui. C’est tout un code, vous avez, pour pouvoir approcher Clound ! D’ailleurs, c’est peut-être le seul pour qui le Blondinet fait tant d’efforts. Il est respectueux, mais parfois, sa fougue naturelle l’emporte sur tout. Or, avec Rain, il évite au maximum les faux pas. Ce garçon l’intrigue, réellement. Et se plier à ses souhaits et désirs avait quelque chose d’amusant dans le fond, comme un jeu où les règles seraient présentes mais inconnues tout au long de la partie.
    Même s’il lui a posé volontairement une question, Salem sait pertinemment qu’il ne peut entendre la voix de son interlocuteur: depuis cette année, où il a rencontré le garçon de deux ans son cadet, jamais le son de sa voix n’est sortie d’entre ses lèvres. Blondie n’a jamais cherché à comprendre, sa relation avec Rain est toute jeune encore. Mais il espère, profondément, pouvoir entendre l’autre l’insulter de vive voix. Pas que Salem soit masochiste, mais bon. C’est comme ça, entre Rain et lui.

    Ainsi, c’est sans résister qu’il laisse le Nasteen attraper sa main et la torturer. Les ongles du cadet tirent sur sa peau, sur ses veines et griffent jusqu’au sang. Blondie sert les dents, habitué à si peu de douceur envers sa personne. Ce n’est pas grave. Et les muscles de ses doigts se détendent pour que Rain puisse aisément exprimer ses pensées, en dessinant des lettres. S, h, u… Salem semble avoir raté une lettre. Mais quand il se rend compte que les deux lettres suivantes sont U et P, il se retient de rire. Dans le fond, il n’avait pas besoin que Rain lui fasse comprendre cela: rien que le regard qu’il portait indiqué que voir Salem n’était guère un plaisir particulier.

    La main relâche la sienne comme si c’était profane de l’avoir touché ; aucune importance. Salem sait que Rain n’est pas une personne qui se veut sympathique, naturellement. Le fait qu’il le traite bien l’inquiéterai plus que l’inverse. Mais bon, tout le monde pense qu’il y a des limites à la méchanceté, non ? Pourtant, cela ne semble pas être le cas avec le sale gosse. Un regard pensif, un vague sourire de détracteur, et Salem a à peine le temps de sentir les mains du plus jeune sur son torse qu’il se sent propulsé en arrière. Il tombe, son talon heurte un rebord qui le fait encore plus chaviré, et sa peau rentre en contact avec l’eau.

    Du point de vu de Salem, tout se déroule très vite. Sa chute, où il semble être aspirer par le fond de la fontaine. L’eau, avec ses bras invisibles, l’oblige même à passer la tête sous ce miroir de glace. A travers ses vêtements, la température de la fontaine l’attaque, comme des milliers de petits pics qui traverseraient sa peau. Sans bouger, les yeux fermés, Blondie se rappelle. Ce n’est pas la première fois qu’il se baigne, dans une eau aussi glacée. Une fois, gosse, il était allé à la mer avec sa mère et lui avait désobéit: il avait plongé dans la mer du Nord, alors qu’il ne savait pas encore bien nagé, et que l’eau était en-dessous de la barre des 10°. Il s’était fait fâcher, mais à cette époque, sa mère avait plus pleuré de peur qu’autre chose. Et elle l’avait ramené à la maison et chouchouté toute la soirée: le bon temps.

    Une autre fois, cela avait été différent. Salem prenait un bain tranquillement et sa mère avait essayé de le garder au fond de la baignoire pour qu’il ne reprenne plus son souffle.

    Remontant illico presto à la surface, le corps de Salem se mit à trembler comme une feuille. Une bourrasque de vent le balaya: il se transforma littéralement en glaçon. Ses lèvres, bleutés, n’arrivaient plus à bouger. Et le peu de gens qui avaient assisté à la scène, se demandaient comment ce garçon pouvait-il encore être vivant. Inspirant profondément, le Blond se recroquevilla quelques instants sur lui puis soudain, lâcha un cri:

    « AAAAAAH ! C’EST FROID NOM D’UNE SUCETTE ! »

    Hurlant son malheur comme un gosse, les yeux azurs de l’élève finir par se poser sur le coupable de tout ça: Rain. Un moment, le visage de Blondie fixant l’autre n’avait plus aucunes expressions de joie ou chaleureuse. Ce n’était pas de la haine, mais comme une indifférence profonde, comme si l’eau avait altéré ses capacités mentales. Salem n’était pas aussi fragile qu’il paraissait: anglais et suédois à la fois, le froid n’avait aucun impact sur lui. Mais cette situation, peut agréable tout de même, avait fait resurgir des souvenirs passés et désagréables. Soupirant, les yeux lâchèrent le Nasteen, par dédain.

    Mais assis sur les fesses dans la fontaine, Salem finit par se redresser. Debout, les pieds dans l’eau, il se pencha légèrement, ses mains en avant. Et sans prévenir, il poussa de toutes ses forces une grande vague d’eau gelée vers son compagnon malhonnête. Cette fois-ci, son rire traversa la place. Son visage était illuminé d’un immense sourire chaleureux. Les gens autour se lassèrent, de voir des élèves de Swelty toujours s’amuser. L’idée de choc thermique n’inquiétait plus personne, Blondie semblait en bonne santé, exceptionnellement. Et Salem, le premier, semblait ne pas tenir rigueur de la situation à son ami.

    « Prends ça, Rainy, sale gosse ! »

    Finalement, c’était peut-être lui le plus gamin des deux, à vouloir se venger en aspergeant l’autre. Mais Salem riait. Il lui fallait plus que de l’eau glacée pour le terrasser. Après tout, aujourd’hui, il fermait à clef la salle de bain chez lui quand il voulait être tranquille, certain qu’ainsi, sa mère ne pourrait pas tenter de le noyer une nouvelle fois.
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Rain Clound
Rain Clound
MessageSujet: Re: "You're fake and I'm an annoying brat. Let's play!" {PV Snake} Sam 12 Fév - 3:24

    Cela n’a rien d’une relation. Une relation est un échange entre deux individus. Chez Rain, il n’y a rien qui s’offre à son camarade. Même sa colère n’est pas spécialement adressée à la personne du blond insupportable. Cela serait trop simple. Comme si ce prétentieux et agaçant gamin pouvait mériter autant d’attention. Quelque soit son passé, ses connaissances, ses passions, cela ne rentrait pas en compte pour le génie. Tout ce qui importait était ce sourire qui lui donnait envie de serrer ses doigts fins autour du cou si pâle et de serrer jusqu’à ce que les yeux roulent dans leurs orbites, que le souffle manque et que le corps devienne flasque et sans vie entre ses doigts. Rain Clound était de mauvaise humeur. Même s’il était impossible de s’en rendre véritablement compte au vu du peu de différences par rapport à son expression habituelle.

    L’eau ne lui a jamais inspiré la moindre crainte. Ainsi, lorsqu’elle gobe Salem, l’attirant en son sein sans lui demander son avis, il n’a pas la moindre once d’inquiétude. Si l’élément était opposé et apparaissait sous la forme de grandes flammes brillantes, là, ses mains n’auraient jamais osé pousser son camarade. Le feu était comme un poison aux yeux du gamin. Dévorant votre corps, le meurtrissant jusqu’à ce que plus personne ne puisse vous reconnaître. L’odeur de la chair brûlée, les marques laissées à jamais sur la peau. Ses doigts frottèrent la paume qui avait un souvenir de ce style, mais assez léger. Tout cela était la faute de son abruti de frère albinos. Décidément, ses frangins ne trouvaient pas l’absolution au sein de l'âme glacée de Rainy en ce moment. Ce dernier avait ses yeux fixés sur le corps qui semblait ralenti par l’eau qui l’empêchait de bien se débattre. Pourtant, et malheureusement, le stupide Cohary émergea bientôt, bien vivant. Au vu de la basse température de la flotte, cela était étrange. Le sale gosse ravala cependant sa curiosité, n’ayant pas la moindre envie de connaître les raisons d’une telle résistance. Une attaque surprise l’obligea bientôt à sortir de ses pensées de toute manière.

    Assez gelée pour laisser une sensation de brûlure sur la peau si pâle. L’eau qui lui arriva dessus le força à se reculer d’un pas. Bien sûr, n’étant pas spécialement habile avec cet amas de chairs qui lui servait de corps, il trébucha. Terminer sur les fesses sur une place publique n’a rien de classe par ailleurs. La situation venait de pencher en la faveur de l’autre abruti. Injustice. Entre le hurlement de douleur du blond et son rétablissement spectaculaire, le gamin nota que l’autre avait osé le surnommer Rainy. Merlin que cet individu l'insupportait. Se lever semblait cependant trop compliqué pour l’instant. Surtout qu’il avait eu de l’eau dans les yeux et, avec ses lentilles, c’était terriblement désagréable. Les prunelles bleutés brillaient de colère et de lassitude lorsqu’il redressa la tête. Ne pouvait-il pas juste cesser d’agir comme un crétin ? Ce n’était pas si compliqué que ça pourtant, de se calmer un brin. Mais non, jamais Salem ne pigerait. Un frisson le traversa. L’autre l’avait glacé en lui balançant de l’eau dessus, même peu. Tous ne sont pas des suédois super résistants, après tout. Clound défit rapidement les boutons de son manteau mouillé avant de le poser sur un banc, n’apportant, pour l’instant, pas la moindre attention à Blondie. Ensuite, il tira une boîte de la poche de la dite-veste et retira ses lentilles pour les remettre à l’intérieur. A présent que cela était fait, le gamin pouvait retourner à son activité principale, soit tenter de se débarrasser de son fidèle ennemi par la noyade. Etouffant un soupir entre ses lèvres, Rain se leva, abandonna sa veste sur le banc. De toute façon, ce dernier n’était qu’à quelques mètres, donc ce n’était pas dramatique. Personne ne risquait de lui piquer. Revenons-en à Snake. Le plus jeune se baissa, retirant chaussures et chaussettes avant d’entrer dans la fontaine, se retenant de grimacer face au froid qui lui donnait envie de sortir en courant de là. Et, son pied se leva, arrosant l’autre de la tête au pied de flotte.

    Tu veux jouer à ça, Snake ?


    Son regard ne ressemblait pas à celui d’un enfant qui s’amuse. Non, la situation l’agaçait plus qu’autre chose. Personne n’avait envie d’être ici à se geler. D’ailleurs, la place était de nouveau presque déserte, tant mieux. Le génie balança de l’eau sur son vis-à-vis, pendant un long moment, le laissant répliquer autant qu’il le voulait avant de croiser les bras, en tremblant. Bon, certes, il était rentré dans le manège de l’autre, l’ayant même arrosé à son tour, mais cela n’avait pas été une bonne idée. Un éclat de toux s’échappa de ses lèvres, prouvant qu’il avait des cordes vocales en bon état lorsqu’il le désirait. Ce fut également en tremblant qu’il quitta la fontaine, se retrouvant pieds nu à côté de cette dernière. Autant vite rentrer au château pour se réchauffer avant d’attraper une pneumonie. C’était la faute de Salem, de toute façon. Et, d’une façon ou d’une autre, le gamin lui ferait payer un de ces quatre. Ses bras frottèrent son haut noir qui collait à sa peau, essayant de le décoller. Cette pièce de tissu trop fine n’était absolument pas adaptée à la saison à la base. C’est pour cela qu’il la retira sans se poser de question, restant torse et pieds nus devant son aîné. Parfois, pour ne pas dire souvent, il était simple d’oublier que le blond avait quelques années de plus que sa personne. Bah, cela ne se voyait pas.

    Tu es content ?

    Les mots se lisaient sur son visage, sans qu’il n’ait besoin de les prononcer. Que Snake se soit amusé était un minimum pour justifier sa connerie de plus tôt d’entrer dans son jeu débile. Quoique, aucune excuse n’était présente pour expliquer son action. Plissant ses lèvres bleutées l’une contre l’autre, Rainy lança un regard haineux à l’autre, comme pour dire que c’était de sa faute et uniquement de la sienne.
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Salem Gray
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MessageSujet: Re: "You're fake and I'm an annoying brat. Let's play!" {PV Snake} Dim 24 Avr - 3:15

    C’était un fait réel : Salem n’avait rien d’un adolescent de seize ans, et il réagissait comme un gosse de dix. Le fait que Rain recule d’un pas ne l’empêcha pas d’être mouillé, et il en tomba même à terre. Le rire triomphant de Blond se fit entendre de plus bel. Oh, bien sûr, il s’inquiéta quelques instants du fait que l’autre se soit blessé ou non. Mais le regard haineux que le Nasteen lui porta en se redressant le rassura. Le froid glacé tant les deux garçons maintenant qu’il semblait être devenu un facteur secondaire ; la vengeance ou le jeu était devenu le centre de la confrontation. Blondie pensait que la plaisanterie n’allait pas durer plus longtemps, mais quand Rain commença à se déshabiller, il ravala sa salive. Il n’y avait rien de bon à voir le garçon se préparer à contre-attaquer. Le gosse était violent, et Salem ne douta pas une seconde de la volonté de l’autre de vouloir le noyer vivant ou de l’étrangler. Rien de plaisant donc. Pas pur réflexe, quand il rentra dans la fontaine, le Blond s’écarta d’un pas. Mais quand la jambe s’élança pour l’asperger d’eau, le Cohary se figea sur place et se mit les éclaboussures de plein fouet.

    C’était… une blague ? Rain était-il aussi gamin que lui, pour venir simplement se venger en l’arrosant à son tour ? Blondie n’en croyait pas ses yeux. Certes, il n’y avait aucun trait d’amusement sur le visage du Nasteen ; juste du mépris. Mais il était déconcertant de voir le garçon se mouiller pour si peu. Salem rit une nouvelle fois, en se tenant le ventre. Décidément, il n’était pas au bout de ses surprises. Et sans se laisser désirer, il répliqua à son tour, en envoyant de nouveau de l’eau sur sa victime. Il était assez étrange, pour un quelconque observateur, de voir ces deux adolescents s’asperger d’eau en plein hiver, l’un rayonnant et l’autre profondément agacé. Et pourtant, ils se renvoyaient les coups sans prêter attention au monde qui les entourait. La bataille s’acheva quand Rain fut pris d’une quinte de toux et quand un frisson fit littéralement convulser le corps de Salem. Alors, ils quittèrent leur terrain de jeu sans un mot. Le Nasteen se retrouvât presque nu comme un verre, et malgré le fait qu’il soit tout habillé, Salem n’en avait pas moins froid. Alors, il commença à retirer toutes ses épaisseurs. Ses chaussures, ses chaussettes, son écharpe, son caban. Même le pull y passa. Et c’est ainsi que le Cohary se retrouva avec juste son pantalon sur la peau, en plein milieu de la place. Ses dents se mirent à claquer, alors qu’il sautillait sur place pour ne pas mourir de froid. Il devait absolument sécher ses vêtements avant même de rentrer au château, s’il ne voulait pas attraper froid.

    Posant ses yeux sur Rain, Blondie se rendit compte qu’ils étaient maintenant deux à moitié nus. Le reproche que lui faisait l’autre, sans même dire un mot, ne fut pas bien difficile à comprendre. Ébouriffant ses cheveux mouillés, Salem se sentit alors un peu gêné de s’être emporté aussi facilement. Ils n’avaient vraiment pas choisis la bonne saison pour faire mumuse avec l’eau. Et il en oublia presque que tout avait commencé à cause de Rain. Pour empêcher ses lèvres de trembler de froid, il échappa un vague rire nerveux, comme vague excuse. Les mots ne lui venaient pas, surtout qu’au fond, il s’était bien amusé. Attrapant sa baguette coincée entre son pantalon et son caleçon, il regarda si elle n’avait pas été abîmer dans la bataille. Soupirant de soulagement, il se mit dos au plus jeune pour s’attaquer à ses vêtements mouillés. Alors qu’il lançait à répétition le même sort, qui séchait ses affaires dans un nuage de buée, Blondie ne pensa même pas au fait que Rain avait pleine vue sur son dos recouvert de cicatrices. Elles n’avaient rien de régulières, elles ressemblaient plus à de longues tiges blanches éparpillées partout sur la peau, avec des longueurs et des épaisseurs différentes. Dire que Salem avait oublié leur existence serait une grave erreur ; dès qu’il s’étirait, sa peau abîmée le tiraillait. Mais le garçon n’avait aucun complexe à s’exhiber ainsi. Seule la provenance de tant de blessures restait inconnue au bataillon.

    Alors qu’il avait finis de sécher tous ses vêtements, Blondie reporta son attention sur Rain en faisant volte-face. Penchant légèrement la tête sur le côté, il pointa sa baguette sur ses cheveux, qui dans une bourrasque de vent redevinrent aussi secs et blonds que d’habitude.

    « Rain, tu veux que je sèche tes affaires ? Tu vas attraper froid si tu restes comme ça. »

    Quelle idée de lui faire la morale sur ce ton, alors qu’il était en partie responsable de l’état de son ennemi adoré. Mais dans le fond, Salem s’inquiétait réellement. Il ne savait pas si l’autre était d’une santé fragile ou non, et rester à moitié nu dans ce courant d’air n’avait rien de bon. Surtout pour sa gorge, s’il était aphone. Oui, une personne un tant soit peu logique aurait compris que les cordes vocales du Nasteen allaient très bien et qu’il avait choisis lui-même de devenir muet. Mais Blondie préférait faire comme si quelque chose empêchait Rain de parler librement, parce qu’ainsi, il était plus facile pour lui d’accepter le choix de l’autre.
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Rain Clound
Rain Clound
MessageSujet: Re: "You're fake and I'm an annoying brat. Let's play!" {PV Snake} Dim 24 Avr - 5:04

    Ses dents claquaient les unes contre les autres tandis que ses bras frottaient, tout aussi énergiquement que possible, ses avant-bras nus et humides à cause du bain forcé qu’il venait de prendre. Pourtant, avoir froid ne le dérangeait pas autant que ça. La sensation de gel en elle-même était supportable. Ce qui l’était bien moins se trouvait être l’engourdissement, la fatigue, cette envie d’abandon provoquée par l’eau sur sa peau. Un éternuement muet lui échappa et il se mordit la langue en même temps. Cela lui arracha un geste de colère qui se traduisit par un coup de pied sur le sol. Malheureusement, son absence de chaussures fit qu’il se fit mal. Ce n’était définitivement pas son genre et sans doute la faute de Snake. Lorsque son regard se leva vers le blond si insupportable, toute notion de rage lui échappa cependant. Les marques sur le dos de son aîné le forcèrent à s’arrêter de trembler, à laisser ses yeux déraper de marque en marque, comme s’il s’agissait d’un tracé complexe détaillant la vie de son vis-à-vis. Peut-être était-ce le cas après tout. Malheureusement, l’enfant ne connaissait rien de son aîné et, dans le fond, il n’était pas sûr de vouloir connaître de si terribles secrets. Sans oser s’approcher, le plus jeune passa un moment ainsi, sans être capable d’afficher quoi que se soit d’autre que de la surprise sur son visage. Même le fils d’une mage noire au comportement pas toujours si simple pouvait être figé d’horreur pour de simples cicatrices. Non, pas si simples en fait. Monstrueuses.

    Salem lui parlait. Il ne s’en rendit compte que quelques instants trop tard et hocha la tête, ramassant maladroitement ses vêtements pour bien les étendre sur le banc et permettre ainsi à l’autre de faire ce qu’il voulait faire. Son pantalon également demandait un bon séchage. Par contre, le retirer devant ce Cohary… Cela semblait impensable pour l’adolescent dont les bras se croisèrent sur son torse un peu trop fin. Une quinte de toux coupa une fois de plus le fil de ses pensées et le gamin réalisa que, se connaissant, il allait non pas attraper un simple coup de froid mais une pneumonie, sans se sécher. Ses doigts défirent donc son pantalon qu’il retira de façon maladroitement, en manquant de trébucher. A présent juste en boxer, il avait l’impression d’avoir encore plus froid que précédemment.

    Sa main gauche hésita, ce qui semblait un brin étrange de sa part, pour ensuite attraper celle de son ennemi favori et tracer de nouvelles lettres dans sa paume, plus doucement qu’avant. Il n’osait plus le regarder dans les yeux. D’un autre côté, cela pouvait passer pour un simple trouble à cause de l’absence de lunettes devant ses yeux. L’adolescent n’avait pas une vue excellente, loin de là, sans ses verres grossissant bien aimés. Pourtant, il avait été capable de discerner les cicatrices sur le dos du blond.

    Mes cheveux. Aussi.


    Faire des phrases longues était trop pénible en traçant dans les paumes des gens alors Rain se contentait de signaler les points les plus importants. Et sa chevelure sombre avait besoin d’être séchée. Les gouttes d’eau glacées qui glissaient dans sa nuque n’allaient pas l’aider à se sentir mieux. Pourtant, pour une fois, il ne lâcha pas la main du blond, se contentant tout simplement de le griffer doucement. Oser lui faire plus mal que ça alors que Snake tentait de se montrer sympathique lui paraissait exagéré. Cela ne l’empêchait pas de ne pas l’aimer, de le trouver stupide, insolent, injuste et trop enfantin.

    Qui t’a ruiné le dos ?

    Pour le coup, le plus jeune se demanda si sa phrase allait passer au vu de sa longueur. Cela n’importait pas tant que ça au final. Tout ce qui comptait c’était d’obtenir une réponse, quitte à faire mal, à détruire un peu plus. Parce que ruiner Blondie ne lui faisait pas grand-chose, il était incapable de compatir. Simplement, il lâcha les doigts de son aîné et déposa ses lèvres sur les siennes, longuement, mordant avec force la peau de son ennemi pour nouer ses bras autour de son cou ensuite, refusant de s’écarter. Enfin, jusqu’à ce que la tête commence à lui tourner et qu’il ne soit forcé de s’asseoir sur le banc, entre son pantalon et son haut. Ses lèvres étaient toujours de cette teinte bleutée un brin effrayante. D’une façon inconsciente, il savait que quelque chose n’allait pas très bien avec sa propre personne sans être capable de trouver quoi. Une légère hypothermie sans doute. Les tremblements de son corps reprirent et il commença à se balancer légèrement d’avant en arrière pour ne pas se laisser engourdir par le froid. Sa langue se tira alors envers Snake, pour lui faire comprendre qu’il allait continuer de lui en vouloir pour un long moment. Genre quelques siècles.
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Salem Gray
Salem Gray

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Âge: Eighteen Years Old.
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MessageSujet: Re: "You're fake and I'm an annoying brat. Let's play!" {PV Snake} Lun 25 Avr - 0:49

    Pour la première fois, Salem se rendit compte de la différence d’âge qui les séparait, Rain et lui. Retirant son pantalon et se retrouvant juste en boxer, son cadet avait quelque chose de terriblement plus fragile dans cette situation. Bah, c’est vrai que le froid y jouait beaucoup. Mais il n’y avait que ça. Salem sentit son cœur se serrer, et il fut pris d’une envie soudaine de s’avancer et de prendre le garçon dans ses bras, pour le réchauffer –bien qu’il soit à moitié nu aussi- mais cette idée ne fut pas exécutée, en dépit de l’éventuel réaction violente de Rain. Pourtant, pour une fois, le Nasteen attrapa la main de Blondie avec moins que rudesse que d’habitude. Le regard vague, presque fuyant, il traça les lettres sans faire mal au creux de sa paume de main. Attentif, l’adolescent sourit quand la requête fut écrite. Il était rare de voir Rain si calme. Alors, sans attendre plus longtemps puisque c’est ce qui pressait le plus à ses yeux, Salem pointa sa baguette sur les cheveux bruns et les séchèrent aussitôt. D’un geste lent, il passa à peine ses doigts dans la chevelure sombre, pour la caresser. Que c’était doux…

    Mais les ongles du cadet se remirent à marquer la peau de la main. Alors, baissant les yeux, Salem se concentra en essayant cette fois de lire les lettres avec le mouvement du tracé. Au début, perplexe, il chercha à comprendre exactement le sens de cette phrase. Il crut ne pas comprendre, et provoquer la colère de Rain en étant trop lent ; mais quand il traça le dernier mot, un sourire mélancolique se dessina sur les lèvres de Blondie. Alors, c’était ça la raison qui avait poussé le Nasteen à être plus conciliant que d’habitude ? Salem n’aimait pas la pitié, mais il savait que dans le fond, il ne pouvait empêcher les gens de ressentir ce sentiment et les blâmer pour ça. Il soupira, fermant quelques instants ses paupières en cachant son regard turquoise. Il était las de chercher des excuses, surtout que Rain n’était pas stupide et comprendrait assez rapidement le stratagème. Mais dire la vérité, de manière aussi banale à n’importe qui, le Blond se le refusait. Conscient de sa situation, il était pourtant incapable de dénoncer sa mère. Un traumatisme de plus, peut-être.

    Pourtant, ce qui surprit le plus Salem fut la deuxième réaction de Rain. Le cadet s’avança vers lui, et l’embrassa, avec un naturel aussi mordant que les dents accrochant ses lèvres fines. Le Blond ne comprit pas cette réaction excessive, les bras se nouant autour de son cou. Rain était un gosse capricieux, imprévisible, avec qui on s’ennuyait rarement. Mais des fois, comme aujourd’hui, il restait plus complexe qu’un casse-tête chinois aux yeux de Blondie. Pour autant, le garçon ne tenta pas de repousser l’autre. Il tient ses hanches le temps du baiser, et le laissa repartir, pour finalement qu’il s’assoit sur le banc. Rain n’avait pas mordu jusqu’au sang, mais la lèvre inférieur de Salem fut bien marqué. Remarquant l’attitude du cadet et ses lèvres si bleutés, Blondie fit volte-face et attrapa son caban gris sec qu’il posa sur les épaules du garçon et son écharpe turquoise qu’il noua autour du cou. Même s’il n’y en avait que pour quelques minutes d’attente, laisser Rain nu comme un verre était inconcevable.

    Comme pour bien rappeler leur rapport nait de tensions, la langue percée du Nasteen accusa le coup en pointant Salem. Calmement, Blondie retourna la main de Rain pour l’étendre paume face à lui. Ses doigts caressèrent la peau pour tracer des lettres. Il allait lentement, pour être sûr de se faire comprendre. Quand il eut finit, il adressa un sourire à son vis-à-vis.

    Nobody.

    C’était la seule réponse qu’il donnerait à un gamin aussi insolent, pour sa question précédente. S’écartant un peu de l’autre, Salem commença à lancer le sort pour sécher tous les vêtements de Brun, du pantalon jusqu’à l’écharpe. Tout fut finit assez rapidement, ce sort n’avait rien de très compliqué et était plutôt efficace. C’est à ce moment-là, que Salem se rendit compte qu’il n’avait pas sécher son propre pantalon et qu’il se trouvait toujours torse nu, bien que ses habits soient déjà secs. Soupirant de sa bêtise, il pointa sa baguette sur son pantalon troué puis la rangea. Il entreprit alors de remettre son pull, qui cacha la vue de son dos à n’importe quel voyeur. Chaussettes et chaussures aux pieds, il attacha ses fins cheveux blonds en une petite couette haute. Puis, il reporta ses yeux sur Rain qui était lui-même en train de se rhabiller.

    Pris dans un nouvel élan joueur, Blondie se pencha en avant vers son cadet avec un sourire narquois. Accrochant ses doigts à l’écharpe autour du cou de l’autre, il avança ses lèvres vers celles bleutés et les embrassa tout simplement, un petit moment, sans insister ou faire mal. Il se retira, un sourire innocent sur les lèvres. Et pour se justifier, il déclara tout bonnement :

    « Il faut les réchauffer, elles aussi. »
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Rain Clound
Rain Clound
MessageSujet: Re: "You're fake and I'm an annoying brat. Let's play!" {PV Snake} Lun 25 Avr - 6:01

    La pitié n’était pas le type de sentiment qui traversait l’esprit du garçon à cet instant. Ne s’y nichait qu’une fascination un brin morbide. Un souhait impur de poser ses lèvres sur les marques, pour voir si cela lui ferait mal. De comprendre leur origine pour découvrir l’horreur, appuyer sa théorie la plus ancienne. Celle que son camarade n’est qu’un menteur pathétique caché derrière un sourire qui n’a rien de sincère. Un de ceux qui rient ouvertement à tout mais pleurent sans être capable de s’arrêter au plus profond de leur cœur. Un Clound ne sait pas avoir pitié. Cela pourrait le tuer. Sa mère lui a dit tant que fois. La compassion est cependant différente, plus naturelle. Ce qui n’empêche qu’elle ne traversait pas non plus son âme à cet instant. Que voulez-vous, il ne faut pas trop en demander à ce fichu garnement incapable de s’intéresser à autre chose qu’à lui-même.

    Le caban sur ses épaules l’arracha, de façon assez brusque, à sa rêverie malsaine. Un sursaut traversa son corps tandis que ses yeux bleutés se posaient sur son ennemi favori. Visiblement, il ne s’attendait pas à un tel traitement de faveur. Encore moins à l’écharpe autour de son cou. Pourquoi Snake faisait-il ça ? S’il l’avait étranglé, cela lui aurait semblé plus normal et logique. Un semblant de gratitude se dessina sur les traits du plus jeune. Cependant sa tête se baissa. Aucune raison de le remercier, cet imbécile blond. Les doigts qui attrapèrent sa main furent éraflés à l’aide de ses ongles. Qu’on le touche sans sa permission ne lui plaisait guère. Pourtant, ce n’était pas dénué d’intérêt, comme geste. Il s’en rendit compte en sentant les doigts tracer des lettres dans sa paume. C’était un brin vil de lui voler sa méthode. Rain se laissa faire, fermant les yeux pour mieux se concentrer. Jusqu’à comprendre. Ayant l’habitude de communiquer ainsi, cela ne lui fut pas trop difficile. L’autre lui mentait encore. Une moue boudeuse vit le jour sur ses traits et sa langue se tira une seconde fois. Ce n’était pas ce qu’il voulait entendre.

    Pour les vêtements vidés de leur eau non plus l’autre ne méritait aucun remerciement. Le gamin n’était pas capable de faire de la magie pratique à ce moment là, à cause de son mutisme. Ce qui était un brin embêtant tout de même. Bien qu’il n’avait jamais été très doué en la matière, alors ça ne lui manquait guère. Se rendant compte que Salem avait commencé à remettre ses fringues, il fit un geste pour retirer l’écharpe prêtée ainsi que la veste pour se rhabiller à son tour. Le blond insupportable décida cependant de l’interrompre, l’embrassant sans lui demander son avis. Cette fois là, Rainy fut incapable de réagir, se contentant de cligner les yeux. Lorsque l’action était initiée par sa personne, il se montrait violent et joueur. Si cela venait de son vis-à-vis, il avait l’air d’un enfant perdu incapable de comprendre ce qui venait de se produire.

    Le pire, dans cette histoire, était sans nul doute le fait que ses lèvres lui faisaient bien moins mal ensuite, pour ne pas dire qu’elles avaient presque retrouvé leur couleur naturelle. Les joues rouges, le gamin se dépêcha de remettre ses fringues, évitant autant que possible de croiser le regard de ce foutu serpent. La chaleur recommençant à circuler dans son corps, il se sentit mieux, graduellement et se contenta de rester assis sur le banc un moment. Son corps ne frissonnait plus et sa toux semblait s’être calmer. Ce qui était plutôt rassurant. Il ne se voyait pas tomber malade une fois de plus et passer des semaines au lit. Ses bras se tendirent, brusquement et l’insolent fit en sorte que le Cohary s’asseye à ses côtés, sur le banc. L’interrogatoire n’était pas encore terminé. Sans compter que celui qui venait de se faire aider ressentait un vague élan de sympathie pour son aîné, ce qui était un crime, parce qu’il aurait mieux fait de lui éclater le genou d’un bon coup de pied. Loin d’en arriver à cette extrémité, Rain préféra tout simplement recommencer à tracer des mots dans la paume de l’autre abruti.

    Menteur.

    Cela était bien entendu une réponse face à l’explication offerte plus tôt. Redressant la main de son rival, le Nasteen passa sa langue sur sa paume, sans raison valable. Peut-être tout simplement pour le dégoûter. D’ailleurs, durant ce geste, son regard ne quitta pas celui du plus âgé des deux garçons. Ce qui ne l’empêcha pas recommencer à écrire peu après, comme si de rien n’était.

    Merci.


    Là, par contre, pas le moindre contact visuel à l’horizon. Juste ce silence pesant causé par son incapacité à s’exprimer. Sa main lâcha celle de Salem sans qu’il ne fasse un geste de plus. Cette rencontre ne les mènerait sans doute pas à grand-chose. Après tout, leurs différences étaient trop grandes. Même si, à cet instant précis, Rain ressentait moins de colère que les autres jours envers ce blond un peu trop souriant pour son propre bien. Gêné par la situation, le gamin cacha le bas de son visage avec son écharpe, histoire qu’on ne remarque pas la rougeur de ses joues pâles.
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Salem Gray
Salem Gray

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MessageSujet: Re: "You're fake and I'm an annoying brat. Let's play!" {PV Snake} Lun 25 Avr - 8:21

    La réaction de Rain ne surprit nullement Salem. Il savait bien qu’il aurait été impossible que le Nasteen fasse comme si de rien n’était. L’intelligence et la perspicacité de Rain ne faisait que le rendre un peu plus insolent. Mais ça n’avait pas l’air de gêner le Cohary à l’apparence si candide. Chacun réagissait comme bon lui semblait, même si toutes les situations ne s’y prêtaient pas. M’enfin, pourquoi s’encombrer de tant de règles sociales ? C’est ce qui était plaisant, avec Rain. C’est comme si tout ce règlement était bafoué de fond en comble. Ainsi, chacun pouvait réagir comme il le souhaitait. C’était une des raisons qui poussait Blondie à ne pas tourner le dos à un gosse aussi désagréable. Malgré leur relation conflictuelle, il y avait quelque chose de simple à passer du temps avec le cadet. Une franchise que l’on retrouve rarement dans les relations conventionnelles.

    Le baiser, qui avait apparemment surpris Rain puisqu’il ne répliqua pas par un coup, était une pure gaminerie de la part du Blond. Alors que l’autre se rhabillait, il en profita pour reprendre possession de son caban gris et de son écharpe turquoise qu’il noua autour de son cou dans un geste lent ; elle s’harmonisait parfaitement avec ses yeux turquoise. Puis, des bras se tendirent à sa rencontre. Et sans avoir même le temps d’analyser la situation, il se retrouva assis sur le banc aux côtés du plus jeune. Sa main fut de nouveau utilisée comme un outil de communication, et ses lèvres se tirèrent pour accentuer un peu plus son sourire. Qu’il était insolent, ce Rain. Et sa nouvelle variante, de lécher la main, étonna plus qu’autre chose le Blond. Ne déviant pas son regard de celui de son vis-à-vis, il chercha quelques instants à comprendre cet acte désespéré. Puis, il abandonna, tout simplement. Etait-il possible de comprendre un garçon aussi égoïste que Rain, qui n’agissait qu’en fonction de ses propres désirs ? Salem ne le savait pas. Mais lorsque l’autre traça un autre mot sur sa paume, un rire chaleureux s’échappa de ses lèvres.

    Malgré tout ce qu’on pouvait dire, il était mignon ce Rain. Certes, il faisait les choses à sa manière, mais ces rares de moment de douceur montraient à quel point il avait bel et bien reçu une éducation correcte. Chose dont on pouvait douter, si on ne le connaissait que de passage. Dans un mouvement léger, Salem tenta de lever sa main pour caresser la chevelure brune. Mais il se ravisa, certain que cette fois, il provoquerait la colère du plus jeune. Pour ne pas paraître totalement stupide, il reporta alors son geste à sa propre tignasse, qu’il massa longuement. Etait-ce le froid, qui apaisait le caractère de l’un et l’hyperactivité de l’autre ? Assis sur le banc, emmitouflé dans leurs écharpes respectives, ils ressemblaient à deux étudiants banals. Pour les nouveaux passants traversant la place, il était impossible de s’imaginer qu’ils jouaient comme deux gosses, dans l’eau glacée de la fontaine, quelques minutes plus tôt.

    « C’est ma mère, qui m’a laissé ces marques. »

    Salem lâcha un lourd soupire. C’était bien la première fois qu’il avait révélé ce détail sanglant, sur un coup de tête. Rare avait été les personnes tenues au courant. Le père de Blondie n’avait jamais eu connaissance de ces maltraitances, la dernière fois que son fils était allé lui rendre visite en Suède. Thilda elle, sa demi-sœur, l’avait accidentellement surpris en train de se rhabiller. Salem lui avait fait promettre de garder le secret, lui assurant que tout allait bien, en se gardant bien de préciser que sa mère était l’auteur de ce crime, même si la jeune fille n’en douta pas une seule seconde. Même si c’était la réalité, l’adolescent n’aimait pas particulièrement accuser sa mère. Oh, il ne niait pas ses actes, en ayant trop souffert. Mais il ne détestait pas sa génitrice, et espérait toujours secrètement que leur relation puisse revenir à un amour paisible comme lorsqu’il était petit enfant. Il se sentait incapable de la rejeter, puisqu’après tout, elle était sa seule véritable famille.

    Cette fois, le Cohary n’affichait plus un sourire, que Rain avait l’habitude de trouver si nias et faux. Non, ses traits marquaient une certaine mélancolie, et ses yeux turquoises fixaient le ciel légèrement couvert, d’une manière bien triste. Pour autant, il n’était pas question dans l’esprit du garçon de se laisser aller si facilement. Malgré ce que pouvait penser le Nasteen, ce n’était pas dans les habitudes de Blondie de pleurer pour un rien et de se morfondre que les épaules des autres. Montrer ses faiblesses était quelque chose qu’il n’aimait guère. Parler de lui ou de son passé était pénible à ses yeux. Pourtant, il avait lâché cette information au plus jeune assez simplement. C’était étonnant.

    « Désolé que tu aies dû les voir. »

    Salem ne regardait toujours pas Rain, même s’il lui parlait. En temps normal, il ne s’excusait jamais de montrer ses blessures au grand jour. Ses partenaires de chambre y étaient habitués. Les autres se contentaient d’excuses bidons, par pure pudeur ou par indifférence. Mais Blondie avait eu l’impression que cette fois, il avait réellement refroidis quelqu’un. Et ce n’était pas dans ses intentions, de gêner ou de dégouter Rain. Soupirant silencieusement, il approcha ses mains de ses lèvres pour les réchauffer quelque peu. Frottant ses doigts, il ferma quelques instants ses yeux, s’échappant ailleurs.
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Rain Clound
Rain Clound
MessageSujet: Re: "You're fake and I'm an annoying brat. Let's play!" {PV Snake} Mar 26 Avr - 4:25

    Correcte est un doux euphémisme en ce qui concernait l’éducation de celui qui aimait à se comporter comme un gamin insolent. On l’avait élevé avec sévérité et il savait parfaitement de quelle manière il se devait de se tenir en la compagnie des autres. Sa crise d’adolescence lui donnait malheureusement un rejet temporaire des traditions qu’il suivait à la lettre lorsqu’il n’était qu’un enfant. Cela ne jouait cependant pas le moins du monde sur son égoïsme qui semblait être ancré dans son esprit depuis toujours. L’intelligence qui l’habitait s’y trouvait également et, il réalisa assez facilement que son ennemi favori avait dévié son geste au dernier moment pour ne pas lui ébouriffer les cheveux. Sans le vouloir, le plus jeune hocha doucement la tête. La réaction de l’autre n’était pas stupide, loin de là. Rain lui-même était sûr qu’il l’aurait frappé s’il avait osé le toucher. Pire, lui mordre la main au sang. Cette école lui donnait beaucoup de libertés au sujet de son comportement, au final. Bien que, chez lui en Angleterre, il se battait, de façon fréquente, avec ses frangins. Et aucun des quatre n’étant un enfant de cœur, les bagarres n’étaient pas des plus sympathiques. Le génie n’hésitait pas à pousser son cadet dans les escaliers ou bien à frapper les deux autres. Avoir quatorze ans ouvre la porte à toutes les bêtises possibles, que voulez-vous.

    Sa mère, hein ? Les lèvres du garçon ne s’étirèrent ni en une grimace ni en un sourire moqueur. Cela n’aurait pas convenu à la situation. Sans compter que, dans son cœur, il n’avait ni dégoût ni joie. Plutôt de l’agacement. Une incapacité à comprendre que Salem, qui n’était pas aussi fragile qu’il en avait l’air, puisse s’être laissé faire comme ça. Qu’on ait pu le marquer sans qu’il ne le dise à personne ou bien qu’il se défende. Le Nasteen, malgré son intelligence, n’était pas en mesure de comprendre cela. Pourtant, il se garda bien de signaler ce qu’il pensait à son rival. Ce dernier semblait bien trop pris dans ses propres pensées par ailleurs. Les souvenirs peuvent faire mal. Ils peuvent détruire ce que vous possédez de plus beau et réduire en miettes tous les bons instants pour ne laisser que la douleur à leur place. Cela, depuis sa chute, le gamin le voyait un peu plus qu’avant. Surtout lorsqu’il se réveillait en pleine nuit à force de revivre la scène. Cependant, son cas était un événement isolé. Rien à voir avec quelque chose de répété.

    Se levant, assez brusquement, par ailleurs, le plus jeune se plaça devant Snake. C’était bien la seule position dans laquelle il pouvait se vanter de le dépasser par ailleurs. Cet insupportable allumé aux sourires presque aussi faux que ceux de son jumeau... Ses mains se placèrent sur celles du blond et il se pencha pour souffler dessus, assez doucement. Pour le réchauffer. Aucune pitié ne se lisait dans son regard. Juste une pointe de colère et de lassitude. Peut-être que, pour une fois, se battre n’était pas la solution. Sans compter que hurler pour s’expliquer ne marcherait pas non plus, puisque sa voix l’avait lâchement abandonnée. Après avoir vérifié que les doigts de son vis-à-vis semblaient réchauffés, le garçon retourna s’asseoir, ramenant ses genoux contre lui. Sans regarder le Cohary, qui ne semblait, de toute manière, pas être fanatique du contact visuel pour le moment, il attrapa de nouveau l’une de ses mains et commença à tracer sur la paume de son aîné, comme les fois précédentes. Quoique plus lentement.

    Ne t’excuse pas.

    On sentait à la façon dont il enfonçait presque ses ongles un peu trop long dans la paume de l’autre que ce n’était pas une phrase dite pour réconforter et qui ne comportait pas la moindre once de compassion. Non, c’était fait pour le ramener à la réalité, lui dire de ne pas se laisser abattre comme ça parce que cela lui semblait ridicule. Clound ne gagnerait sans doute jamais un quelconque prix de camaraderie. Pourtant, à cet instant précis, son souhait était simplement d’aider l’autre à revenir à son état normal. Et, si possible, pas le faux. Il voulait juste… Etre aux côtés de Salem. Le comprendre. Lui tirer la langue et lui foutre une gifle en lui disant qu’il n’était qu’un demeuré. Il se retint d’appliquer ses dernières idées, heureusement.

    Tu es toujours Snake, à mes yeux.

    Phrase trop longue, le retour. Au vu de l’application offerte par Rain lors du tracé cela était cependant parfaitement compréhensible. Comme quoi, monsieur était capable de faire des efforts lorsqu’il le souhaitait. Dégageant sa main de celle du blond, le sale gosse posa son menton sur ses genoux en laissant un soupir franchir ses lèvres. Le froid était toujours aussi mordant. Peut-être qu’il faisait écho à leurs cœurs après tout. Sans tourner la tête vers celui qui le dépassait de quelques ridicules centimètres, Clound tendit une main et ébouriffa les cheveux du blond. Pas affectueusement. Sans lui faire mal non plus. Juste comme ça. Ce n’était pas un si grand pas en avant, entre eux. Le lendemain, le cadet recommencerait à se montrer enfantin et insupportable, à lui tirer la langue et à ne laisser aucun répit à l’autre dès qu’il le croiserait. Mais, en y réfléchissant bien, quelques heures de paix, c’était déjà ça, non ?
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Salem Gray
Salem Gray

Identifiant Joueur
Âge: Eighteen Years Old.
Sexe: Hermaphrodite.
Localisation: On the Seaside.
MessageSujet: Re: "You're fake and I'm an annoying brat. Let's play!" {PV Snake} Mar 10 Mai - 12:15

    Dans l’esprit du garçon, ce souvenir ne sera jamais flou. Il n’oubliera jamais les moindres détails. Londres, durant un doux mois d’avril. Après plusieurs semaines d’absences, le petit enfant aux yeux turquoise, âgé de neuf ans, saute dans les bras de sa mère. Sa tante lui a expliqué que sa maman était malade, qu’elle avait besoin de repos. A l’époque, il ne comprenait pas pourquoi elle parlait d’hôpital psychiatrique. Alors, il est allé vivre à la capitale quelques temps. Mais l’absence de sa mère fut une dure épreuve pour lui, très peu habitué à être séparé de sa génitrice. De vilains cernes se dessinent encore sous les yeux de sa maman, alors l’enfant la couvre de bisous pour lui exprimer toute sa joie de son retour. La femme sourit. Ils rentrent ensemble, chez eux, à Liverpool. Le gosse retrouve enfin sa maison qu’il aime tant. Le reste de la journée se passe sans encombre, comme un retour après de longues vacances. Mais le soir, après le repas, l’enfant renverse une assiette en voulant débarrasser. Il s’excuse, auprès de sa mère qui attrape déjà un balai. Dans un élan de culpabilité, il s’agenouille par terre pour ramasser les morceaux à la main. Il se coupe, se mord la joue pour ne pas pleurer. Sa mère cri, lui disant de ne pas rester là. Il s’excuse, encore. Les petits yeux se lèvent vers la femme : ses mains serrent étroitement le manche en bois, son visage se déforme en une grimace haineuse, des larmes coulent sur ses joues. Ne comprenant pas, le gosse se relève en se rapprochant, la main tendue pour être rassuré. « Mum… ? » Trop tard, le coup est déjà partit. La main et le poignet de l’enfant le lance. Violence. « N’approche pas de moi !! »

    Dans un sursaut à peine perceptible, Salem relève les yeux. Rain se tient devant lui, ses mains sur les siennes. Et les lèvres légèrement entrouvertes, il souffle avec douceur pour réchauffer les doigts. L’adolescent n’en croit pas ses yeux. Est-ce la température ambiante qui lui donne des hallucinations ou est-il toujours perdu dans les tréfonds de son subconscient ? Pourtant, le souffle du Nasteen est nettement ressenti, avec ce petit halo de buée qui s’échappe dans l’atmosphère. Et les mains se réchauffent, petit à petit. Et une certaine chaleur trouve naissance dans la poitrine de Blondie, brisant la glace étreignant son cœur. Un minuscule sourire naquit sur les lèvres du plus âgé, alors que le cadet se rassoit à sa guise. Dommage que Rain rate, pour une fois, un rictus aussi sincère.

    Une fois de plus, les doigts du brun tracent des mots au creux de la paume. Même si les termes ne sont pas prévus à cet effet, et cela se sent par le dessin des lettres avec les ongles un peu trop long, il y a quelque chose de réconfortant dans leur emploi. C’était toujours rassurant, dans le fond, quand quelqu’un vous dit de ne pas vous excuser, exprimant ainsi le fait que vous n’avez commis aucune faute à ses yeux. Et Salem est ce genre d’utopiste, certain qu’un jour il gagnera pleinement l’amitié de Clound. Comme si cela était possible ! Il devrait déjà être flatté d’être considéré comme l’ennemi numéro un de l’insolent garçon.

    Tu es toujours Snake, à mes yeux.


    Les mots prononçaient muettement, le froid, ce soupire. Cette main qui balaye la chevelure blonde, sans douceur et assez nerveusement. Rain aura beau dire tout ce qu’il veut, se justifier de ses actes en donnant des coups et en tirant sa langue vulgairement percée, mais les faits sont là. L’attention portée à Blondie était très nette ! Après tout, pourquoi s’enquiller d’un geste si inutile ? Le Cohary n’en revenait pas. Il resta d’ailleurs là plusieurs minutes, le dos de la main toujours posé sur le banc, les yeux turquoise fixant de profil ce sale gosse, l’air ahuris. Salem était le genre de personne à toujours rechercher le moindre signe d’affection, comme un chat qui viendrait se frotter contre votre jambe pour avoir des caresses. Il crut un instant ne pas pouvoir se retenir de se pencher et frotter sa joue contre la chevelure brune du cadet en ronronnant. Mais restant réaliste, il se ravisa sans tarder, à l’idée des futurs coups que lui infligerait Clound pour cet affront.

    Sa tête se pencha en arrière, l’adolescent étreignit son torse de part et d’autre avec ses bras. Et il ria, aussi simplement, de bon cœur. Le Nasteen allait surement le prendre pour un fou, à partir dans un éclat de rire aussi violent ; la bêtise naturelle de Blondie serait le premier facteur, puis le froid, qui aurait gelé son cerveau. Pourtant, c’était avec plaisir et sincérité que Salem exprimait sa joie. Sans réellement le vouloir, le cadet l’avait consolé, l’avait ramené au présent et avait effacé de son esprit toutes pensées néfastes. Et rien que pour ça, il était reconnaissant et nourrit une adoration un peu plus poussée pour l’autre. Quelques larmes de joie se déversèrent sur le visage maintenant éclatant de l’ainé, alors qu’il les essuyait avec la manche de son manteau, un sourire toujours aussi franc sur les lèvres.

    Soudainement, pris dans l’euphorie de la situation, Salem se pencha sur le côté et enlaça Rain, du dos à ses genoux rabattus contre son torse. Il riait toujours, comme un imbécile heureux, la joue collait à celle de son cadet. Ses pommettes, rosies par le froid et par l’afflux de sang dû à ses gloussements répétitifs, le faisait presque ressembler à une fille. D’ailleurs, dans l’agitation, l’élastique attachant ses cheveux avait glissé et quelques mèches blondes vinrent caresser le bout du nez de Rain. Sans crier gare une nouvelle fois, Blondie se pencha sur le visage du sale gosse et embrassa ses lèvres, quelques instants à peine. Un simple kiss de reconnaissance. Il a afficha un air satisfait et renchérit :

    « Tu es trop mignon, Rainy ! »

    Et voilà comment signer son arrêt de mort en l’espace de trois secondes.

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Rain Clound
Rain Clound
MessageSujet: Re: "You're fake and I'm an annoying brat. Let's play!" {PV Snake} Lun 23 Mai - 0:09

    [Je suis navrée de ne pas avoir répondu plus tôt.]

    Le mensonge était généralement leur allié commun, celui qui leur permettait de s’affronter comme ils le faisaient, en permanence. Pour ne pas dire que Rain ressentait une certaine jalousie envers ce jeune homme qui laissait échapper des choses fausses encore plus facilement que lui-même. Cela se trouvait être une sorte de crime, toute personne désirant être meilleur que le prince ne méritait que d’avoir sa tête tranchée par une hallebarde, ou toute autre arme pouvant servir à cet effet. La vérité offrait deux émotions au Nasteen. Tout d’abord de l’incompréhension, parce qu’il était incapable de se laisser aller à une quelconque sincérité, quoiqu’il fasse, sauf avec quelques personnes bien précises, comme sa famille, mais cela était différent. Et la colère ensuite. Parce que Snake n’aurait jamais du se montrer aussi faible devant ses yeux. C’est comme si leur pacte muet de rivalité avait été balayé du revers de la main. Certes, il y avait contribué mais il restait que cela lui paraissait improbable. Pourtant, outre le soupçon de noirceur qui perdura une poignée de secondes dans son regard, il ne fit rien. Aucune remarque acide, aucun coup porté par ses mains enfantines. Le gamin se contenta de détailler son aîné, d’observer les larmes, de n’entendre plus que le rire. Et, sans comprendre pourquoi, il laissa l’ombre d’une expression semblable sur ses lèvres. Cela ne dura heureusement pas. Ca aurait ruiné sa réputation.

    A aucun instant Clound ne réalisa que c’était lui qui avait provoqué le changement et ramené l’autre dans la réalité. Il l’avait arraché de son monde avec des paroles qu’il avait pensé bien que leur but n’était pas la gentillesse ni l’absolution. Voir son ennemi se perdre dans son propre esprit l’avait effrayé, en un sens. Après tout, il n’était qu’un gosse de quinze ans, cela pouvait se comprendre. Ce jour-là, sa vision de Salem avait légèrement changé. C’était comme si, d’une simple colère dénuée de sens, il ressentait à présent envers lui une rivalité plus juste, basée sur un soupçon de respect et d’agacement. Rien à voir avec la pitié, cependant.

    L’étreinte l’étonna. Le corps contre le sien était doux, chaud. Ce qui ne l’empêcha pas d’avoir envie de le frapper, de lui tirer la langue. Il ne réalisa que sa seconde idée, quelques secondes avant de sentir quelque chose contre ses lèvres. La sensation ne dura qu’un instant. Cela fut suffisant pour teinter ses joues de rouge et lui faire cligner les yeux. Son attitude était très différente lorsqu’on l’embrassait que lorsque c’était lui qui réalisait le geste. Par contre, la phrase suivante prononcée par le Cohary lui remit les pieds sur terre et sa main se leva, donnant un léger coup dans l’épaule de l’autre, sans beaucoup de force. Quel enfoiré, ce Snake. Toujours à profiter de sa pauvre personne. Rain n’alla cependant pas plus loin. Aucun reproche ne fut inscrit dans la paume de l’autre. Au lieu de cela, il se contenta d’attraper l’élastique qui était tombé. Se mettant à genoux sur le banc, il tira une brosse à cheveux de sa poche et coiffa son aîné, sans lui demander son avis. Ses gestes étaient encore assez calmes et un air concentré se voyait sur son visage. Il lui rattacha les cheveux puis rangea sa brosse en songeant qu’il avait bien fait son travail.

    Se levant alors du banc, le plus jeune resta un moment à ne rien faire, détaillant simplement son aîné. Blond, stupide, pénible, agaçant, insupportable. Les mots valsaient dans son esprit comme toujours. Cela le rassura, de savoir que les choses n’avaient pas tant que ça évolué entre eux. Après tout, n’était-il pas son meilleur ennemi ? C’était la relation qu’il désirait maintenir entre eux. Une amitié aurait été impossible de toute manière ; une absence de points communs ne permettait pas cela. Se rapprochant un peu, il laissa ses doigts glisser sur les joues de Salem, lentement, avec un air posé sur ses traits. Puis, sans avertissement, le sale gosse tira brutalement les joues de son aîné, assez pour lui faire légèrement mal mais sans plus, pour ensuite lui tirer la langue. Ce môme ne grandirait jamais décidément. Il s’écarta assez rapidement, désirant éviter de quelconques représailles, et fit signe à l’autre de rester sur le banc, sans bouger, pour partir en marchant assez vite, l’abandonnant là sans plus d’explications. Histoire de prouver qu’il comptait revenir, il avait retiré sa veste, la laissant sur le banc, au cas où ses gestes n’auraient pas été assez clairs. Ca lui arrivait parfois, de mal s’exprimer. La plupart du temps, ses deux meilleurs amis lui reprochaient d’ailleurs de ne pas refaire les gestes plusieurs fois pour être sûr qu’on le comprenne bien. Rain, lui, estimait qu’il faisait déjà de son mieux, ce qui n’était pas le cas.

    Une dizaine de minutes plus tard, le Nasteen revint, marchant plus lentement qu’à son départ et tenant une tasse dans chacune de ses mains. Sans être maladroit, il ne se faisait guère confiance et cela se voyait à la manière dont il prenait son temps. Deux tasses de chocolat chaud, qu’il avait été acheté avec son argent dans une boutique du coin. En repartant, les deux jeunes gens auraient à passer pour rendre les tasses, parce qu’elles n’étaient pas offertes par la maison. Dans l’esprit de Rain, ce travail des plus simples reviendrait à son aîné, lui n’avait guère envie de refaire le chemin dans le sens inverse. Il faisait trop froid pour ça. En silence, comme toujours, le jeune garçon reposa son corps sur le banc et tendit sa tasse à Snake sans le regarder. Et s’il n’aimait pas ça ? Eh bien il n’avait qu’à retourner jouer au suicidaire dans la fontaine, ce n’était pas son problème. Serrant ses mains autour de sa propre tasse, qui lui réchauffait agréablement les doigts, le gamin souffla doucement dessus, histoire de ne pas se brûler la langue lorsqu’il déciderait de boire. Cela aurait été assez horrible. Surtout que depuis qu'elle était percée, il avait l’impression que de se brûler faisait deux fois plus mal qu’avant. Un léger soupir s’échappa de ses lèvres. Peut-être que, de façon inconsciente, le plus jeune tentait de s’excuser pour avoir amener un sujet aussi sensible dans la conversation de plus tôt. Quoique non, ce n’était pas son genre. La peine de l’autre, il s’en fichait, voilà tout.
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MessageSujet: Re: "You're fake and I'm an annoying brat. Let's play!" {PV Snake}

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"You're fake and I'm an annoying brat. Let's play!" {PV Snake}

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